240 heures de travaux communautaires pour avoir cassé le bras de son bébé

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Une mère de 24 ans reconnue coupable de voie de fait causant des lésions sur son bébé de quatre mois a écopé de 240 heures de travaux communautaires, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi. La femme, qui ne peut plus avoir de contacts avec sa fille depuis les événements, lui avait cassé le bras en l’agrippant trop fort, en décembre 2019.

La jeune mère avait plaidé coupable, en février dernier, devant le juge de la Cour du Québec, Pierre Lortie. À ce moment, la défense, représentée par Me Julien Boulianne, et la Couronne, représentée par Me Nicole Ouellet, avaient demandé la confection d’un rapport présentenciel assorti d’un rapport Gladu, puisque l’accusée est d’origine autochtone. Ce genre de rapport permet de déterminer une peine en fonction de la réalité de chaque accusé. Les rapports, qui ont été jugés positifs à l’égard de l’accusée par le tribunal, ont démontré qu’elle avait eu une enfance difficile et qu’elle regrettait amèrement son geste qui n’était ni planifié ni volontaire.

Lors des événements, la femme avait tenté de calmer la petite qui pleurait, mais en vain. Elle l’avait finalement agrippé assez fort pour lui causer une fracture au bras. Fait aggravant, la femme avait ensuite voulu mettre la faute sur le dos du père, mais elle a finalement admis la vérité aux policiers.

La petite fille a été retirée du foyer familial et la mère n’a toujours pas le droit de visite, ont expliqué les procureurs. L’accusée doit suivre un programme de suivi avec la Direction de la protection de la jeunesse.

Les rapports ont également démontré que l’accusée n’avait pas de problème de consommation.

Les deux parties en étaient venues à proposer une suggestion commune de 240 heures de travaux communautaires, soit le maximum permis.

La mère sera également soumise à une période de probation de deux ans.