Julien Boucher et Jean-François Martel montrent le défibrillateur qu’ils ont utilisé. Les autopatrouilles en sont munies depuis quelques années déjà.

Deux policiers ramènent une dame à la vie

Le sang-froid et la rapidité d’agir des patrouilleurs Jean-François Martel et Julien Boucher du Service de police de Saguenay ont été salués par les autorités municipales, il y a deux semaines. Les deux agents, qui patrouillent ensemble depuis quelques années déjà, ont sauvé la vie d’une dame, en décembre dernier, alors que celle-ci était en arrêt cardiorespiratoire. N’eût été l’intervention des policiers, la femme de 67 ans aurait sans doute eu moins de chance.

Le 2 décembre dernier, les deux policiers patrouillent à Jonquière. Ils reçoivent un appel signalant un accident sur la rue Mousseau. On les informe que la conductrice est inconsciente. Rapidement, les policiers se rendent sur place. « Nous étions vraiment proches, on a été là en quelques minutes à peine », raconte l’agent Martel. En arrivant, les policiers constatent que l’accident a sans doute été causé par un malaise, puisque le véhicule est simplement accoté dans le banc de neige et qu’il n’y a pas de trace d’impact.

« Il y avait des citoyens autour du véhicule qui tentaient d’ouvrir les portières, mais c’était barré. Je n’ai pas hésité une seconde à utiliser mon poinçon afin de fracasser la fenêtre. La dame ne respirait plus et elle n’avait pas de pouls. Nous l’avons immédiatement sortie et nous l’avons étendue au sol. Jean-François a commencé les manoeuvres pendant que j’allais chercher le défibrillateur que nous avons dans la voiture de patrouille », a expliqué Julien Boucher.

L’agent Julien Boucher montre le poinçon utilisé pour fracasser des vitres.

Lorsque le défibrillateur a été installé, un choc a été nécessaire, puisque l’automobiliste ne répondait pas aux manoeuvres cardiaques. « Après le premier choc, elle a eu comme un râle et les ambulanciers sont arrivés sur les lieux. Je suis embarqué avec elle dans l’ambulance pour continuer les manoeuvres jusqu’à l’hôpital », a expliqué Julien Boucher.

Julien Boucher et Jean-François Martel patrouillaient à Jonquière lorsqu’ils ont eu un appel signalant un accident. La conductrice était inconsciente.

« Ça nous arrive de faire des manoeuvres sur des gens, mais c’était la première fois qu’on ramenait en quelque sorte quelqu’un à la vie. Ça démontre à quel point le défibrillateur est important. Il faudrait qu’il y en ait dans tous les lieux publics, ça sauve beaucoup de vies », a affirmé Jean-François Martel.

C’était également la première fois que l’agent Julien Boucher utilisait son poinçon, un outil pratique pour fracasser les vitres. Il s’agit d’un petit objet qui ressemble à un crayon et dont la pointe doit être appuyée à la vitre. Un ressort fait ensuite le travail, en provoquant un petit coup à la vitre, qui se fracasse ainsi en plusieurs morceaux minuscules. Cet outil évite de devoir briser une vitre d’une façon qui pourrait causer des blessures. « Je l’ai depuis quelques années, c’est un instrument qu’on s’achète avec nos points si on en veut un, mais ce n’est pas fourni par le service de police. Je l’ai toujours avec moi et ç’a fonctionné super bien, j’ai été assez surpris de l’efficacité » souligne l’agent Boucher.

Quelques jours après leur intervention, Julien Boucher et Jean-François Martel ont tenu à prendre des nouvelles de la dame. En appelant à l’hôpital, ils ont appris qu’elle se portait bien et qu’elle avait eu son congé. « Nous étions contents et soulagés », a affirmé l’agent Martel.

Les deux policiers n’ont pas eu de nouvelles depuis. Ils ne seraient pas mécontents de la rencontrer, si elle le veut, bien entendu.

Honneurs

Les agents Martel et Boucher ont été honorés il y a deux semaines, lors de la séance du conseil de Saguenay. Ils ont été invités à signer le livre d’or de la municipalité.

Leur histoire a également été soumise à la direction de l’École nationale de police de Nicolet, qui remet des médailles chaque année visant à saluer les bons coups des agents québécois.