Le maire de Desbiens, Nicolas Martel, et le propriétaire de Portes et fenêtres Fusion, Philippe Lebel, travaillent de pair pour le recrutement de main-d’oeuvre à l’usine.
Le maire de Desbiens, Nicolas Martel, et le propriétaire de Portes et fenêtres Fusion, Philippe Lebel, travaillent de pair pour le recrutement de main-d’oeuvre à l’usine.

La mairie de Desbiens s'implique dans le recrutement de main-d'oeuvre

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
L’entreprise Portes et fenêtres Fusion de Desbiens au Lac-Saint-Jean a le vent dans les voiles. Ouverte depuis près d’un an, l’usine emploie une quarantaine de personnes et la direction veut doubler ce nombre avant le printemps prochain. Défi important en contexte de pénurie de main-d’oeuvre, que l’entreprise compte relever avec l’aide de la municipalité.

« C’était primordial pour nous d’avoir une entreprise de cette envergure. Pour l’économie de Desbiens, c’est majeur. C’est pourquoi on a mis en place une démarche de collaboration, entreprise et mairie », décrit le maire de Desbiens, Nicolas Martel.

« Dans de petites municipalités, des PME comme ça, il n’y en a pas cinquante. Il y en a une et on veut la garder et l’aider à prospérer. La proximité de la mairie fait en sorte qu’on peut faire de beaux projets de collaboration », ajoute-t-il.

L’usine de Desbiens compte une quarantaine d’employés. La direction veut doubler ce nombre avant le printemps prochain.

Propriétaire de l’entreprise, Philippe Lebel devait ouvrir son usine au Lac-Saint-Jean pour obtenir la licence afin de fabriquer portes et fenêtres. Licence qu’avait auparavant la défunte entreprise Fenêtres Réjean Tremblay, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Et le choix de Desbiens, pour construire son usine, s’avérait le meilleur endroit, selon l’homme d’affaires, qui emploie 200 personnes dans la région et en Mauricie.

« Quand on se retrouve dans des plus petites municipalités, des fois, la solution arrive avant que le problème survienne. L’hôtel de ville nous appelle en nous offrant un service ou un candidat. Moi, j’apprécie ça », raconte en riant M. Lebel.

« L’avantage aussi d’être dans de petits milieux, c’est la qualité des employés. On a des gens habiles manuellement, débrouillards et avenants. Maintenant, on cherche à doubler ce nombre d’employés, car on a du travail pour deux autres quarts de plus. »

L’entreprise pourra compter sur l’aide de Desbiens pour recruter quelques dizaines de nouveaux employés. « On a fait de la publicité auprès de nos citoyens. Et on regarde aussi auprès des commissions scolaires pour que M. Lebel puisse aller recruter là-bas. Si ça ne fonctionne pas, on va aider pour le recrutement à l’étranger. La municipalité peut être aidante, notamment en matière d’hébergement », précise le maire Martel.

« Le recrutement est un défi partout. On offre toutefois des conditions avantageuses, dont des horaires adaptés à la réalité de chacun. Les employés, aujourd’hui, ils veulent qu’on les accommode et c’est ce qu’on fait », estime M. Lebel, ajoutant que les recrues n’ont pas besoin de formation particulière, car les nouveaux employés sont formés sur place, en usine.