Au total, 430 000 postes sont restés vacants dans le privé pendant au moins quatre mois parce que les employeurs n’ont pas pu trouver de travailleurs qualifiés.

Hausse de 3,3% des postes vacants au Canada

Les pénuries de main-d’oeuvre ne s’amenuisent pas dans les petites et moyennes entreprises (PME) du Canada, particulièrement au Québec, le taux de postes vacants ayant augmenté à l’échelle nationale au 3e trimestre.

Une compilation publiée mardi par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) précise que ce taux général a monté à 3,3 %. Au total, environ 430 000 postes sont restés vacants dans le secteur privé pendant au moins quatre mois parce que les employeurs n’ont pas pu trouver de travailleurs qualifiés pour les combler.

Le Québec a connu la pénurie de main-d’oeuvre la plus sévère au Canada, avec 4,1 % de postes vacants.

Le taux de postes à pourvoir en Colombie-Britannique s’est maintenu à 3,7 %, tandis qu’en Ontario, il a été en légère hausse à 3,3 %.

Le taux a aussi augmenté en Nouvelle-Écosse et en Alberta, à 2,6 pour cent dans les deux cars, mais il est resté stable au Nouveau-Brunswick, à 2,7 %, et au Manitoba, à 2,6 %.

Il était à son plus bas niveau en Saskatchewan, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador, à 2 % ou moins.

Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI, signale que le taux de postes vacants au Canada dépasse les records enregistrés avant la crise financière de 2008. À son avis, en 2019, les chefs de PME investiront davantage dans les dépenses en capital que dans la main-d’oeuvre et redistribueront la masse salariale en faveur de leurs employés-clés.

La FCEI rapporte qu’au troisième trimestre, c’est dans le secteur des services personnels que le taux de postes vacants au Canada a été le plus élevé, à 4,8 %, suivi de la construction, à 4,4 % et des services professionnels, à 3,8 pour cent. Le taux le plus bas a été relevé dans les secteurs de la finance, à 2,1 %, et de l’information, à 1,8 %.