Michel Venne en mars 2012

Accusé d'agression sexuelle, Michel Venne plaide non coupable

L’ancien journaliste du Devoir et ex-directeur de l’Institut du Nouveau Monde Michel Venne a comparu mercredi matin au palais de justice de Québec pour être accusé d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle sur une adolescente de 17 ans qui était son employée, à l’été 2008.

L’avocate de défense Me Lida Sara Nouraie a enregistré au nom de son client, absent, un plaidoyer de non-culpabilité. 

Selon l’acte de dénonciation, les faits reprochés se seraient déroulés entre le 1er juillet et le 31 août 2008, à Québec. La plaignante travaillait à INM pour l’été et était sous l’autorité de Michel Venne, d’où l’infraction d’exploitation sexuelle. 

L’Institut du Nouveau Monde tient chaque année une «université d’été» pour les jeunes de 15 à 35 ans et fait de l’éducation à la citoyenneté. Michel Venne a rompu ses liens avec l’organisme en 2017.

Le dossier judiciaire a été reporté au 11 septembre à l’étape de l’orientation. Michel Venne n’aura pas à être présent. Un accusé peut se faire représenter par son avocat tout au long des procédures, jusqu’à la tenue de l’enquête préliminaire ou du procès.

L’écrivain âgé de 58 ans avait fait l’objet d’un mandat d’arrestation en mai. Il demeure en liberté durant les procédures. 

Venne devra respecter une promesse lui interdisant de communiquer avec la présumée victime et avec un témoin ainsi que de se trouver au domicile de la plaignante. 

À l’époque de la dénonciation publique de la plaignante, Michel Venne avait nié sur sa page Facebook avoir commis une agression sexuelle.

Une ordonnance de non-publication protège l’identité de la plaignante.

Le Code criminel prévoit une peine minimale de 45 jours pour l’accusation d’exploitation sexuelle. À l’époque de l’infraction alléguée, il n’y avait pas de peine minimale pour l’infraction d’agression sexuelle.