Le niveau de la rivière Magog à la hausse

La pression des lacs Memphrémagog et Magog force les autorités à augmenter de façon importante le débit du barrage Rock Forest. Résultat: le niveau de la rivière Magog à Sherbrooke est à la hausse.

On ne prévoit pas que plusieurs maisons riveraines seront inondées. On a distribué des sacs de sable chez un citoyen dont la maison risque d’être la plus menacée par les eaux.

Hydro-Sherbrooke et l’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC) ont tenu un point de presse à ce sujet mercredi avant-midi. On souhaitait rassurer la population.

«Le lac Magog est au maximum. Nous avons donc décidé d’ouvrir le barrage Rock Forest au maximum à 10 h. On ne sait pas encore quel sera le niveau maximum de la  rivière», a expliqué Christian Laprise, directeur d’Hydro-Sherbrooke.

«C’est une situation exceptionnelle. Nous sommes aux aguets. La gestion se fait d’heure en heure. Les points les plus sensibles se situent entre les barrages Rock Forest et Drummond. Tous les barrages sont ouverts au maximum depuis quelques jours, sauf celui de Rock Forest qui lui retient le lac Magog.»

Quand on a ouvert ce barrage, situé près du village de Rock Forest, on a remarqué une légère crue du niveau de la Magog, mais il est redescendu par la suite, ajoute M. Laprise.

On a fait appel à l’OMSC. Des messages automatiques ont été effectués chez les riverains qui sont plus à risque de voir l’eau monter rapidement, explique Stéphane Simoneau, coordonnateur de l’organisation.  

«Une résidence est située au niveau de l’eau. Nous avons pris des mesures pour la protéger. Pour les autres, on a un pied ou deux de marge de manœuvre», dit-il.

«C’est une nécessité. Hydro-Sherbrooke doit laisser passer l’eau. Nous sommes donc en prévention. Nous assistons les gens du secteur. Nous allons arriver à des limites que nous avons rarement atteintes. Ça peut susciter des interrogations.»

Christian Laprise et Stéphane Simoneau

Une trentaine de résidences sont visées par les appels automatisés, ajoute M. Simoneau. Les autres riverains n’ont pas à craindre la crue soudaine, mais les personnes inquiètes peuvent communiquer avec le service de protection des incendies qui pourra aller constater sur place.

«On peut prévoir les manœuvres, ce qui fait qu’on peut évaluer qui sera touché  ou non, car il y a une quantité maximale d’eau qui peut passer dans les barrages», note-t-il.

«La Saint-François est en baisse, mais on peut prévoir qu’il y aura des remous dans les prochains jours.»

Cet état de veille dura encore quelques jours, précise M. Laprise.