Une dizaine de personnes ont reçu un résultat positif de COVID-19 après avoir participé à des partys étudiants au Cégep de La Pocatière et à l’ITA de La Pocatière.
Une dizaine de personnes ont reçu un résultat positif de COVID-19 après avoir participé à des partys étudiants au Cégep de La Pocatière et à l’ITA de La Pocatière.

Éclosion de COVID-19 au Kamouraska: une dizaine de cas liés à des partys étudiants

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une dizaine de personnes ont reçu, mercredi, un résultat positif de COVID-19 après avoir participé à des partys étudiants à La Pocatière, dont l’un qui aurait rassemblé une centaine de fêtards. Puisque ces personnes infectées auraient aussi fréquenté des bars du Kamouraska et de Rivière-du-Loup, la direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent s’attend à ce que d’autres individus reçoivent un diagnostic positif.

Ces fêtes auraient eu lieu au Cégep de La Pocatière et à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), campus de La Pocatière. «Ça ne va pas s’arrêter à dix, craint la conseillère aux relations avec les médias. On a fait des dépistages préventifs et on est encore en attente de résultats pour d’autres étudiants. On s’attend à avoir un nombre plus important.» Ariane Doucet-Michaud anticipe donc que d’autres cas positifs puissent s’ajouter jeudi. 

Elle ignore combien d’étudiants liés à ces fêtes ont subi un test de dépistage, mais elle sait que seulement dans la journée de mardi, 500 tests ont été réalisés au Bas-Saint-Laurent. Selon elle, c’est du jamais-vu dans la région depuis le début de la pandémie.

Appel au dépistage

Le directeur de la santé publique lance un appel auprès de toutes les personnes qui ont fréquenté des fêtes étudiantes et des bars du Kamouraska au cours des dix derniers jours à subir un test de dépistage. «Notre équipe de la santé publique réalise présentement les enquêtes épidémiologiques afin de retracer l’ensemble des cas contacts, indique le DSylvain Leduc. Je réitère la nécessaire collaboration de tous aux enquêtes pour limiter rapidement cette éclosion avant qu’elle n’atteigne les groupes vulnérables de notre communauté.» Il rappelle que toutes les personnes en attente d’un résultat et qui présentent des symptômes de la COVID-19 ou qui ont reçu des consignes d’isolement doivent s’abstenir de participer à tout rassemblement et qu’elles doivent respecter les mesures sanitaires.

«On demande la collaboration des gens parce qu’on a une information très parcellaire, insiste Mme Doucet-Michaud. Ce qu’on sait, c’est qu’il y aurait eu plusieurs fêtes dans la période du 30 août au 6 septembre. On se retrouve avec des gens qui ont fait la tournée des bars et qui sont allés à une fête, puis à une autre. Ce sont des rassemblements privés dans la région de La Pocatière qui ont vraiment débordé.» 

Par ailleurs, plusieurs de ces étudiants sont retournés dans leur famille pendant la longue fin de semaine de la fête du Travail et certains auraient participé à d’autres rassemblements, dont une étudiante qui raconte avoir pris part à une épluchette de blé d’Inde sur une ferme. Par conséquent, la jeune femme, qui désire garder l’anonymat, a été placée en isolement. Cependant, comme les résidents de l’ITA vivent dans des logements partagés par quatre colocataires, elle cohabite avec deux étudiants qui ont contracté le virus.