La famille Barrette aurait pu passer le temps des Fêtes sans leur jeune fils, Arnaud, sans l’intervention rapide de deux policiers.

Le petit Arnaud sauvé après trois arrêts cardiaques

Maxime Barrette et Cynthia Roussel en sont persuadés. Sans l’intervention rapide de deux policiers de la MRC des Collines-de-l’Outaouais, le couple de Gatineau aurait passé les Fêtes à pleurer leur jeune fils.

Le petit Arnaud, 2 ans, faisait un pique-nique avec ses parents dans le parc de la Gatineau, à Chelsea, le 11 août dernier. Tout se déroulait pour le mieux jusqu’à ce qu’il commence à se plaindre de maux de ventre.

« On a essayé de le calmer et de le rassurer, mais il n’y avait rien à faire. Quand il a dit “je veux aller à la maison”, on savait qu’il y avait quelque chose d’anormal », raconte Maxime Barrette.

Lorsque sa mère l’a pris dans ses bras pour le réconforter, elle s’est rendu compte qu’il était « pesant et mou ».

« Quand je l’ai regardé, il était gris. On a appelé l’urgence immédiatement », poursuit le père.

Arnaud venait de faire un arrêt cardiaque. À peine quelques minutes plus tard, les agents Alexandre Tessier et Jérémie Robitaille sont arrivés sur les lieux pour porter secours à la jeune famille.

« Ils ont tout de suite commencé les procédures de réanimation. Ils ont dû le réanimer deux fois en 20 ou 30 minutes. »

Arnaud a ensuite été transporté à l’hôpital de Hull avant d’être transféré d’urgence au Centre hospitalier pour enfant de l’est de l’Ontario (CHEO). Sur place, il a été plongé dans un coma artificiel. Après avoir passé une batterie de tests, les médecins ont annoncé la mauvaise nouvelle aux parents. Arnaud venait de faire un troisième arrêt cardiaque dans la même journée. Il devra passer sous le bistouri.

Le petit Arnaud Barrette en compagnie de la peluche que lui ont offert les deux policiers qui lui sont venus en aide quelques mois plus tôt.

« Le chirurgien nous a dit que soit son aorte avait éclaté ou qu’elle s’était dilatée et que ça avait comprimé quelque chose dans son cœur. Il fallait qu’il aille voir pour déterminer la cause exacte. Il nous a dit qu’il y avait entre 65 % et 75 % des chances qu’Arnaud ne s’en sorte pas vivant. C’est comme si tu me disais : “prend un paquet de cartes et pige un cœur, sinon il meurt”. »

Après une longue nuit stressante ponctuée de cauchemars, les médecins avaient enfin de bonnes nouvelles pour les parents.

« À 5 h du matin, le chirurgien est venu nous voir pour nous dire que l’opération avait marché. Ils lui ont installé un défibrillateur et une aorte synthétique pour prévenir que ça dilate à nouveau. »

Arnaud, tout comme son père, souffre du syndrome de Marfan, une maladie génétique qui fragilise les tissus conjonctifs.

« Il pourrait développer des problèmes avec les os, avec les yeux et le système cardiaque. Ce qu’Arnaud a vécu, ça aurait pu m’arriver. »

Visite surprise des policiers

À l’aube de la période des Fêtes, le 17 décembre, un premier cadeau de Noël attendait la famille Barrette. Les agents Tessier et Robitaille, qui ont sauvé la vie d’Arnaud, sont venus lui rendre une petite visite.

« Ils voulaient faire une surprise à Arnaud et prendre de ses nouvelles. Ils nous ont dit que c’est pour ça qu’ils se sont enrôlés dans la police, pour sauver des vies. Ce côté humain là m’a beaucoup touché », se rappelle Mme Roussel.

« C’était la première fois qu’on les revoyait. Ils ont montré la voiture de police à Arnaud. Ils lui ont donné un toutou. Il aime ça. Ils ont été très sympathiques et humains. »

Les agents Robitaille et Tessier ont rendu une visite surprise au petit Arnaud, quelques jours avant Noël.

Maxime Barrette et Cynthia Roussel ont aussi pris le temps de souligner le travail exemplaire de ces deux policiers.

« Ils ont été extrêmement modestes. Ils ont répété qu’ils ont seulement fait leur travail. Ils ont banalisé la chose, mais pour nous ça représente beaucoup. Ça représente la vie, littéralement. »