Pascal Grandisson
Pascal Grandisson

Introduction chez des personnes âgées: le verdict des trois accusés rendu le 25 juin

Les trois coaccusés dans l’introduction par effraction chez un couple de personnes âgées, Pascal Grandisson, Éric Lemieux et Dave Martel, connaîtront le verdict de la juge assignée Isabelle Boillat de la Cour du Québec, le 25 juin prochain.

Chacun des avocats impliqués dans cette affaire, tant Me Julien Boulianne, qui représente Pascal Grandisson et Dave Martel, Me Denis Otis, qui représente Éric Lemieux, que le ministère public, représenté par Me Marie-Christine Savard, a eu son moment, jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi, pour plaider ses arguments avant la décision de la juge.

Me Savard a soutenu que le témoignage de Dave Martel, appelé mercredi à témoigner, est une histoire « façonnée » dans l’unique but de disculper Pascal Grandisson.

Éric Lemieux

Dans cette affaire, trois individus seraient entrés dans un appartement occupé par un couple de personnes âgées dans le but de voler des stupéfiants, croyant qu’il s’agissait de l’appartement d’un fournisseur. Selon les révélations de Martel, Pascal Grandisson n’avait fait que lui proposer un transport sans savoir ce qu’il mijotait. Le troisième individu dans l’introduction par effraction serait un ami de Martel. Il aurait été dans un autre véhicule au moment de l’arrestation des trois coaccusés. Me Savard a aussi signifié des doutes sur l’existence de ce 2e véhicule qui a été cité par plusieurs témoins.

Dans la plaidoirie de la Couronne, on estime que les témoins directs, soit les victimes des événements du 19 septembre 2019, ont été en mesure de distinguer les statures des trois coaccusés, dont celle de Pascal Grandisson qui correspondrait à la description de l’homme âgé. Argument qui n’a pas plus à Me Boulianne, qui soutient que la stature ne suffit pas à inculper Grandisson, d’autant plus que la stature de l’individu qui a quitté supposément dans le deuxième véhicule, n’est pas connue.

De son côté, Me Otis a tenté de convaincre la juge que son client, Éric Lemieux, n’était pas au courant de l’existence de l’arme non fonctionnelle de Dave Martel, cela dans le but de réduire la peine minimale d’un vol qualifié avec une fausse arme.

Dave Martel

À la suite du verdict qui sera rendu le 25 juin, les avocats seront de retour au Palais de justice de Chicoutimi pour l’étape des représentations sur la peine.