Le partage de porno juvénile interdit, même dans un but de dénonciation

Même si les intentions sont bonnes, dans un but de dénonciation, par exemple, le partage de pornographie juvénile est passible d’une accusation criminelle. La police de Gatineau a voulu le rappeler, vendredi matin, après avoir ouvert une enquête pour cette raison.

«Nos policiers ont dû mener une enquête concernant deux dossiers de ce type au cours des derniers mois», explique l’agente Andrée East, de la police de Gatineau.

La première chose à faire, en prenant connaissance de matériel du genre, est d’appeler la police.

Le partage demeure criminel, même si le but est de lutter contre le phénomène.

«Les personnes visées par ces enquêtes auraient partagé à des proches un fichier contenant de la pornographie juvénile pour manifester leur dégoût par rapport aux images présentées ou pour les mettre en garde contre les dangers auxquels les enfants peuvent être exposés. Elles auraient ensuite supprimé ledit fichier de leur ordinateur», précise la porte-parole.

La police de Gatineau demande à la population de l’appeler, en cas de découverte de pornographie juvénile. Il s’agit de conserver temporairement le fichier jusqu’à l’arrivée des policiers, et le supprimer seulement après avoir reçu leur autorisation.