Gallese aurait tenté de mettre fin à ses jours

Le suspect du meurtre de Marylène Lévesque, Eustachio Gallese, aurait été conduit dans un centre hospitalier de Québec pour y recevoir des soins, jeudi, en fin d’avant-midi. Selon le journaliste de Québecor Félix Séguin, l’homme de 51 ans aurait tenté de mettre fin à ses jours.

La Sûreté du Québec (SQ) ne confirme pas l’identité de Gallese, mais indique être intervenue au Centre de détention de Québec vers 11h pour un homme dans la cinquantaine présentant des blessures. Elle précise que des vérifications doivent être faites afin de déterminer si l’homme a été blessé par quelqu’un ou s’il s’est infligé lui-même ses blessures. Selon la SQ, sa vie ne serait pas en danger.

Eustachio Gallese a été accusé la semaine dernière du meurtre non prémédité de Marylène Lévesque, qui travaillait dans un salon de massage érotique de Québec. Il bénéficiait d’une semi-liberté depuis mars 2019 lorsqu’il aurait poignardé la jeune femme de 22 ans à l’Hôtel Sépia, près de l’Aquarium du Québec.

Gallese avait été condamné en 2006 à une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans pour le meurtre non prémédité de sa conjointe, Chantal Deschênes, survenu le 24 octobre 2004. Avant ce meurtre, Gallese avait déjà été condamné pour violence conjugale à l’égard d’une précédente conjointe. 

Dans sa décision datée du 19 septembre et concluant à la prolongation de la semi-liberté de Gallese, la CLCC mentionne qu’une stratégie avait été développée afin que le meurtrier puisse rencontrer des femmes, mais seulement afin de répondre à ses «besoins sexuels» et à condition qu’il fasse preuve de transparence. 

Cette semaine, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, a indiqué qu’une enquête «sur les circonstances qui ont mené au décès tragique de Marylène Lévesque» sera menée par le Service correctionnel du Canada et la Commission des libérations conditionnelles. 

Estimant qu’il faut aller plus loin, le député conservateur Pierre Paul-Hus a promis de déposer une motion au comité de la sécurité publique de la Chambre des communes pour que les élus se penchent sur les lacunes du système de libérations conditionnelles et proposent des mesures législatives pour les corriger.