Julie Arsenault a plaidé coupable à l’accusation de vol qualifié par le biais de la complicité. Elle a présenté ses excuses à la victime et à sa famille.

Complice d’un vol qualifié sur un octogénaire

Une ex-toxicomane reconnaît sa participation dans le brutal passage à tabac d’un homme de 85 ans, à Sainte-Foy.

Très tôt le 8 août 2017, Arsenault et Gosselin se rendent près du centre commercial Plaza Laval. Selon la narration faite par le procureur de la Couronne Me Simon-Pierre Lavoie, Arsenault est au volant. Elle sait qu’Alain Gosselin est armé d’un bâton de baseball. «Il y avait des couteaux partout dans la maison et je n’avais pas le choix de suivre», affirmera celle qui dit avoir été victime de violence conjugale.

À cette heure matinale, Gosselin ne croise aucun client près du guichet automatique, ni à la caisse populaire ni à la banque.

Bientôt, Alain Gosselin aperçoit un homme âgé de 85 ans qui marche vers sa résidence, non loin de là. Gosselin va suivre sa cible jusque dans le vestibule de l’immeuble. Et là, toujours selon la preuve de la poursuite, Gosselin aurait donné quatre ou cinq coups de bâton de baseball à l’homme âgé. La victime a eu l’omoplate fracturée, a eu des saignements abondants et a dû être hospitalisée plusieurs jours.

Gosselin n’a finalement rien volé à l’octogénaire, qui n’avait pas d’argent sur lui. Deux infirmières qui passaient par là ont appelé la police. 

Arsenault a été arrêtée le soir même. Le groupe tactique d’intervention de la police de Québec a procédé à l’arrestation de Gosselin le lendemain. Il a été accusé pour ce vol qualifié et pour d’autres infractions du même genre.

Julie Arsenault a plaidé coupable à l’accusation de vol qualifié par le biais de la complicité. Elle a présenté ses excuses à la victime et à sa famille.

Le procureur de la Couronne et l’avocat de défense Me Elliot Girard-Tremblay ont suggéré à la juge Réna Émond d’imposer à Julie Arsenault une peine de 20 mois de détention. La juge de la Cour du Québec a estimé raisonnable cette proposition de peine, qui tient compte des antécédents judiciaires de la femme, de la gravité du crime, mais aussi du fait qu’elle était sous l’emprise de son conjoint au moment de poser les gestes.

Le dossier d’Alain Gosselin reviendra à la cour cet été.