Mylène Rioux

Des certificats-cadeaux afin de soutenir l’économie locale

Dépenser selon vos habitudes prépandémiques pour soutenir l’économie locale si vous recevez une paie normale. Et ce sans sortir de chez vous.

Pour soutenir les commerçants locaux qui ont été contraints de fermer leurs portes ou qui voient leur achalandage réduit presque à néant, la Sherbrookoise Mylène Rioux a lancé cette initiative. Elle invite tous les privilégiés qui, comme elle, ont encaissé cette semaine un chèque de paie non altéré par la pandémie à encourager une entreprise de la région en lui achetant en ligne un certificat-cadeau.

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« Ce matin, même si ma vie n’a plus rien de normal, j’ai reçu une paie normale. Tout le monde n’a pas cette chance. Alors j’ai décidé que tant que j’aurai ce luxe, je supporterai à ma façon nos entrepreneurs locaux pour qui les prochaines semaines seront difficiles », écrivait récemment sur les réseaux sociaux la directrice générale du Centre d’éducation populaire (CEP) de l’Estrie, invitant ceux qui sont dans la même situation qu’elle à l’imiter.

Elle a opté pour un certificat-cadeau qui lui permettra de manger au centre-ville avant d’aller au cinéma, encourageant deux commerces du même coup, ou du même déboursé.

« Je n’achèterais pas un certificat-cadeau de 1000 $ d’un commerce où je ne vais jamais. Je choisis selon mes habitudes. Si normalement, je vais à ce resto une fois par semaine, j’achète un certificat. Et quand il rouvrira, j’irai deux fois par semaine grâce à mon certificat. Parce que si j’y vais juste une fois, j’aurai juste déplacé ma dépense et le commerçant ne sera pas avantagé », explique Mme Rioux.

« On est plusieurs à avoir une paie, je pense à tous les employés de l’État ou à ceux qui peuvent faire du télétravail. Si tout le monde qui est chez lui et qui dépense moins qu’à l’habitude achète des certificats-cadeaux, ça peut faire une différence », ajoute-t-elle.

Mme Rioux est consciente qu’il y a un risque. Un risque que le commerce ferme définitivement ses portes si la lutte au COVID-19 s’éternise, mais elle considère que le risque en vaut la chandelle. « C’est un risque solidaire », lance-t-elle.