La société pharmaceutique et de produits d'hygiène a fait face à des milliers de plaintes ces dernières années accusant son talc de contenir de l'amiante et de provoquer des cancers.
La société pharmaceutique et de produits d'hygiène a fait face à des milliers de plaintes ces dernières années accusant son talc de contenir de l'amiante et de provoquer des cancers.

Johnson & Johnson cesse de vendre son talc pour bébés aux États-Unis et au Canada

NEW YORK — Le groupe américain Johnson & Johnson a annoncé mardi qu'il allait cesser de vendre aux États-Unis et au Canada sa poudre pour bébés à base de talc, dont les ventes avaient déjà reculé en raison de l'évolution des habitudes et d'une méfiance vis-à-vis du produit.

La société pharmaceutique et de produits d'hygiène a en effet fait face à des milliers de plaintes ces dernières années accusant son talc de contenir de l'amiante et de provoquer des cancers, et a été condamnée à plusieurs reprises dans ce cadre.

Johnson & Johnson a toutefois toujours affirmé que sa poudre pour bébés ne contenait pas d'amiante et ne causait pas de cancer.

Même s'il en suspend la vente, il compte bien continuer à défendre «vigoureusement» le produit et sa sécurité et a encore affirmé mardi avoir gagné tous les verdicts en appel.

Mais «dans le cadre d'une revue du portefeuille de produits menée en mars suite à l'apparition de la COVID-19, la division de Johnson & Johnson dédiée aux produits de santé de grande consommation a cessé de livrer des centaines de produits aux États-Unis et au Canada pour donner la priorité à des produits fortement demandés et pour permettre la distanciation sociale dans les usines de fabrication et les entrepôts de livraison», explique le groupe dans un communiqué.

Il a dans la foulée décidé de suspendre définitivement la vente d'environ 100 références aux États-Unis et au Canada, dont la poudre pour bébés à base de talc.

«La demande pour la poudre pour bébés Johnson & Johnson à base de talc en Amérique du Nord avait déjà diminué en raison en grande partie de changements dans les habitudes des consommateurs», a souligné le groupe. Et ce déclin a été «accéléré par la désinformation concernant la sécurité du produit et par une salve constante de publicités incitant à porter plainte» contre la poudre, a-t-il ajouté.

Le produit sera toujours disponible dans les pays où «il y a une demande importante de la part des consommateurs».