Youri Blais-Skorvaga devra purger en prison les neuf derniers mois de sa peine après avoir manqué pour une neuvième fois à ses conditions de détention dans la collectivité.

Blais-Skorvaga bousille ses chances et va en prison

Youri Blais-Skorvaga a bousillé les chances que le tribunal lui avait laissées.

Le tribunal a ordonné, mardi, son emprisonnement pour les neuf mois qui restaient à purger à sa peine de détention dans la collectivité. Blais-Skorvaga a manqué pour une neuvième fois à ses conditions de détention dans la collectivité.

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Youri Blais-Skorvaga encore recherché

Youri Blais-Skorvaga a été retracé mercredi soir

En avril 2017, il avait plaidé coupable à une fraude de moins de 5000 $ à l’endroit d’une personne âgée de son entourage, des méfaits, des voies de fait simple, la possession simple de cannabis et des bris de conditions.

Il a reconnu qu’il effectuait des commissions pour sa victime, mais en profitait pour garder des sommes sans son consentement en effectuant des retraits plus importants que ce qui lui était autorisé. Les gestes qu’il a reconnus sont survenus entre janvier 2014 et juillet 2016.

Une peine de 18 mois de détention dans la collectivité où il était assigné 24 heures par jour à son domicile pour les neuf premiers mois et où il devait respecter un couvre-feu avait par la suite avait été imposé.

Devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec, mardi, il a plaidé coupable aux bris d’ordonnance de sursis. Il a pris le chemin de la prison pour le reste de sa peine.

Lors d’une permission de sortie dans une maison de thérapie, Blais-Skorvaga est revenu en retard. Devant l’évidence qu’il allait être dénoncé, il a eu peur des conséquences. Il est alors parti en cavale une semaine.

Youri Blais-Skorvaga avait mis moins de six mois avant de briser une première fois l’engagement qu’il avait pris devant le tribunal.

En octobre 2017, un premier bris d’ordonnance de sursis l’avait privé de sa liberté pour 60 jours. Blais-Skorvaga avait été rattrapé par les autorités après une dizaine de jours de cavale.

Avant même d’être condamné, il avait fait faux-bond à la justice. À l’automne 2016 puis en 2017, il avait quitté le centre de thérapie où il devait résider.

C’est Me Christian Raymond qui assurait sa défense.