Ces dernières semaines, les messages anticapitalistes sur des murs de propriétés privées et dans des vitrines de commerces se sont multipliés dans la capitale.

Labeaume peu ému par les graffitis anticapitalistes

La prolifération de graffitis anticapitalistes dans les rues de Québec et les imminentes manifestations contre le Sommet du G7 n’émeuvent pas le maire de Québec, qui pense davantage au «bénéfice» de l’évènement qu’au casse-tête qui vient avec.

«On ne peut pas dire qu’on est absolument surpris», a lancé Régis Labeaume mardi matin, en marge de l’annonce du début des travaux d’agrandissement du centre communautaire des Chutes.

Il commentait la multiplication, ces dernières semaines, de messages anticapitalistes sur des murs de propriétés privées et dans des vitrines de commerces de la capitale. «Le problème, là-dedans, c’est toujours de prendre les gens sur le fait.»

M. Labeaume refuse de dire que Québec devient une «cible» à la place de La Malbaie, ville charlevoisienne où aura lieu le G7, mais qui sera pratiquement interdite d’accès les 8 et 9 juin.

«On va y aller plus mollo dans les termes, en tout cas moi c’est ma responsabilité. Bien sûr, tous les journalistes seront à Québec alors ceux et celles qui voudront protester tenteront pas de le faire aux Escoumins. Je pense pas qu’ils vont aller à Tadoussac. On s’attend à ce qu’ils viennent à Québec parce que la presse y est. Les gens qui veulent faire des démonstrations veulent s’assurer que c’est bien couvert et idéalement diffusé sur la terre entière. On les comprend, c’est ce qu’on appelle la démocratie», a-t-il développé.

«À chaque G7, il y a des démonstrations alors il n’y a rien de nouveau là-dedans. Moi j’y vois au total surtout un bénéfice. (…) La terre entière est ici. Ces journalistes pour beaucoup arrivent quelques jours avant et font ce qu’on appelle des features. Ils auront la possibilité de faire voir au monde entier la beauté de notre ville, les avantages de notre ville», a renchéri le maire.

M. Labeaume doit rencontrer cette semaine le sherpa du G7, Peter M. Boehm, et le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, pour faire le point sur les préparatifs. Mardi, il a fait référence aux achats de grenades lacrymogènes entérinés la semaine dernière par son administration et assuré qu’il réclamerait remboursement pour toutes les dépenses en lien avec la grande rencontre internationale.

Présent à la même annonce, le député fédéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound, a aussi vanté les retombées du G7. «Ça va mettre la grande région de Québec à l’attention du monde entier pendant cet instant et on va pouvoir être à même de constater la beauté de notre ville de par le monde, sa grande valeur», a-t-il déclaré.

Quant aux manifestations, «c’est légitime en démocratie et j’ai toute la confiance en la GRC, la police provinciale et la police de la Ville de Québec pour s’assurer que ça se passe de manière ordonnée le plus possible», a ajouté le libéral.