Policiers en action lors d'une manifestation dans le quartier Montcalm, à Québec, le 8 juin dernier

La Ville de Québec réclame 8,48 millions$ d’Ottawa pour le G7

La Ville de Québec a refilé une facture de 8,48 millions $ à Ottawa pour les frais encourus pendant la présentation du G7. C’est l’information fournie par le directeur de police de Québec, Robert Pigeon, jeudi, en marge de son passage devant le conseil municipal pour un plénier sur la police.

M. Pigeon estime que 73 % de ce montant soit environ 6,1 millions $ sont attribuables aux coûts de la sécurité incendie et de la police. «Ça comprend les salaires, le temps supplémentaire et l’acquisition de biens et de services», précise-t-il. 

Dans un document de l’exécutif de la Ville de Québec adopté mercredi, on y mentionne que «la nature et l’envergure de cet événement ont nécessité le déploiement de mesures de sécurité exceptionnelles par la Ville de Québec, afin d’assurer le maintien de l’ordre public et la protection de la population et des biens aux fins du Sommet».

Achat d’équipement

La Ville a aussi fait l’acquisition d’équipements. Ces achats ont été faits «selon les règles du programme de remboursement fédéral», ajoute le document. L’acquisition de biens et services personnalisés comme les casques de contrôle de foule utilisés et identifiés est remboursée à 100 %. Le matériel non personnalisé, par exemple des équipements informatiques, est remboursé à 50 %.

Toujours d’après ce sommaire, on comprend que la Ville devra assumer un minimum de 280 000 $ non remboursable sur l’ensemble des dépenses encourues. Il était impossible, jeudi, de détailler l’ensemble de la facture de 8,48 millions $. Le chef Pigeon pourrait donner des précisions pendant un point de presse prévu vendredi matin.

Policiers critiqués

Pendant les deux jours du Sommet les 8 et 9 juin, plusieurs groupes ont critiqué le travail policier. 

Gestes dangereux, arrestations sans motif apparent et propos injurieux. La Ligue des droits et libertés dressait un sombre bilan de comportements policiers observés contre les manifestants à Québec. 

Du même souffle, l’organisme a dénoncé la «mise en scène» de la zone de libre expression qui a entravé le droit de manifester à La Malbaie. On se rappelle que les tactiques policières employées ont empêché toute forme de manifestation, quasiment même avant qu’elle ne prenne naissance.

Le vandalisme redouté par les commerçants ne s’est pas produit. Cependant, la mauvaise publicité faite autour des risques de débordement pendant le week-end a fait fuir les touristes.

Maintenant, de nombreux propriétaires de commerces ont fait des réclamations à cause de la perte de revenus encourue pendant l’événement.

Aussi, des manifestants anti-G7 intentent des poursuites contre la Ville de Québec et le ministère de la Sécurité publique après leur arrestation et surtout leur incarcération en juin dernier.