Les grutiers sont en grève depuis lundi matin.

La Commission de la construction veut qu'un juge force le retour au travail des grutiers

MONTRÉAL - Après des échanges préliminaires jeudi matin, le Tribunal administratif du travail commence à l’instant à entendre les parties dans le dossier de la grève des grutiers.

La Commission de la construction du Québec (CCQ) réclame que le Tribunal émette une ordonnance provisoire, afin de mettre fin à la grève illégale et de permettre la pleine reprise des chantiers.

D’emblée, l’avocat qui représente le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), Me André Dumais, a soutenu que la Commission de la construction n’avait pas l’intérêt pour présenter cette requête, puisqu’elle n’emploie pas de grutiers. «Aucun entrepreneur n’est demandeur ici», a-t-il plaidé.

Il y a 1856 grutiers au Québec dont 1573 sont syndiqués auprès des deux principales organisations syndicales visées par la demande d’ordonnance, à savoir la FTQ-Construction et le Conseil provincial.

La plupart des chantiers de construction pour lesquels une grue est requise sont affectés par la grève des grutiers depuis lundi matin. Dans certains cas, comme au chantier du nouveau pont Champlain, entre Montréal et la Rive-Sud, les grutiers s’étaient absentés dès jeudi dernier.

Comme les conventions collectives qui lient les associations patronales et les organisations syndicales sont en vigueur jusqu’en 2021, toute grève ou ralentissement de travail concerté est illégal.

L’Union des opérateurs grutiers, soit la section locale 791-G de la FTQ-Construction, affirme que ses membres agissent ainsi pour des raisons de sécurité, tant la leur que celle du public.

Le fond du litige est la modification apportée à la formation des grutiers.