Jonathan Ferrari, le chef de la direction de la société Marché Goodfood, a indiqué que la croissance du nombre d’abonnés au cours du dernier trimestre, qui est normalement le trimestre le plus lent en raison de la période des vacances estivales, avait été plus forte que prévu.

Goodfood régale les investisseurs

Marché Goodfood a régalé les investisseurs après avoir dévoilé une croissance du nombre d’abonnés actifs qui a agréablement surpris les analystes, ce qui a fait bondir l’action du spécialiste québécois des plats prêts à cuisiner.

À la Bourse de Toronto, le titre de la société québécoise prenait 17 cents, ou 6,85 pour cent, mercredi après-midi, pour se négocier à 2,65 $.

Pour le quatrième trimestre terminé le 31 août, Goodfood, qui génère ses ventes par l’entremise du web, comptait quelque 89 000 abonnés actifs, ce qui constitue une hausse de 13 000 abonnés, ou 17 pour cent, par rapport au niveau du 31 mai dernier.

«La croissance du nombre d’abonnés au cours du dernier trimestre, qui est normalement le trimestre le plus lent en raison de la période des vacances estivales, a été plus forte que prévu», a souligné le chef de la direction de la société, Jonathan Ferrari.

De nouvelles options repas, ainsi que la percée dans l’Ouest canadien effectuée par l’entreprise déjà présente au Québec, en Ontario ainsi que dans les Maritimes, ont stimulé la croissance, a-t-il ajouté.

Deux fois plus élevée

Dans une note envoyée à ses clients, l’analyste Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, a souligné que la croissance mensuelle de cinq pour cent du nombre d’abonnés actifs était deux fois plus élevée que ce à quoi il s’attendait.

«Nous sommes encouragés par la forte croissance qui tend (à valider) notre prévision d’environ 152 000 abonnés au cours de l’exercice 2019 alors que Goodfood continue de mettre à profit son site de production et de distribution de Calgary depuis mai», a-t-il écrit.

De son côté, Martin Landry, de GMP Valeurs mobilières, qui anticipait une hausse d’environ 3000 abonnés, a continué de recommander l’achat du titre de l’entreprise tout en laissant son cours cible à 3,50 $.

L’analyste a expliqué que l’industrie canadienne des plats prêts à cuisiner accusait un retard d’environ deux à trois ans sur l’industrie américaine, ajoutant qu’au cours des cinq prochaines années, le marché canadien pouvait représenter environ 700 millions $.

«Au cours des deux dernières années, nous estimons que les parts de marché de Goodfood ont doublé, ce qui souligne son dynamisme», a écrit M. Landry.

Au troisième trimestre terminé le 31 mai, l’entreprise avait plus que doublé ses revenus, à 22,2 millions $. Elle avait toutefois creusé sa perte nette à 1,56 million $, par rapport à 1,21 million $ au troisième trimestre de l’exercice précédent.