L’absence d’un médecin de garde au CLSC de Paspébiac n’a rien à voir avec la mort de Gérald Cyr.

Décès en Gaspésie : pas la faute de la pénurie de médecins

GASPÉ — L’absence d’un médecin de garde au CLSC de Paspébiac n’a rien à voir avec la mort de Gérald Cyr, décédé d’un infarctus dans la nuit du 23 au 24 novembre 2017, conclut l’enquête de la coroner.

L’homme de 74 ans, en arrêt cardiorespiratoire, «était fort probablement déjà mort à l’arrivée des ambulanciers, sinon peu de temps après», écrit la coroner Renée Roussel. Ses conclusions concordent avec celles de l’enquête interne menée par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie dans les semaines qui ont suivi le décès. Lors de l’appel des ambulanciers à 23h45, l’équipe médecin-infirmières du CLSC les avait dirigé vers l’hôpital de Maria, à 30 minutes de route de plus. Le CLSC s’apprêtait à fermer son urgence à minuit, faute de médecin de garde. 

La coroner ne se penche pas sur le délai d’arrivée des ambulanciers au domicile de M. Cyr, à Bonaventure. Ces paramédicaux étaient sur des horaires de faction, c’est-à-dire qu’ils attendaient les appels de chez eux, et non dans l’ambulance. Le délai de 12 minutes entre l’appel et leur arrivée aurait pu être raccourci, faisaient-ils valoir. Geneviève Gélinas (collaboration spéciale)

Depuis la mort de M. Cyr, le CISSS s’est engagé à assurer la présence d’un médecin en tout temps au CLSC de Paspébiac. Les paramédicaux attendent maintenant les appels dans l’ambulance, en vertu d’un horaire à l’heure.