La Corporation des cimetières catholiques de Chicoutimi a aménagé un cimetière écologique, à Saint-Honoré.

Cimetière Saguenay: 320 terrains écologiques [VIDÉO]

La Corporation des cimetières catholiques de Chicoutimi met en vente 320 emplacements pour des inhumations écologiques dans le Cimetière Saguenay, situé à Saint-Honoré. La corporation est la première à offrir ce service au Saguenay-Lac-Saint-Jean et une des rares à le faire au Québec.

Dans les faits, ceux qui désirent un dernier repos dans le respect de leurs valeurs environnementales auront trois alternatives. Ils peuvent faire l’acquisition d’un des 300 emplacements disponibles pour l’inhumation d’une urne biodégradable. Une vingtaine de terrains sont réservés pour mettre des cercueils de conception écologique sous terre. Il est aussi possible de tout simplement disperser les cendres du disparu dans un jardin prévu à cet effet. La corporation installe ensuite une plaque en aluminium sur un monument central pour que les proches de la personne décédée puissent se recueillir.

Si la corporation aménage ce nouveau secteur du cimetière de Saint-Honoré depuis un an, la première inhumation verte a eu lieu seulement la semaine dernière. Les quelque 300 terrains ne sont d’ailleurs pas tous encore aménagés. On attend de voir la demande du public avant de procéder à une seconde phase.

L’entretien des lots écologiques se fait de manière plus naturelle.

Tendance

Le directeur général de la Corporation des cimetières catholiques de Saguenay, Alain Girard, explique qu’il a senti une tendance se dessiner et qu’il a voulu prendre les devants.

« Au Québec, on sent que c’est quelque chose qui s’en vient. Dans les 20 ou 30 prochaines années, on va parler encore plus d’environnement. On a voulu être un peu innovateur. La corporation a déjà vendu trois terrains et beaucoup de gens appellent pour s’informer », indique M. Girard, qui précise que la corporation vend annuellement de 25 à 30 emplacements dans ses quatre cimetières.

Même si les exemples ne sont pas nombreux, la corporation s’est inspirée de ce qui se faisait ailleurs pour concevoir son cimetière écologique. Une autre coopérative funéraire en Estrie qui offre des mises en terre similaires a servi de modèle.

Une première inhumation a eu lieu la semaine dernière.

Les enterrements verts sont moins dispendieux, principalement en raison de l’entretien après l’inhumation qui est moins complexe. « C’est fait de façon naturelle. La famille sauve de l’argent au courant des années. On vient de baisser les coûts de façon importante », ajoute M. Girard.

Un arbre est planté le jour de l’inhumation sur les emplacements du cimetière, qui ont une dimension d’environ un mètre carré.

Habitudes

La coopérative funéraire a réajusté le tir pour s’adapter aux nouvelles réalités du monde funéraire. Au cours des dernières années, les habitudes ont changé dans la manière dont on dispose des morts.

Un arbre est planté sur l’emplacement, le jour de l’enterrement.

De moins en moins de personnes se font inhumer de façon traditionnelle, soit dans un cercueil qu’elles ont acheté. Seulement une personne sur dix choisit de vivre le repos éternel de cette manière.

Selon Alain Girard, l’incinération est maintenant devenue la norme : 90 % des personnes décédées demandent aujourd’hui d’être réduites en cendres après leur mort. De ce nombre, sept personnes sur dix louent un cercueil lors de l’exposition dans un salon funéraire.