Installer des jeux d’eau dans chaque arrondissement est une solution envisagée pour répondre au problème des piscines fermées avant la fin de l’été.

Emplois de sauveteurs: les jeux d’eau pourraient faire partie de la solution

L’idée de laisser les emplois de sauveteurs aux retraités vers la fin de l’été afin de prolonger l’ouverture des piscines publiques à Sherbrooke avait été prononcée par l’ancien président du comité sport et plein air Pierre Tremblay, avant sa démission. Son remplaçant par intérim, le conseiller Vincent Boutin, laisse toutefois entendre qu’il ne s’agit pas de la seule solution sur la table.

« C’est une bonne idée, sauf qu’il y a quelque chose qu’il faut travailler. À l’heure actuelle, dans la convention collective qu’on a avec nos employés, les postes de sauveteurs, c’est une catégorie spécifique, c’est dit que ce doit être des étudiants qui s’occupent d’être des sauveteurs », explique le conseiller municipal du district des Quatre-Saisons.

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Offrir ces emplois à des retraités impliquerait donc une négociation de la convention collective de la Ville de Sherbrooke avec le syndicat des employés.

« Ultimement, c’est une avenue qui mérite d’être testée. Il y a le cadre de la Ville qui nous régit que l’on doit prendre en compte », ajoute-t-il.

Les étudiants de l’université et du cégep commencent souvent l’école plus tôt que les institutions primaires et secondaires, ce qui force la Ville de Sherbrooke à fermer ses piscines publiques avant la fin de l’été, par manque de personnel.

Cependant, l’été se prolonge, et les jeunes enfants aimeraient profiter des piscines plus longtemps, ce pour quoi M. Tremblay avait commencé une recherche de solutions.

« Le conseil municipal devra se positionner si ça fait partie des demandes qu’on voudra intégrer dans la prochaine convention collective », précise Vincent Boutin.

La présente convention viendra à échéance le 31 décembre 2018.

Des jeux d'eau dans chaque arrondissement?

Le comité travaille actuellement sur un plan de réflexion, relié à la problématique des piscines. « Dans les grandes lignes qui a guidé cette réflexion, il y a d’avoir au moins un jeu d’eau par arrondissement », annonce M. Boutin.



« On parle de quelques centaines de milliers de dollars. »
Vincent Boutin

L’avantage des jeux d’eau est que leur ouverture peut se faire dès le mois de mai, si la température le permet. En plus d’être une activité qui ne nécessite aucune surveillance par des professionnels, les heures d’ouverture pourraient être plus longues que celles des piscines.

« Il y a une offre de services qui peut être plus grande, on va voir dans le temps comment les choses vont évoluer », ajoute le conseiller municipal.

Bien sûr, l’installation de jeux d’eau dans chaque arrondissement de Sherbrooke impliquerait des coûts importants.

« On parle de quelques centaines de milliers de dollars, mais en même temps c’est pour ça qu’on se dote d’un plan de réflexion, pour faire le portrait de l’offre actuelle et voir ce qu’on veut offrir. Il y a aussi la question des retraités qu’on va regarder », termine M. Boutin.