La communauté sherbrookoise a témoigné son soutien à la famille Batalla-Charris, ces derniers jours, jusque dans le défilé du père Noël qui se tenait dimanche. Sur la photo, Carolina Batalla et Normando Charris.

Famille Batalla-Charris : Jolin-Barrette interpelle Ottawa

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Simon Jolin-Barrette a demandé à son ministère de contacter dans les plus brefs délais ses homologues fédéraux dans le dossier de la famille Batalla-Charris dont l’expulsion est prévue mercredi.

Rappelons que la députée de Québec solidaire Christine Labrie a interpellé le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Simon Jolin-Barrette la semaine passée pour lui demander de regarder le dossier de la famille colombienne établie à Sherbrooke depuis 2015 et menacée d’expulsion. Elle lui a notamment transmis une demande Arrima. Vendredi, M. Jolin-Barrette a répondu à Mme Labrie qu’il regarderait ce dossier.

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Expulsion de la famille Batalla-Charris: Brière ouvre la porte

Lundi après-midi, la députée de Sherbrooke n’avait toujours pas eu de nouvelle du ministre de l’Immigration. Son attaché de presse Marc-André Gosselin a toutefois confirmé en fin de journée à La Tribune que M. Jolin-Barrette avait fait des démarches auprès du ministère de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

« Nous sommes en attente de réponses de leur part. Il s’agit néanmoins d’un dossier qui relève de la juridiction fédérale. En effet, les décisions relatives aux demandes de statut de réfugiés sont de juridiction fédérale », précise l’attaché politique.

Du côté de la députée fédérale de Sherbrooke Élisabeth Brière, on affirmait lundi en soirée qu’il n’y avait rien à annoncer pour l’instant.

Mercredi, Normando Charris, son épouse Carolina Batalla et leurs deux enfants nés en Espagne, Mia et Gabriella, sont convoqués à l’aéroport international P-E-Trudeau à Montréal par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour l’exécution d’une mesure de renvoi du pays.

Seul le petit Adrien, 15 mois, pourrait rester au Canada puisqu’il est né ici.

Depuis l’annonce de leur expulsion, les manifestations en guise de soutien à la famille Batalla-Charris se sont multipliées.