Kevin Lapointe-Paquette connaîtra sa peine le 15 février prochain pour avoir agressé gratuitement un homme de 28 ans dans un bar de Sherbrooke.

La vie chamboulée d'une victime battue dans un bar

« Toutes les sphères de ma vie ont été affectées. Ça a amenuisé ma qualité de vie. »

La victime que Kevin Lapointe-Paquette a battue avec Éric Hayes au centre-ville de Sherbrooke en octobre 2017 a témoigné, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

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Violence gratuite dans des bars : 15 mois de prison pour Hayes

Le 26 octobre 2017, Lapointe-Paquette, Éric Hayes et un autre homme se sont présentés au bar Amnésia de la rue Wellington Sud.

En fin de soirée, de façon gratuite, le trio dont faisait partie Lapointe-Paquette a porté plusieurs coups à la victime qui a subi notamment des lacérations à la rate et au foie. Il a subi une fracture du nez et a dû manquer plus d’un mois de travail.

Hayes a frappé la victime au visage, mais Lapointe-Paquette a asséné plusieurs coups de pied au ventre.

Kevin Lapointe-Paquette a reconnu une accusation de voies de fait graves devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

« J’étais à ce bar parce qu’un ami voulait me présenter sa conjointe. Je n’avais jamais voulu aller à ce bar. Je n’aurais pas dû y aller, mais c’est le passé et je ne peux rien y changer. On m’a tapé sur l’épaule pour que j’arrête de regarder une personne. Je regardais un peu dans le vide en attendant mon ami et je ne fixais personne en particulier. Des coups ont suivi et j’ai perdu connaissance », a expliqué la victime de 28 ans au tribunal.

Ce dernier a passé cinq jours à l’hôpital.

L’homme qui ne connaissait pas ses agresseurs garde des séquelles physiques de cette agression.

« J’essaye de faire de l’activité physique, mais c’est difficile d’en faire sans douleur. Je ne peux plus courir. Je ne suis plus capable de jouer du drum, qui est ma passion. Ça me fait mal au foie. Je dois être moins actif. Je n’avais pas mérité ça. Je me mêlais de mes affaires », a rappelé la victime.

L’homme travaillait à deux endroits et a dû refuser des contrats lors du mois où il n’a pas pu travailler. Il évalue ses pertes en salaire à plus de 6000 $.

« J’ai dû demander de l’argent. Ç’a été difficile. Ma fierté en a pris un bon coup », signale la victime.

Au début des observations sur la peine le 8 janvier dernier, Lapointe-Paquette a mentionné au tribunal qu’il avait causé ces gestes alors qu’il était intoxiqué. À une réponse du tribunal concernant le fait que Hayes et lui étaient « des terreurs dans les bars », Lapointe-Paquette n’a pas nié.

L’homme de 24 ans affirme être abstinent des drogues dures depuis octobre dernier.

La procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier demande une peine de neuf mois de prison, alors que l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette réclame une peine de 90 jours discontinus avec 200 heures de travaux communautaires et un dédommagement de 1500 $ à la victime. La peine sera imposée le 15 février prochain.

Éric Hayes avait été condamné à 15 mois de prison dans cette affaire, alors qu’aucune accusation n’a été portée contre l’autre individu.

« Ça fait un an et trois mois que je vis avec des douleurs. Hayes a été libéré au bout de deux mois et Lapointe-Paquette pourrait écoper d’au plus neuf mois selon ce qui a été proposé. Je n’ai jamais rien demandé à personne et je me retrouve avec des séquelles importantes de la part d’individus que je ne connaissais pas », déplore la victime.

De nouvelles accusations seraient déposées contre Martin Letendre

De nouvelles accusations devraient être déposées contre Martin Letendre de Saint-Francois-Xavier-de-Brompton. L’individu de 59 ans est détenu depuis la semaine dernière à la suite de son arrestation en lien avec la pornographie juvénile. Son avocat Me Christian Raymond a expliqué au tribunal, lundi, qu’il attendait un complément de preuve et le dépôt de nouvelles accusations. Letendre a renoncé aux délais avant la tenue de son enquête sur remise en liberté le temps que la preuve au soutien des accusations portées contre lui lui soit divulguée. Le 17 janvier dernier, cinq chefs d’accusation en lien avec la pornographie juvénile ont été déposés contre lui. Des accusations de production de pornographie juvénile entre le 1er août 2018 et le 16 janvier 2019, d’avoir accédé à la pornographie juvénile et de possession de pornographie juvénile entre le 2 juin 2018 et le 16 janvier 2019 et deux accusations de distribution de pornographie juvénile ont été portées pour les 1er août et le 16 septembre 2018. Letendre a été arrêté à son domicile du 6e rang. Le matériel informatique saisi à son domicile est analysé par les policiers spécialisés de la Sûreté du Québec. Martin Letendre doit revenir devant le tribunal le 24 janvier prochain. C’est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public dans cette affaire. 

Une mère agresseure connaîtra bientôt sa peine

Près de dix mois après avoir reconnu des gestes d’agression sexuelle, une mère de Magog connaîtra la peine qui lui sera imposée.

Après avoir tergiversé sur un possible retrait de plaidoyers, la femme de 49 ans a finalement fixé les observations sur la peine le 25 janvier.

La victime tient à être présente pour cette étape des procédures.

La femme de 49 ans avait plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle sur sa fille entre le 1er janvier 2001 et le 1er décembre 2005.

L’accusée a comparu une première fois en décembre 2016 dans cette affaire. Elle ne peut être identifiée pour ne pas reconnaître la victime.

La mère de famille a profité des bains qu’elle donnait à sa fille pour poser des gestes à caractère sexuel. Le père de l’enfant était absent lors des gestes que la mère est accusée d’avoir commis.

Elle a fait des attouchements aux parties génitales de sa fille. La mère a notamment utilisé ses doigts et un bâton pour commettre les agressions. Les gestes ont été commis, alors que sa fille était âgée entre 4 et 5 ans.

La mère de famille s’est soumise à une évaluation psychiatrique au cours des procédures judiciaires. Des éléments de santé mentale sont présents dans le dossier, mais l’évaluation psychiatrique ne permettait pas d’en arriver à un verdict de non-responsabilité criminelle.

La victime a fait une déclaration aux enquêteurs de la Régie de police Memphrémagog alors qu’elle avait 18 ans. Divers interdits de contacts empêchent l’accusée d’entrer en contact avec la victime alléguée.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public dans cette affaire, tandis que Me Guy Plourde assure la défense de l’accusée.