Le nouveau ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

Fitzgibbon se félicite de «voir Airbus aux commandes» des avions C Series

Peu importe ce qu’en a déjà dit le chef caquiste François Legault, son ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, se félicite de «voir Airbus aux commandes» de l’avion développé par Bombardier et qui porte aujourd’hui le nom d’A220.

Au moment de la transaction ayant fait passer le programme C Series dans l’orbite d’Airbus en octobre 2017, sous le gouvernement de Philippe Couillard, les chefs des partis d’opposition s’étaient étranglés devant le don d’un «fleuron» à un concurrent étranger.

Le chef caquiste avait dénoncé «la mainmise d’Airbus sur le C Series» et le travail de Philippe Couillard. «Si j’étais lui, je serais en tabarnouche. Le Québec a perdu le contrôle total du C Series», avait-il tonné.

Dix-huit mois plus tôt, le gouvernement Couillard avait investi 1,3 milliard $ dans une coentreprise formée autour du programme C Series. La Coalition avenir Québec, le Parti québécois et Québec solidaire soutenaient que Québec aurait dû investir dans l’ensemble du grand conglomérat de Bombardier, plutôt que dans ce seul programme.

«Une bonne chose»

«Tout ce que je dis, c’est qu’Airbus au capital de Bombardier pour le A220, c’est une très bonne chose […] C’était requis pour la survie de cet avion», a affirmé mercredi le ministre Pierre Fitzgibbon.

Il ne s’est cependant pas prononcé sur la façon dont le gouvernement précédent a investi dans le programme de Bombardier.


« Tout ce que je dis, c’est qu’Airbus au capital de Bombardier pour le A220, c’est une très bonne chose […] C’était requis pour la survie de cet avion »
Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Airbus n’a pas eu à débourser un sou, mais s’est engagé à poursuivre le développement de l’appareil, à le vendre à travers le monde et à le construire à Mirabel au moins jusqu’en 2041 — sauf pour ceux achetés par des transporteurs américains.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation voulait faire valoir devant un groupe de journalistes que son ministère a les moyens — à travers Investissement Québec, notamment — d’aider les entreprises qui ont besoin de soutien. «S’il arrive un autre Bombardier demain, j’ai les moyens», a-t-il assuré.