En 2016, 80 % des enfants avaient reçu à 1 an tous les vaccins recommandés. La couverture vaccinale visée par le Programme national de santé est de 95 %.

Entrée en vigueur du nouveau calendrier de vaccination

Samedi entre en vigueur le nouveau calendrier de vaccination. Les changements, qui ne s’appliqueront qu’aux enfants nés à partir du 1er juin 2019, visent à simplifier le calendrier vaccinal tout en offrant une protection adéquate contre les maladies évitables par la vaccination, explique le ministère de la Santé.

Les modifications font suite à des avis formulés par le Comité sur l’immunisation du Québec et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). «La complexité grandissante du calendrier vaccinal de l’enfant s’accompagne d’un grand nombre de visites et d’injections par visite. Cela entraîne parfois les parents et les vaccinateurs à vouloir retarder certaines doses et peut causer des retards vaccinaux», écrivait l’INSPQ dans son avis publié en décembre dernier.

Le nouveau calendrier permet donc de diminuer le nombre de visites et de réduire les retards de vaccination. Les changements apportés : la vaccination contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l’hébatite B, la poliomyélite et Haemophilus influenzae de type b comprend maintenant trois doses au lieu de quatre administrées aux visites de 2 et 4 mois (il n’y a donc plus de visite de vaccination à l’âge de six mois); la dose de vaccin contre le méningocoque C est administrée à 18 mois au lieu de 12 mois; le vaccin contre la varicelle est donné à 12 et 18 mois à l’aide d’un vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle; enfin, un vaccin contre l’hépatite A et l’hépatite B est administré à l’âge de 18 mois.

Couverture vaccinale

Selon les dernières données du Programme québécois d’immunisation, en 2016, 80 % des enfants avaient reçu à 1 an tous les vaccins recommandés. La couverture vaccinale était essentiellement la même chez les enfants de 2 ans, qui avaient reçu en 2016 tous les vaccins recommandés dans une proportion de 79 %. Dans les deux cas, la couverture vaccinale visée par le Programme national de santé publique est de 95 %.

Pendant la Semaine nationale de promotion de la vaccination, le mois dernier, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a tenu à rappeler que la vaccination demeurait «le moyen le plus efficace de se protéger contre certaines maladies, en plus d’être reconnue comme sécuritaire par la communauté scientifique».