Dimanche toute la journée avait lieu l’événement Yomni Québec au quai des Cageux.

Le yoga bénéfique pour les femmes atteintes d’un cancer du sein

Le diagnostic d’un cancer du sein vient avec son lot de stress, de peurs et d’angoisse. Il force à changer de quotidien, à diminuer le rythme de vie. La pratique du yoga peut aider les patientes à s’y retrouver.

Plusieurs recherches et données probantes démontrent que le yoga apporte beaucoup d’aspects bénéfiques pour le corps et l’esprit des patientes atteintes de cancer. La Fondation du cancer du sein a même sa branche d’activité complètement dédiée à cette pratique. 

«J’ai combattu un cancer du sein l’an passé. J’ai découvert le yoga à ce moment-là, je voulais chercher des outils pour mieux gérer mon stress, et ça m’a beaucoup aidé. Quand j’avais essayé avant, je trouvais ça toujours plate le yoga. J’étais peut-être plus dans la performance et je trouvais que ça ne bougeait pas assez. Ça change avec la maladie. Juste de voir les bienfaits que ça a sur notre mental et sur notre corps, c’est incroyable», témoigne Marie-Claude Trudel, survivante du cancer.

Aujourd’hui, Mme Trudel pratique le yoga tous les jours. Bien qu’elle soit guérie, elle doit prendre des médicaments pour diminuer le risque de récidives, et ceux-ci font en sorte qu’elle ressent beaucoup de raideur dans ses articulations.

«Je le pratique tous les matins, pour mieux commencer ma journée. Si je ne le fais pas pendant trois ou quatre jours, juste me revirer dans le lit peut être pénible. Ça me calme, ça me recentre et c’est vraiment un moment pour soi. On ne peut pas pratiquer le yoga et avoir la tête ailleurs, on est vraiment dans le moment présent», ajoute-t-elle.

Marie-Claude Trudel, survivante du cancer du sein, et Myriam Fillion, kinésiologue, lors de l’événement Yomni Québec

Faire face à la maladie

Dimanche toute la journée avait lieu l’événement Yomni Québec au quai des Cageux. Il s’agit d’un événement rassembleur de yoga qui permet d’amasser des fonds pour la cause de yoga oncologie, une branche du programme Ma Santé Active de la Fondation. La journée se veut aussi une manière de sensibiliser les gens sur l’impact que peut avoir le cancer du sein dans la vie des femmes qui en sont atteintes, et surtout les impacts sur le corps. Il devient primordial de prendre soin de sa santé, et c’est le message que Yomni Québec souhaite passer.    

«Il y a des données pour les impacts que le yoga a sur la gestion du stress, la gestion de la douleur, mais aussi sur la capacité à faire face à la maladie. Ça génère beaucoup d’anxiété le cancer, ça signifie un arrêt d’activités et tu dois diminuer ton rythme, puis c’est dur à accepter au niveau psychologique, en plus de tous les traitements qui s’en viennent. C’est un monde inconnu. Le yoga permet d’avoir un impact majeur sur l’aspect psychologique. C’est démontré que les femmes qui pratiquent le yoga font face à la maladie de manière plus positive», indique Myriam Filion, kinésiologue spécialisée en oncologie à la Fondation et instigatrice du programme de kinésio-onco Ma Santé Active.

Les fonds amassés lors de telles activités permettent à la Fondation d’offrir des cours gratuits de yoga aux patientes. Jusqu’à maintenant, le programme de yoga oncologie a investi plus de 12 000 $ pour donner 578 séances de yoga gratuites pour les patientes partout au Québec.

«Le yoga est une porte d’entrée vers l’activité physique, ça vient allumer une flamme pour adopter de saines habitudes de vie et c’est ça que l’on promeut d’abord. Le yoga c’est une pratique et ça reste dans la sphère de l’activité physique. On sait que pratiquer une activité physique de façon régulière diminue les risques de développer un cancer du sein de 25 %», exprime aussi Mme Fillion.