Blessing Dugbeh

Blessing Dugbeh ne témoignera pas à son procès

Blessing Dugbeh ne sera pas entendu lors de son procès pour l’agression sexuelle en groupe dont il est accusé à Sherbrooke.

Au jour 4 de son procès, jeudi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke pour les gestes commis sur une adolescente de 15 ans, l’accusé de 21 ans a annoncé qu’il ne présentera pas de défense.

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Après la conclusion de la preuve par la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf, l’avocat de la défense Me Guy Plourde a annoncé qu’il n’appellera pas de témoin à la barre.

Contre-interrogatoire

L’adolescent de 16 ans présent lors de l’agression sexuelle en groupe qui avait entrepris son témoignage, mercredi, a subi son contre-interrogatoire.

À la fin de celui-ci, l’adolescent, qui se trouve en garde fermée en Centre jeunesse, a confié ses craintes concernant les répercussions de son témoignage.

« Je m’inquiète de ce qui peut m’arriver une fois dehors quand j’aurai fini ma sentence », a signalé le témoin.

En contre-interrogatoire, le témoin affirme avoir relu sa déclaration avant de témoigner des événements du 12 février 2017.

Son témoignage a été ponctué de nombreux éléments dont il se souvenait moins, tant sur les lieux, les détails des événements, le temps que les gens présents.

Il connaissait Blessing Dugbeh depuis deux ans avant cette soirée. Il soutient que ce n’était pas un grand ami.

« Je le voyais dans des fêtes ou dans des cheeling. J’allais aussi le voir à son appartement », signale l’adolescent.

Il infirme certains rapports sexuels que la victime allègue avoir eus avec lui dans la chambre où est survenue l’agression sexuelle en groupe.

Il continue cependant à affirmer que l’accusé a forcé la victime alléguée à lui faire une fellation.

« Je l’ai vu mettre son pénis dans sa bouche », affirme le témoin mineur.

L’adolescent a mentionné qu’il avait plaidé coupable dans une autre affaire d’agression sexuelle en groupe commise en mai 2017. Il est détenu pour cette affaire.

Il n’a pas été accusé pour les gestes de février 2017. L’adolescent affirme qu’il ne protège personne lors de son témoignage et qu’il dit la vérité.

Une paire de jeans déposée en preuve

Seul accusé majeur au moment des événements allégués, Blessing Dugbeh, 21 ans, a subi son procès concernant des accusations d’agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans, de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure ainsi que de menaces de mort et de harcèlement entre février et avril 2018.

Des photos prises avec la victime alléguée et déposées en preuve le placent sur les lieux des gestes allégués.

Une paire de jeans remise par la victime après sa déclaration vidéo, soit un an après l’agression alléguée, a été déposée comme pièce à conviction.

La victime alléguée avait témoigné que ses pantalons avaient été étirés par les personnes qui tentaient de les lui enlever, dont Blessing Dugbeh.

« Du côté des hanches les coutures sont revenues sur elle comme quand on étire une balloune », mentionne l’enquêteur Mathieu Sirois de la Sûreté du Québec qui a déposé cette preuve.

Il mentionne que la paire de pantalon appartenant à la victime alléguée n’a pas été analysée pour y trouver des traces d’ADN ou autre chose.

Les deux avocats présenteront leurs arguments à la juge Desgens vendredi matin.