Après quatre saisons passées dans l'Ouest, Christophe Normand débarque à Montréal.

Christophe Normand s'entend avec les Alouettes

Après quatre saisons passées dans l’Ouest du pays, Christophe Normand rentre à la maison. Le Bromontois a signé un contrat de deux ans avec les Alouettes mardi à l’occasion de l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la Ligue canadienne de football.

« Je suis tellement heureux !, a lancé Normand, qu’on a rencontré chez lui. Jouer à Montréal, avec les Alouettes, ça représente beaucoup pour moi. Je suis heureux, je suis excité ! »

Normand a d’abord disputé trois saisons avec les Blue Bombers de Winnipeg avant de se retrouver avec les Eskimos d’Edmonton en 2018. Mais l’expérience Edmonton n’a pas été concluante.

« Les Eskimos m’ont fait une offre. Mais j’étais réticent à retourner là-bas et ça m’aurait pris pas mal plus que ce qu’ils m’offraient pour que je dise oui. »

À la fin de la dernière saison, en entrevue à La Voix de l’Est, Normand avait vaguement évoqué des problèmes linguistiques dans le vestiaire des Eskimos.

Un rêve

Christophe Normand réalise ni plus ni moins un rêve en débarquant chez les Alouettes.

« Si je suis aujourd’hui un professionnel du football, c’est en partie grâce aux Alouettes, a-t-il avoué. Plus jeune, quand j’étais ado, j’ai assisté à plusieurs matchs de l’équipe à domicile, j’ai participé au camp de Bruno Heppell, j’ai rencontré Steve Charbonneau et Matthieu Proulx quand ils sont venus à mon école, etc. Les Alouettes ont été une grande inspiration pour moi. »

L’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval sait qu’il se joint à une équipe qui n’a pas participé aux séries éliminatoires depuis 2014 et qui a perdu un nombre plutôt impressionnant de matchs au cours des dernières années.

« J’ai consulté la liste des joueurs autonomes quand elle a été publiée et ce sont les Alouettes qui avaient le plus de joueurs sous contrat. C’est un signe de stabilité, un bon signe en ce qui me concerne. Le club possède des quarts de qualité et ça, c’est important. L’organisation me semble sur la bonne voie. »

Dans la même veine, Normand rappellera que les Blue Bombers n’avaient pas fait les séries « depuis cinq ou six ans » quand il s’est joint à l’équipe à l’époque.

Mais même s’il est heureux à l’idée de jouer à Montréal, devant famille et amis, il affirmera qu’il a apprécié ses années dans l’Ouest.

« Le football canadien, dans l’Ouest, c’est gros, c’est une religion, c’est quelque chose que je suis content d’avoir vécu. Là-bas, même quand tu perds, les amateurs sont là. Dans l’Est, ça prend des victoires. »

«J'ai hâte au camp»

À Edmonton comme à Winnipeg, Christophe Normand a été utilisé comme centre-arrière et sur les unités spéciales. Puisqu’il n’avait pas encore discuté avec les gens des Alouettes au moment de l’entrevue, il ne savait trop encore ce que le directeur général Kavis Reed et l’entraîneur en chef Mike Sherman avaient en tête pour lui.

« Je suis Canadien, je suis polyvalent, je peux jouer sur les unités spéciales, je peux capter le ballon, a-t-il souligné. Autrement dit, je sais que je peux être utile aux Alouettes. J’ai hâte au camp d’entraînement, j’ai hâte de leur montrer ce que je sais faire. »

La saison dernière, Normand a réussi sept plaqués sur les unités spéciales et a capté trois passes. En 57 matchs en carrière, il a capté 13 passes et a porté le ballon à 11 reprises.

Mardi soir, l’athlète de 27 ans attendait de la famille et des amis à la maison. Il y avait clairement de quoi fêter.

« C’est une belle journée. Une très belle journée même ! », a-t-il conclu.