Les documents de la Société québécoise des infrastructures au sujet des trois appels d’offres ne sont pas clairs, et le cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a refusé de répondre à nos questions, mardi.

Appels d'offres de 1 milliard $ pour la construction de 30 maisons des aînés

Trois appels d’offres pour la construction de 30 «maisons des aînés» et «pavillons alternatifs» comprenant 2600 nouvelles places ont été lancés cette semaine par la Société québécoise des infrastructures (SQI). Les bâtiments devront être mis en service au plus tard en septembre 2022. Coût total estimé pour l’ensemble des maisons : 1 milliard $.

Les 30 maisons des aînés et pavillons alternatifs seront répartis dans toutes les régions administratives de la province, peut-on lire dans les appels d’offres. 

Les services professionnels demandés seront confiés à trois firmes distinctes spécialisées en architecture, en génie civil et structure, et en génie mécanique et électrique. «Leur rôle sera de préparer la documentation requise pour environ 30 projets à l’étape de démarrage et d’assurer le suivi et le contrôle de la qualité durant les phases de planification et de réalisation des projets octroyés à des tiers», précise la SQI.

Les trois firmes sélectionnées auront également la responsabilité «de concevoir et de réaliser de quatre à huit projets de maisons des aînés et pavillons alternatifs». 

Pourquoi «quatre à huit projets»? Les maisons des aînés et pavillons alternatifs seront-ils tous des constructions neuves? Et qu’est-ce qu’un pavillon alternatif? Les documents de la SQI ne sont pas clairs, et le cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a refusé de répondre à nos questions, mardi. 

«Le dossier des maisons des aînés suit son cours. L’intention du gouvernement est claire : créer 2600 places en maison des aînés d’ici la fin du mandat actuel. Le concept de maison des aînés sera dévoilé en temps et lieu et tous les détails suivront», nous a simplement répondu l’attaché de presse de la ministre Blais, Marjaurie Côté-Boileau.  

«Plus près» d’un domicile

Le concept mis de l’avant par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a pour objectif «de créer des milieux de vie qui se rapprochent le plus possible d’un domicile», «d’éviter la ressemblance avec les milieux institutionnels» et «de favoriser l’implication de la communauté», peut-on lire dans les appels d’offres.

Plus particulièrement, la maison des aînés imaginée par le ministère «doit être organisée avec le principe de l’avant-scène et de l’arrière-scène», précise la SQI. «Tous les services logistiques nécessaires au bon fonctionnement de la maison des aînés doivent être dissimulés en arrière-scène», écrit-elle.

À l’avant-scène, on retrouvera des «maisonnées», avec salons, salles à manger et chambres des résidents, entre autres. Chaque maisonnée comprendra un maximum de 14 résidents. Idéalement, le ministère privilégie «une organisation variant entre 6 et 10 résidents ayant des caractéristiques similaires», peut-on lire dans un document de travail joint aux appels d’offres. 

«Les espaces extérieurs viennent compléter les aménagements de la maison des aînés. Ces espaces doivent être facilement accessibles aux résidents, en plus d’y permettre une interaction avec la communauté», ajoute la SQI.

Les documents mentionnent également que «selon les besoins du MSSS, les maisons des aînés et pavillons alternatifs devront être conçus par multiples qui sont à définir, par exemple pour accueillir 32, 64, 96 ou 128 résidents». 

On souligne également que le gouvernement Legault a «exprimé la volonté d’identifier les maisons des aînés et pavillons alternatifs à l’aide d’une signature distinctive». «L’équipe de projet devra développer […] des propositions de signature qui permettront de distinguer les nouvelles réalisations», précise-t-on.