Selon Michel Laplante, président des Capitales, les Cubains sont motivés plus que jamais à venir jouer contre les équipes de la Ligue Can-Am, surtout que leur tournée servira de préparation pour les Jeux panaméricains qui suivront peu de temps après.

Cuba et le Japon de retour contre la Ligue Can-Am

Après le fiasco de la tournée de la République dominicaine, ces deux dernières années, la Ligue Can-Am a opté pour des valeurs sûres en 2019 en confirmant que les équipes de Cuba et du Japon participeraient à la cinquième série internationale du circuit de baseball indépendant.

La sélection nationale cubaine en sera à une troisième présence dans la Ligue Can-Am après des visites en 2016 et 2017. Même chose pour la sélection de l’île de Shikoku, pionnière du projet, en 2015 et 2016.

Les deux dossiers se sont réglés à des endroits différents, ces derniers jours. D’un côté, le président des Capitales de Québec Michel Laplante était accompagné de représentants de la Ligue à Cuba, la semaine dernière, tandis qu’une délégation japonaise a finalisé le tout au New Jersey, lundi soir.

«Dans les deux cas, la pause d’un an ou deux a fait du bien. On reprend l’expérience, mais de façon différente. Avec les Japonais, on veut en faire un événement de part et d’autre. Pour ce qui est de Cuba, les petits irritants de leur dernière visite seront corrigés, ils sont motivés plus que jamais à venir jouer contre nous, surtout que leur tournée servira de préparation pour les Jeux panaméricains qui suivront peu de temps après», explique Laplante à propos du tournoi qui se tiendra du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.

Il a négocié le tout à La Havane en compagnie du nouveau directeur général de la Ligue, Kevin Winn, ainsi que de Jean Tremblay et Greg Lockhart, qui représentaient quatre équipes, soit Québec, Trois-Rivières, New Jersey et Sussex.

«Le moment est parfait pour Cuba de revenir. Autant pour la fédération, qui veut se reprendre aux Jeux Panam après leurs insuccès à la Coupe du monde, que pour les joueurs, qui pourront faire bonne impression auprès des équipes des ligues majeures. En raison de la nouvelle entente Cuba/MLB, ils peuvent maintenant signer des contrats s’ils performent bien sans avoir à se sauver.»

Contrairement aux années passées, l’équipe nationale cubaine ne court plus le risque de voir un joueur s’exiler puisqu’une équipe du baseball majeur ne pourra embaucher un joueur s’étant exilé.

Saison excitante

Du 14 juin au 4 juillet, les clubs de Cuba et de l’île de Shikoku disputeront une série de trois matchs contre les six équipes de la Ligue Can-Am, soit les Capitales de Québec, les Aigles de Trois-Rivières, les Champions d’Ottawa, les Miners de Sussex, les Jackals du New Jersey et les Boulders de Rockland. Les deux séries à Québec auront lieu du 18 au 20 juin et du 28 au 30 du même mois.

Par le passé, Cuba a conservé des fiches 11-9 (2016) et 5-16 (2017), tandis que le Japon a montré des dossiers de 6-10 (2015) et 8-12 (2016). L’an passé, les équipes de la Ligue Can-Am ont fait banco contre la République dominicaine, les Stars d’Hollywood et le Stockade de Salida avec une fiche cumulative de 32-4 dans ce qui fut la pire tournée internationale jusqu’à présent.

«La saison 2019 s’annonce excitante pour les Capitales. On aime notre calendrier, contrairement à l’an passé où l’on avait regroupé 60 % de nos matchs locaux avant le 25 juin. Il est plus équilibré, on ne joue pas trop souvent pendant le Festival d’été», soulignait celui dont la troupe ouvrira sa saison à Trois-Rivières, le 17 mai. Le premier match de la saison régulière au Stade municipal aura lieu le mardi 21 mai, contre les Jackals.

+

PLUS DE CHANCES DE REVOIR MANDULAY QUE BLANCO

Depuis 2014, les Capitales ont aligné sept joueurs cubains, soit Yordan Manduley (photo), Lazaro Blanco, Yurisbel Gracial, Yuniesky Gurriel, Roel Santos, Alexei Bell et Ismel Jimenez.

La Fédération cubaine de baseball a confirmé aux Capitales qu’ils pourraient à nouveau aligner des joueurs de l’île castriste en 2019. Tandis que l’arrêt-court Yordan Manduley pourrait encore évoluer à Québec, il en va autrement pour le lanceur Lazaro Blanco.

«Il y a plus de chance qu’on revoit Manduley, mais je serais très surpris que Blanco soit de retour avec nous», confiait le gérant des Capitales Patrick Scalabrini.

Mais contrairement aux années passées, la décision de venir à Québec reviendra à chaque joueur et non plus avec l’accord des autorités.

«Comme ils n’ont plus peur que les joueurs s’exilent, ils nous ont dit : choisissez qui vous voulez, mais c’est à chaque joueur de décider d’y aller ou pas. Et ne le prenez pas personnel, mais les salaires offerts sont plus élevés ailleurs. On veut en avoir, mais si certains ont la possibilité de faire plus d’argent ailleurs, c’est correct aussi pour nous», expliquait le président Michel Laplante.

Récemment, le troisième-but Yurisbel Gracial, qui a joué deux saisons avec les Capitales, a signé un autre contrat de plus d’un million au Japon. Le Mexique fait de l’œil à Blanco, notamment.

«Ce que la Fédération cubaine nous dit, c’est qu’on a toujours une très bonne réputation, qu’on est un beau tremplin pour leurs joueurs. Plusieurs ont signé de bons contrats après leur passage à Québec et d’autres sont devenus encore meilleurs, comme Manduley (2018) et Yuniesky Gurriel [2015], qui ont tous les deux remporté le championnat des frappeurs de la Ligue», dit Laplante.

Depuis 2014, les Capitales ont aligné sept joueurs cubains, soit Manduley, Blanco, Gracial, Gurriel, Roel Santos, Alexei Bell et Ismel Jimenez. «J’aimerais en avoir trois, mais si je ne peux pas avoir les trois premiers sur ma liste, peut-être que je vais me limiter à deux, surtout qu’ils partiront pendant un mois pour les Jeux panaméricains», précisait Scalabrini.