Régis Labeaume assure avoir su seulement après le scrutin du 5 novembre que le gouvernement du Québec était prêt à financer un projet de tramway.

L’appui de la CAQ au tramway réjouit Labeaume

Le maire de Québec se réjouit que «la valeur intrinsèque du projet fasse l’adhésion».

«Que les trois partis d’opposition soient d’accord, ça veut dire quelque chose pour nous», a lancé Régis Labeaume mardi au lendemain de la décision de la Coalition avenir Québec (CAQ) de donner son aval au projet de tramway. Il était le seul parti politique provincial à ne pas s’être encore prononcé depuis le dévoilement du projet vendredi.

«On cherche l’adhésion, c’est ben sûr, ajoute-t-il. On les a rencontrés [les formations politiques]. Ils ne le font pas au pif. Ils comprennent le projet. Leur prise de position est basée sur quelque chose de solide», explique le maire.

Cette adhésion, il devra aussi l’obtenir du plus grand nombre de citoyens. Un plan de communication est déjà préparé, mais M. Labeaume n’a pas voulu en dévoiler les grandes lignes. Chose certaine, il tentera d’être présent lors des neuf séances de consultation publique prévues : quatre par la Ville et cinq par le Réseau de transport de la Capitale.

«Je n’ai pas pu aller publiquement avec le SRB parce que je ne savais pas si mon partenaire allait embarquer. On ne peut pas communiquer quelque chose qui ne marchera pas», rappelle-t-il, à propos du défunt projet de 2017 abandonné par Lévis parce que jugé trop coûteux.

Cette fois, il compte faire la démonstration auprès de la population que les choix retenus pour le réseau structurant de transport en commun sont les meilleurs. «On va leur expliquer pourquoi on fait telle chose et pourquoi on ne fait pas telle autre chose.»

Le maire ne savait pas

Attaqué depuis des mois par le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, d’avoir dissimulé ses intentions durant la campagne électorale sur la nature de son réseau structurant, Régis Labeaume assure avoir su seulement après le scrutin du 5 novembre que le gouvernement du Québec était prêt à financer un projet de tramway.

«Tout le monde pense que j’ai caché quelque chose. Avant élection, j’ai vu le premier ministre Couillard, mais il n’y avait pas de projet. Le tramway, c’est Proulx qui l’a relancé», explique-t-il, à propos du ministre Sébastien Proulx, nommé responsable de la Capitale-Nationale le 11 octobre. Les deux hommes ont eu des discussions à ce sujet après l’élection.

«Si j’avais eu ce projet-ci durant la campagne, je l’aurais présenté à la population. Et quand on a parlé contre le tramway de Mme Guérette [Démocratie Québec], c’était parce que c’était seulement un trajet en haute ville. Il ne fallait pas que le projet soit dénominatif par son mode, il fallait parler d’un réseau», fait-il valoir.