Une manifestante arrêtée vendredi en haute ville de Québec.

G7: un bilan final de 13 arrestations à Québec

Les autorités policières dénombrent officiellement 13 arrestations à Québec au cours des manifestations des derniers jours. La plupart d’entre elles seraient survenues pour attroupement illégal, selon un bilan officiel paru samedi en début de soirée.

Le Groupe intégré de la sécurité (GIS), qui a été spécifiquement mis sur pied pour assurer le bon déroulement des activités de surveillance pendant le G7, affirme dresser «un bilan positif des mesures de sécurité mises en place» lors du Sommet du G7, qui se terminait samedi à La Malbaie.

Dans son compte-rendu, le groupe affirme que des événements d’une telle envergure requièrent un très haut niveau de préparation en ce qui concerne la sécurité. 

«Plusieurs manifestations pacifiques ont eu lieu, principalement à Québec, sans débordement notable […] De façon générale, à Québec, tout comme à La Malbaie, les manifestations se sont déroulées pacifiquement», note-t-on un peu plus loin.

De son côté, le directeur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon, a affirmé à Radio-Canada que tous les objectifs avaient été atteints. «Zéro commerce vandalisé, zéro blessé du côté des manifestants, zéro blessé du côté des policiers», a-t-il laissé entendre à ce sujet. 

Planification rigoureuse ou pas?

Malgré les critiques, le GIS assure que la planification des mesures de sécurité en marge du G7 était rigoureuse. Elle comportait d’ailleurs de nombreux volets, poursuit-on. 

Parmi ceux-ci, «la sécurité nationale, la protection des dignitaires, la sécurité des citoyens et de leurs biens, des visiteurs et des manifestants, la sécurité des sites, la sûreté maritime et la sécurité aérienne» faisaient partie des priorité des forces policières.

Le comité indique avoir déployé toutes les ressources nécessaires — autant en effectifs policiers qu’en logistique — pour parer à toute éventualité. 

Samedi, lors de la dernière manifestation anti-G7 dans la capitale, les porte-paroles et les membres du rassemblement ont fait front commun pour dénoncer la répression causée par les services policiers, beaucoup trop présents à leur goût pour pouvoir être en mesure d’exprimer librement ses idées.

«C’est une honte pour notre démocratie», a jugé le député Amir Khadir, dont le parti, Québec solidaire, avait suggéré à l’Assemblée nationale de réduire les coûts en matière de sécurité, peu avant le G7. De toute évidence, selon lui, certaines personnes bénéficient d’une surexposition policière. «Il y a des gros contrats pour on ne sait pas qui à quelque part.»

Collaboration appréciée

Au cours des manifestations, la Groupe intégré de sécurité indique avoir bénéficié de la collaboration de la plupart des organisateurs des rassemblements. 

Le tout aurait permis, selon le bilan final, «de bien planifier les effectifs et l’encadrement pour chaque événement».

Rappelons que certaines manifestations ont été déclarées «illégales» par les autorités policières de jeudi à samedi, les organisateurs n'ayant pas remis leur itinéraire. Parmi celles-ci, notons l’exemple du rassemblement organisé dans Beauport, où la foule s’était réunie dans le secteur de la route 138 en espérant ralentir les transport des dignitaires vers Charlevoix.

En fin de bilan, le GIS et ses partenaires — à savoir la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Québec, le Service de la Sécurité publique de Saguenay et les Forces armées canadiennes — indiquent vouloir prendre le temps de remercier la population «de leur patience et de leur collaboration».