Denis Harrisson quittera ses fonctions de recteur de l'UQO en janvier 2020.

Harrisson ne sollicite pas un second mandat à l'UQO

C’est confirmé: le recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) Denis Harrisson ne sollicite pas de second mandat à la tête de l’institution et quittera ses fonctions en janvier 2020.

Après avoir entretenu le suspense sur la question ces derniers jours, le principal intéressé a annoncé la nouvelle aux membres du conseil d’administration de l’UQO lundi.

Il a confirmé ses intentions dans un message acheminé à la communauté universitaire en début de soirée.

«Cette décision très difficile a été prise au terme d’une mûre réflexion échelonnée sur plusieurs semaines incluant des discussions avec ma famille», écrit-il entre autres.

L’homme de 66 ans ajoute qu’il avertira la présidente de l’Université du Québec, Johanne Jean, afin qu’on puisse procéder à un appel de candidatures et à la formation d’un comité de sélection pour entamer le recrutement du prochain recteur ou de la prochaine rectrice.

«J’ai passé l’essentiel de ma vie professionnelle à l’université, un milieu que j’ai habité et affectionné plus que tout autre pour sa créativité et sa forte capacité à se régénérer, ainsi que pour ses valeurs de liberté et de partage. L’université compose le terreau idéal pour l’innovation, l’avancement du savoir et des connaissances ainsi que la réalisation des projets les plus inspirants pour les étudiants et les étudiantes. Ce fut, et c’est encore, un immense plaisir et un grand honneur que de servir la communauté universitaire de l’UQO sur nos campus à Gatineau et à Saint-Jérôme, ainsi qu’à Ripon et à Sainte-Thérèse», ajoute M. Harrisson dans son message.

Ce dernier est arrivé en poste en janvier 2015, succédant à Jean Vaillancourt.

Il occupait auparavant les fonctions de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche.

Détenteur d’un doctorat en sociologie, il a été professeur au Département de relations industrielles de l’UQO de 1991 à 2003, avant d’être professeur titulaire à l’UQAM et directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) de 2003 à 2009. 

Il a entre autres aussi été membre expert sur l’innovation sociale de la Commission européenne en 2013.

Rappelant qu’il reste encore plus de six mois à son mandat de cinq ans, le recteur de l’UQO précise qu’il compte se «consacrer à la consolidation des projets qui nous permettront d’enrichir l’expérience étudiante, de développer l’UQO et de la faire rayonner».

Pas plus tard que la semaine dernière, Denis Harrisson affirmait au Droit qu’il n’avait pas encore décidé s’il solliciterait un renouvellement de mandat jusqu’en 2025.

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Un document interne reproduisant une résolution présentée au conseil d’administration ce lundi s’était mis à circuler, et celui-ci laissait toutefois planer un doute sur les intentions réelles du recteur.

On y mentionnait que « monsieur Denis Harrisson ne souhaite pas solliciter de renouvellement de mandat » et qu’un « comité de sélection doit être constitué par l’UQO pour procéder à la désignation d’un recteur ».

L’UQO a déploré la situation, parlant de fuite d’un document hautement confidentiel et indiquant que le passage du projet de résolution indiquant que M. Harrisson n’avait pas l’intention de solliciter un deuxième mandat «n’aurait jamais dû se retrouver là».

Le campus unifié (pavillon Alexandre-Taché), la bonification de l'éventail de programmes et la possible offre de l’année de formation préparatoire pour la future faculté satellite de médecine de l’Université McGill de Gatineau sont au nombre des projets sur la table actuellement à l'UQO.

Un point de presse au sujet de la décision de M. Harrisson doit avoir lieu mardi matin.