Jonathan Marchand se console en se disant que ce retour en CHSLD n’est que temporaire.
Jonathan Marchand se console en se disant que ce retour en CHSLD n’est que temporaire.

Jonathan Marchand quitte son campement devant le parlement de Québec

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
Avec des promesses en poche, Jonathan Marchand quitte son campement des cinq dernières nuits pour retourner dans sa chambre du CHSLD de Sainte-Anne-de-Beaupré, sans toutefois avoir rencontré le premier ministre Legault.

«Ça fait à peu près deux heures que je suis de retour dans ma chambre du CHSLD. C’est un peu décourageant de retourner en dedans», avoue l’homme de 42 ans lourdement handicapé par la dystrophie musculaire qui espérait rencontrer le premier ministre du Québec.

Ironiquement, il se sentait plus libre dans sa «cage» installée devant le parlement de Québec.

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Jonathan Marchand se console en se disant que ce retour en CHSLD n’est que temporaire. «Le gouvernement s’est engagé à me sortir d’ici», affirme-t-il. Le ministère de la Santé et le CIUSSS de la Capitale-Nationale doivent travailler ensemble sur ce dossier.

L’homme originaire de Beauport réclame le droit de gérer lui-même ses soins à partir d’un véritable chez-soi. Il souhaite que les personnes avec des handicaps sévères aient une autre option viable que celle des CHSLD.


« Le gouvernement s’est engagé à me sortir d’ici »
Jonathan Marchand au sujet de son retour en CHSLD

Un groupe de travail sera mis en place pour étudier cette option et doit tenir sa première rencontre lundi prochain. Ce groupe de travail, auquel M. Marchand participera, doit produire un premier rapport en décembre 2020. La députée de Soulanges, Marilyne Picard, doit également faire partie du groupe.

«C’est tout un travail. Le système n’est pas fait pour les gens avec un handicap sévère puissent sortir des CHSLD», soutient Jonathan Marchand, conscient que son vœu prendra du temps à se réaliser. «C’est une bonne nouvelle pour les personnes handicapées du Québec», affirme-t-il.