Un Gatinois «sans empathie ni regret» doit purger une peine de quatre de pénitencier après avoir incendié un garage pour une banalité au mois de mars.
Un Gatinois «sans empathie ni regret» doit purger une peine de quatre de pénitencier après avoir incendié un garage pour une banalité au mois de mars.

Incendie criminel: quatre ans de prison pour un antipathique

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Un Gatinois «sans empathie ni regret» doit purger une peine de quatre années de pénitencier après avoir incendié un garage pour une banalité au mois de mars.

«En plus des dommages matériels de plus de 300 000$, a déclaré le juge Gaston Paul Langevin, la victime ressent de l’angoisse à l’idée qu’une personne qu’il ne connaît pas ait pu lui en vouloir autant pour si peu.»

La colère de Michel Louis Madorre a éclaté lorsqu’il a dû mettre de l’essence dans la voiture prêtée par le commerçant, en attendant la fin de travaux mécaniques sur son propre véhicule.

Non seulement il reprochait au propriétaire de ne pas avoir mis assez d’essence dans la voiture prêtée, le client a aussi faussement accusé le propriétaire d’être la cause de la perte de son véhicule aux mains de l’institution financière. On a apprenait lors des procédures judiciaires que M. Madorre avait perdu sa minifourgonnette en raison de ses défauts de paiement.

Pour ces raisons, le client frustré a lancé des cocktails Molotov dans le garage et le centre de vente de véhicules d’occasion de Raymond Galipeau, sur le boulevard Maloney.

L’homme est connu du système judiciaire depuis 40 ans. Il se représentait seul lors des audiences.

Le discours de l’accusé était encore bien acide et décousu devant le tribunal, cet été.

Il a insulté et poursuivi son intimidation envers sa victime, qu’il ne connaît presque pas.

La victime a dit craindre pour sa sécurité et celle de sa famille. Il a dit au juge avoir perdu le goût de faire des affaires, chose qui l’a passionné pendant des décennies.

«Lors de son témoignage, a dit le juge (M. Madorre) a multiplié les insultes et tenu des propos désobligeants à l’endroit de la victime. Il n’a fait preuve d’aucune empathie et n’a exprimé aucun regret. Au contraire, il a exprimé son indifférence pour la vie et la sécurité des victimes.»

La Couronne demandait une peine de cinq ans, alors que l’accusé a plaidé pour une sentence de trois ans. Le juge a coupé la poire en deux en imposant 48 mois - soit quatre ans- précisant que cette peine était sérieuse.

Le juge Langevin ne semble pas croire en la réhabilitation du détenu.

«Quant à la réhabilitation de celui-ci, son comportement depuis de nombreuses années, sa personnalité, en particulier son impulsivité, son incapacité à s’amender malgré de nombreuses ordonnances de probation, les nombreux bris de probation qui ont suivi, m’invite à conclure à la nécessité de l’écarter de la société pour une longue période de temps. Il pourra, en milieu carcéral, bénéficier d’un suivi à long terme afin d’atteindre une véritable réhabilitation.»