Pour sa première expérience de doublage, Cloé Racine devient l’une des voix québécoises de la mégaproduction américaine­ «Histoire de jouets 4».

Cloé Racine, la Bonnie d’«Histoire de jouets 4»

Si l’envie vous prend d’aller voir «Histoire de jouets 4» au cours des prochaines semaines, tendez une oreille attentive au personnage de Bonnie. Derrière la fillette timide, à qui appartiennent désormais Woody, Buzz et compagnie, se cache la voix de la Granbyenne Cloé Racine.

Tenue au secret depuis des mois, la jeune comédienne a enfin pu dévoiler, cette semaine, sa participation à cette grande production. « Je n’avais pas le droit de le dire jusqu’à la sortie du film. Même le projet était secret ; on l’appelait Thunderbird. »

Quand La Voix de l’Est est allée à sa rencontre, vendredi, au beau milieu des célébrations de fin d’année à l’école du Phénix qu’elle fréquente, la demoiselle ne semblait pas faire grand cas de son statut de « vedette ». En fait, à part la bande-annonce, Cloé n’avait encore ni entendu ni vu le film, sorti jeudi au Québec.

Celle qu’on a notamment pu voir dans Les Simone, Ruptures et des publicités de L’Aubainerie, Canadian Tire et Val Nature n’avait jamais fait de doublage avant Histoire de jouets.

C’est elle-même qui a demandé à passer une audition... avant d’apprendre qu’elle avait finalement le « rôle ». « J’avais vu les films Histoire de jouets et j’ai des jeux vidéo [de la franchise] à la maison... J’ai beaucoup aimé cette série, alors j’étais vraiment excitée et heureuse d’être choisie ! »

Et pour ce baptême de feu, le hasard a bien fait les choses. Sa petite Bonnie, qui fait sa grande entrée à la maternelle, semble tout à fait adorable ! « C’était cool, car Bonnie est un beau personnage. Elle a 5 ans, elle adore jouer, elle est très joyeuse et elle a de l’énergie à revendre. C’est une petite fille intense ! »

— Un peu comme toi, Cloé ?

— Un peu !

Deux séances ont été nécessaires pour donner vie à Bonnie, soit un peu plus de trois heures. À sa première présence en studio, Cloé a même croisé l’humoriste François Bellefeuille qui, pour l’occasion, a prêté sa voix à Fourchette, le nouveau jouet fabriqué par Bonnie.

« Cloé a aussi eu la chance de faire une séance d’observation de doublage avec Ludivine Reding pour Les Foster (The Fosters) », ajoute sa mère, Marilène Bédard.

La dame souligne d’ailleurs à quel point le doublage est un « domaine spécial ». « Si tu ne fais pas partie du bassin de doubleurs professionnels, c’est rare d’être choisi. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire du doublage. Cloé est dans le processus depuis un an et demi. Mais elle n’a pas lâché ; elle a même suivi des cours de diction une fois par semaine à Montréal », dit-elle, en soulignant que sa fille amorce mardi un stage de doublage à l’Institut national de l’image et du son (INIS) où seulement quatre ou cinq candidats sont choisis chaque année. « Ça devrait lui ouvrir des portes. »

Quand on lui demande comment fonctionne une séance de doublage, la fillette de neuf ans compare la chose à un karaoké. « Tu vois l’image défiler devant toi et tu parles quand c’est ton tour ! »

L’important, dit-elle, est surtout de bien articuler. « Il ne faut pas que ça paraisse que c’est lu. Il faut avoir l’air vrai et très naturel... et parler en français international », termine la comédienne en nous offrant une réplique de son personnage.

Ninja en plus

Pour Cloé Racine, cette passion pour le jeu est presque égale à sa passion pour le sport. Elle a pratiqué la gymnastique, elle fait de la natation et se prépare maintenant à participer au championnat mondial Ultimate Ninja Athlete Association. Lors de cette compétition, qui se déroulera du 26 au 28 juillet au Minnesota, elle fera partie des plus jeunes concurrents.

« J’aime faire du sport parce que j’ai beaucoup d’énergie à dépenser. Le Ninja Warrior n’est pas un sport comme les autres ; c’est individuel, mais il y a une équipe derrière toi. Ça crée une belle alliance », dit-elle.

Il faut non seulement être fort physiquement, mais aussi mentalement, ajoute la petite guerrière. « Des fois, j’ai peur, mais c’est pas si pire ! »