La fusée Falcon 9 a détonné peu avant l’aube au au Kennedy Space Center, le même endroit où les fusées Apollo et autres navettes se sont envolées jadis.

La nouvelle capsule SpaceX devant accueillir des astronautes lancée

CAP CANAVERAL— La nouvelle capsule américaine destinée aux astronautes s’est envolée aux petites heures samedi vers la Station spatiale internationale dans le cadre d’un vol d’essai aux enjeux élevés pour SpaceX.

Le seul passager à bord de la capsule Dragon était un mannequin aux proportions humaines nommé Ripley, comme le personnage interprété par l’actrice Sigourney Weaver dans le film Alien. SpaceX doit franchir avec succès ces premières étapes avec sa capsule à équipage avant de pouvoir y mettre des astronautes à bord plus tard cette année.

La capsule tape-à-l’oeil file à toute allure en direction de la station spatiale qu’elle devrait atteindre dimanche matin, à peine 27 heures après le décollage.

Dragon doit passer cinq jours arrimée à la station orbitale avant de revenir sur Terre par un plongeon dans l’océan Atlantique vendredi prochain. Toutes ces étapes constituent des entraînements cruciaux en vue d’une prochaine démonstration de vol spatial habité, possiblement au cours de l’été, avec deux astronautes à bord.

Le seul passager à bord de la capsule Dragon était un mannequin aux proportions humaines nommé Ripley, comme le personnage interprété par l’actrice Sigourney Weaver dans le film «Alien».

Le fondateur et directeur général de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que le lancement était «très stressant» à regarder, mais il a bon espoir que la capsule sera prête à transporter des passagers plus tard cette année.

«Pour être franc, je suis un peu épuisé émotionnellement, a confié M. Musk aux journalistes à peine une heure après le décollage. Il faut encore s’arrimer à la station, il faut revenir, mais jusqu’ici tout a fonctionné et on a passé les étapes les plus risquées.»

L’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, a qualifié l’événement de «grande nuit pour les États-Unis d’Amérique».

«Nous sommes sur le point d’envoyer à nouveau dans l’espace des astronautes américains, sur des fusées américaines, depuis le sol américain, pour la première fois depuis le retrait des navettes spatiales en 2011», a commenté M. Bridenstine qui a eu droit à une visite guidée de la rampe de lancement, la veille, avec Elon Musk.

Le fondateur et directeur général de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que le lancement était «très stressant» à regarder, mais il a bon espoir que la capsule sera prête à transporter des passagers plus tard cette année.

Environ 5000 personnes, des employés de la NASA et de sous-traitants, des touristes et des journalistes étaient rassemblées au petit matin au Kennedy Space Center avec l’équipe de lancement de SpaceX.

La fusée Falcon 9 a détonné peu avant l’aube au même endroit où les fusées Apollo et autres navettes se sont envolées jadis. À l’autre bout du pays, au centre de contrôle de SpaceX à Hawthorne en Californie, les employés étaient euphoriques, criant et applaudissant à chacune des étapes jusqu’à l’arrivée de la capsule en orbite.

Observant la scène depuis la salle des contrôles du centre Kennedy, les deux astronautes de la NASA Doug Hurley et Bob Behnken ont rapidement eu droit à une bonne question d’Elon Musk : «Que pensez-vous de voler à bord?» Les deux hommes doivent prendre part au vol d’essai habité en juillet prochain.

Il y a huit ans, Doug Hurley et trois autres astronautes ont effectué la dernière mission d’une navette spatiale américaine, et les lancements depuis la Floride ont pris fin.