Le propriétaire des Bruins de Boston, Jeremy Jacobs, qui est également président du Bureau des gouverneurs de la Ligue nationale, n’a jamais caché qu’il doutait fortement du retour de Québec dans la LNH.

Le proprio des Bruins en remet contre Québec

Jamais un grand partisan du retour de la LNH à Québec, l’influent propriétaire des Bruins de Boston, Jeremy Jacobs, en a remis une couche, mercredi, en marge de la conférence de presse de fin de saison de son équipe.

«Québec a de gros défis, pour le dire gentiment», a-t-il d’abord lancé, lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi la ville était mise de côté lors des processus d’expansion. «Regardez le niveau de revenu, regardez la population. Il n’y a pas de marché plus petit. Ils devront se distinguer d’une autre façon.»

Jacobs a ensuite comparé Québec à Houston, perçue comme la prochaine destination potentielle de la LNH, après Seattle. «Regardez Houston : le cinquième plus gros marché en Amérique du Nord, contre le 105e, disons. Ils ont une situation différente [à Québec]. Économiquement, ils ont des défis. Ils n’ont tout simplement pas les chiffres. Mais il y a des amateurs enthousiastes là-bas, il n’y a aucun doute», a-t-il affirmé.

Le même journaliste lui a ensuite demandé si la meilleure chance pour Québec d’obtenir une franchise était le déménagement d’une équipe déjà existante. «Je n’ai pas d’opinion là-dessus. Et si j’en avais une, je ne la partagerais pas», a-t-il dit en souriant.

Bons mots pour Bettman

Jacobs est le président du Bureau des gouverneurs de la Ligue nationale, ce qui en fait l’une des personnalités les plus influentes du monde du hockey. Il avait déjà mentionné, il y a quelques mois, ne pas voir de possibilités d’expansion dans l’est, torpillant certains espoirs entretenus par des amateurs de hockey de Québec.

Mercredi, il a aussi profité de la tribune pour vanter le travail du commissaire Gary Bettman, en poste depuis 1993. «Je pense qu’il est le plus fort des commissaires de toutes les ligues. On ne peut pas travailler plus fort que lui, a-t-il souligné. Je ne pourrais pas faire ça et m’en tirer avec ma femme. Je ne sais pas comment il fait, mais il le fait. […] Je crois qu’il a fait augmenter la valeur de toutes les franchises et qu’il a amélioré le produit.»

Les Bruins ont quant à eux connu une étonnante saison, récoltant 50 victoires et 112 points, leur meilleure performance depuis la campagne 2013-14. Leur parcours éliminatoire a toutefois été trop court au goût des dirigeants. Boston a été renversé en cinq rencontres par le Lightning de Tampa Bay en deuxième ronde. «On a effectué de grands pas cette année avec nos succès en saison régulière. Évidemment, on n’a pas fait ce qu’on pensait pouvoir faire en séries, mais je pense que notre style de jeu a été très excitant», a commenté le président de l’équipe, Cam Neely.