Chantale Cyr, directrice générale du Centre de service scolaires des Rives-du-Saguenay.
Chantale Cyr, directrice générale du Centre de service scolaires des Rives-du-Saguenay.

Après une longue lutte, Chantale Cyr a tourné la page

Emilie Gagnon
Le Quotidien
« J’ai fait preuve de beaucoup de résilience. Je pense que la volonté des gens en place m’a permis de passer à autre chose, j’ai mis ça derrière moi », affirme la directrice générale du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay (CSSRS), Chantale Cyr, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien, jeudi, en parlant de sa réintégration à son poste.

Depuis son retour à la tête du CSSRS, Chantale Cyr confirme travailler dans une ambiance de collaboration. « Je pense que les gens ont vu que je ne revenais pas dans un esprit de vengeance. Et d’ailleurs, je l’ai toujours dit... j’aimais ce que je faisais et j’aime ce qui se passe dans nos écoles. Je trouve que les gens innovent énormément. C’est une belle commission scolaire », lance Chantale Cyr, elle qui se dit vraiment heureuse de retourner y travailler.

Elle l’avoue également, la COVID-19 a facilité les choses. « Nous n’étions pas tout le monde en présentiel ». En effet, depuis le début de la pandémie, les gens se rencontrent surtout en visioconférence. Le fait qu’il y ait de nouvelles directions de services en place depuis son départ amène du sang neuf au sein du CSSRS, croit-elle.

Jugement

Rappelons que dans le cadre d’un jugement rendu le 30 septembre dernier, le juge Guy Roy, du Tribunal administratif du travail, reconnaissait que Chantale Cyr avait été congédiée illégalement, en plus d’avoir été victime de harcèlement psychologique. Tandis qu’elle demandait à être réintégrée dans ses fonctions, l’organisme qu’on appelait alors la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay jugeait son retour au travail « impossible ».

Quelques mois plus tard, soit le 11 mars dernier, le juge Roy avait ordonné la réintégration de Chantale Cyr dans son poste de directrice générale dans les huit jours suivant la décision. Ce dernier avait également indiqué qu’une firme devait l’accompagner dans tout le processus de retour au travail. Chantale Cyr avait finalement réintégré son poste le 23 mars.

La cliente de Me Éric Le Bel avait également reçu 50 000 $ à titre de dommages pour atteinte à sa réputation et un montant de 172 613,43 $ pour les déboursés et les honoraires d’avocats à laquelle elle avait droit. Le juge ordonnait également le versement de la différence entre les prestations et la CNESST et son salaire, ses avantages et ses bénéfices contenus dans son contrat de travail.