Un homme a tenté de poignarder un soldat sur la colline Parlementaire lundi, à Ottawa.

Incident sur la Colline: évaluation psychiatrique pour Mooney

La comparution, mardi au palais de justice d’Ottawa, du suspect dans la tentative d’agression armée survenue lundi matin sur la colline du Parlement a été mouvementée.

La Couronne a demandé à ce que Jesse Mooney soit évalué par un psychiatre avant la suite des procédures judiciaires. Son avocat, Me Jonathan Boss, a indiqué à la cour qu’après l’avoir rencontré plus tôt, il ne s’oppose pas à ce que son client rencontre un psychiatre.

LIRE AUSSI: Tentative d'agression sur la Colline à Ottawa

Dès lors, M. Mooney, qui comparaissait par vidéoconférence, s’est agité et a clamé qu’il ne souhaite plus que Me Boss soit son avocat. Afin de laisser sous-entendre que personne dans la salle 3 du palais de justice d’Ottawa n’était qualifié pour lui recommander des traitements psychiatriques, il a demandé combien il y avait de muscles dans le corps humain.

«Je n’ai pas besoin de voir un psychiatre», a-t-il répété à plusieurs reprises, en soutenant que, selon lui, une médication seule serait nécessaire pour traiter sa condition et lui permettre de reprendre une vie normale.

Le juge a tenté d’interrompre le monologue incohérent de Jesse Mooney pour lui expliquer qu’il doit comparaître en cour à nouveau mercredi pour subir une évaluation psychiatrique.

Mooney s’est ensuite lancé dans une autre tirade où il a notamment crié qu’il souhaite voir un médecin «qui sait les mêmes choses» que lui.

À la fin de l’audience, bien que Jesse Mooney ait clairement indiqué qu’il ne voulait plus que Jonathan Boss le représente, le juge a demandé à l’avocat de continuer son travail avec l’accusé jusqu’à ce qu’on en sache davantage sur son état de santé mentale.

Interrogé à savoir s’il croit que le suspect a des problèmes de santé mentale, Me Boss a simplement répondu avoir «un fort soupçon» que c’est le cas et que c’est pour cette raison qu’il a consenti à une évaluation psychiatrique, notamment pour déterminer s’il est apte à subir un procès.

Selon l’avocat Jonathan Boss, rencontré après la comparution, Mooney n’a toujours pas été formellement accusé pour la tentative d’agression sur la colline Parlementaire, lundi. 

Les accusations de voies de fait et de manquement aux conditions de l’ordonnance de probation seraient plutôt liées à un incident survenu la veille, soit dimanche.

Rappelons que la Gendarmerie royale du Canada et les responsables de la sécurité au parlement ont arrêté Jesse Mooney, âgée de 24 ans, après qu’il ait présumément tenté de poignarder un membre de la Garde de cérémonie, vers 10h40 lundi.

Compte tenu de son état visiblement instable, M. Mooney restera derrière les barreaux jusqu’à nouvel ordre.