Pas un, mais deux véhicules se sont renversés sur le pont Pierre-Laporte en raison des forts vents, les accidents ont bloqué l’accès en direction sud pendant plusieurs heures.

Camions renversés sur le pont Pierre-Laporte : situation évitable?

Est-ce qu’on aurait pu limiter l’accès au pont Pierre-Laporte pour les poids lourds, afin d’éviter des heures d’embouteillage à Québec?

Le trafic de vendredi soir a fait grogner des centaines d’automobilistes. Pas un, mais deux véhicules se sont renversés sur le pont Pierre-Laporte en raison des forts vents, les accidents ont bloqué l’accès en direction sud pendant plusieurs heures. Traverser sur la Rive-Sud devenait tout un défi. 

À Trois-Rivières, l’accès au pont Laviolette a été interdit aux véhicules lourds pour une partie de la journée, en raison des vents violents. 

«Il y a toujours des post-mortem à la suite d’épisodes de sécurité civile. Il y aura une analyse rétroactive qui sera faite de la situation. Si on peut s’améliorer, on veut toujours le faire», a commenté la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, lors d’un point de presse samedi matin.

Si son ministère met en branle les corps policiers pour chaque intervention, c’est le ministère des Transports (MTQ) qui prend les décisions de limiter ou non l’accès aux ponts. 

Facile de dire «on aurait pu»

Le ministère des Transports suit un plan d’intervention clair lors d’épisodes de vents violents. Des anémomètres vérifient la force des vents, puis des gestes sont posés en fonction des résultats. 

«Les vents soutenus n’étaient pas assez forts pour intervenir. On a vu ensuite que ce sont les bourrasques qui ont fait des problèmes», soulève Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ. 

Les vents soufflés à Québec dans le secteur des ponts ont atteint 118 km/h, alors qu’on parlait de 130 km/h pour Trois-Rivières et le pont Laviolette. 

«Et on ne ferme pas le pont si on intervient, on fait de la circulation par convoi. Du côté du vent, on met les camions chargés. Du bord protégé, on met les camions allégés. L’opération crée aussi des ralentissements. Ce sont des décisions qui sont lourdes à prendre. Dans tous les cas, la circulation allait être difficile», indique le porte-parole.

La circulation par convoi a d’ailleurs été demandée lorsque les voies ont été débloquées sur le pont vendredi, après que le camion renversé ait été déplacé.  

M. Paradis insiste pour dire que la situation de vendredi était exceptionnelle, il est rare que les camions se renversent à cause du vent. Les Québécois ont été «malchanceux», les accidents sont survenus en pleine heure de pointe, un vendredi. Si la tempête automnale avait frappé la région un samedi, les conséquences sur la circulation auraient été moins importantes.

Même que souvent, le pont de Québec représente un «protecteur» pour le pont Laporte, si les vents soufflent du bon côté. Problème supplémentaire : les vents n’arrivaient pas du côté qui pouvait être favorable. 

«Le sort a joué contre nous», conclut M. Paradis. Une journée comme vendredi ne devrait pas se répéter de si tôt.