Fermeture d'un centre de distribution de Loblaw: 230 personnes perdront leur emploi à Ottawa

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
La Presse Canadienne
Environ 230 personnes perdront leur emploi à Ottawa en raison de la fermeture d’ici la fin de l’année 2021 du centre de distribution des Compagnies Loblaw, propriétaire de plusieurs grandes enseignes dont Independent, No Frills, Loblaws, Maxi, Provigo et Pharmaprix.

La mauvaise nouvelle a été annoncée aux travailleurs de l’entrepôt d’aliments secs situé sur le chemin Sheffield, en bordure de l’autoroute 417. Le même triste sort attend les 545 employés du centre de distribution situé à Laval. 

Les activités de ces deux sites seront délocalisées vers un complexe automatisé exploité par un sous-traitant à Cornwall, à plus de 100 kilomètres au sud-est de la capitale fédérale. 

La directrice principale des affaires corporatives et des communications pour la compagnie Loblaw, Johanne Héroux, a confirmé la nouvelle au Droit et indiqué que certains employés touchés pourraient être transférés vers d’autres centres de distribution en sol ontarien. 

« Il y a peut-être des possibilités à ce niveau-là, c’est certain qu’on va travailler avec le syndicat durant cette période de transition. On va proposer des solutions », dit-elle. 

Un peu de temps

« Il n’y a jamais de bon moment pour apprendre une telle nouvelle, mais au moins nous n’avons pas seulement quelques semaines de préavis, a indiqué la porte-parole du Syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), Roxanne Larouche au cours d’un entretien téléphonique. Cela nous laisse du temps. »

Selon Mme Larouche, c’est la distribution des aliments non périssables qui sera effectuée depuis Cornwall. L’entreprise continuera toutefois d’effectuer la distribution des aliments frais et congelés depuis Boucherville, en banlieue sud de Montréal, où travaillent quelque 550 personnes.

Le syndicat dit vouloir s’asseoir avec l’employeur afin d’obtenir les meilleures indemnités de départ possible pour les salariés concernés. 

Même s’il s’agit d’une mauvaise nouvelle, les TUAC ont bon espoir d’être en mesure de relocaliser les employés touchés dans d’autres entrepôts dans un contexte de rareté de main-d’œuvre.

« Peut-être que cela peut jouer en faveur des travailleurs touchés, a dit Mme Larouche. C’est sûr qu’il s’agit d’une main-d’œuvre intéressante pour les entreprises qui exploitent des entrepôts
à proximité. »

À Laval, la rémunération de certains travailleurs au sommet de l’échelle salariale dépassait 25 $ l’heure.

Outre la fermeture du centre de distribution prévue d’ici la fin de 2021, les TUAC ignorent les intentions de l’employeur, qui n’a pas fourni de détails sur les prochaines étapes à venir, comme la cadence des licenciements.

Au moment d’écrire ces lignes, il n’avait pas été possible pour Le Droit de joindre des représentants syndicaux pour l’entrepôt d’Ottawa.