Justice et faits divers

Québec annonce une aide d'urgence de 1 million $

En visite à Gatineau, le premier ministre Philippe Couillard a annoncé samedi matin l'octroi par le gouvernement du Québec d'une aide d'urgence de 1 million $ à la Croix-Rouge afin de venir en aide aux sinistrés de la tornade de force 2 qui a frappé la région.

Les fonds pourront servir au logement d'urgence et pour l'achat de nourriture, par exemple. 

M. Couillard en a fait l'annonce après avoir visité une partie de la zone sinistrée dans le secteur Mont-Bleu, en compagnie du maire Maxime Pedneaud-Jobin, de la directrice générale de la Ville, Marie-Hélène Lajoie, des députés libéraux de la région, du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux ainsi que du chef du Parti québécois (PQ) et de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, qui a lui aussi fait une pause dans sa campagne électorale en raison des circonstances exceptionnelles. 

Les élus, visiblement émus par ce qu'ils ont vu sur le terrain, se sont adressés aux médias lors d'un point de presse à l'intersection du boulevard Mont-Bleu et de la rue Daniel-Johnson. Ils avaient un peu plus tôt participé à une rencontre avec le maire Pedneaud-Jobin et les intervenants de la sécurité civile au Cégep de l'Outaouais, qui sert actuellement de centre d'hébergement temporaire pour les sinistrés.

Philippe Couillard doit se rendre cet après-midi dans la municipalité de Pontiac, où les orages violents ont aussi causé d'importants dégâts.

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) François Legault et la co-porte parole de Québec solidaire, Manon Massé, doivent de leur côté s'amener à Gatineau vers 16h. Leur itinéraire exact n'est pas encore connu.

Justice et faits divers

Tornade: Couillard, Legault, Lisée et Massé débarqueront à Gatineau

Les autorités municipales continuent de mettre les bouchées doubles, samedi matin, afin de permettre à un plus grand nombre de sinistrés de regagner leur domicile le plus rapidement possible.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a indiqué que les pompiers ont travaillé toute la nuit afin de sécuriser le secteur touché, vendredi, par le passage de la tornade de catégorie 2 dans le secteur du Mont-Bleu. «Ils ont classifié les édifices par degré de dangerosité, dit-il. Il y a des édifices où les gens pourront retourner, d’autres où ils pourront retourner chercher des effets personnels, mais sans pouvoir y demeurer, et certains bâtiments sont trop dangereux pour même y avoir accès.»

Au courant de la journée, les sinistrés seront rencontrés par les autorités afin de leur indiquer la marche à suivre pour réintégrer leur logement. «On est en train de planifier cette opération, on va leur expliquer la mécanique et ce qui va se passer dans les prochains jours.» Le maire précise avoir un portrait provisoire de la situation, mais la Ville n’est pas encore disposée à en dévoiler les détails.

Quatre chefs en ville

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le ministre de la Sécurité publique sont attendus au Cégep de l’Outaouais vers 10h. Ils rencontreront les autorités municipales pour avoir un portrait de la situation. Une visite du quartier touché est ensuite prévue. Les sinistrés devraient obtenir plus d’information quant à l’aide gouvernementale qui pourrait être disponible. 

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, celui de la Coalition avenir Québec, François Legault, ainsi que la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, doivent aussi débarquer à Gatineau au cours de la journée. M. Lisée est attendu aussi en avant-midi, tandis que les détails ne sont pas encore connus pour M. Legault. Les trois chefs de partis feront ainsi une trêve dans leurs activités de campagne afin de venir s’enquérir de la situation dans le Mont-Bleu. 

Changements climatiques

Le maire Pedneaud-Jobin, dont la ville a été particulièrement touchée par les éléments qui se déchaînent depuis un an voit dans ces événements une preuve de plus que les changements climatiques sont bien réels. «Les pluies diluviennes de juillet étaient dans les cinq pires depuis 90 ans, note-t-il. Les inondations du printemps 2017 sont les pires depuis qu’on prend des statistiques. Et là, on a une tornade de catégorie 2. Ceux qui disent que les changements climatiques n’existent pas ne vivent pas sur la même planète que les Gatinois.»

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Justice et faits divers

Lendemain de tornade : les pannes d'électricité sont nombreuses et des centaines de personnes déplacées

Plus d’un quart de million d’abonnés des compagnies d’électricité dans la région de la capitale fédérale étaient toujours privés de courant samedi matin à la suite du passage dévastateur d’une tornade à Ottawa et à Gatineau, en fin d’après-midi, vendredi.

Au bilan de 11h, Hydro Ottawa rapportait qu'environ 145 000 clients étaient sans électricité en raison de 200 pannes sur son réseau. Dans l’Est ontarien, Hydro One avait plus de 53 000 clients à rebrancher tandis qu’en Outaouais les équipes d’Hydro-Québec s’affairaient à redonner l’électricité à 36 000 abonnés.

Les équipes des compagnies d’électricité sont à pied d’oeuvre afin de rebrancher les entreprises et les citoyens le plus rapidement possible. La chute de branches, d'arbres et de poteaux d'électricité par les forts vents, certaines rafales dépassant les 180 km/h, sont à l'origine des coupes de courant. Les pannes causent certains maux de tête aux automobilistes en raison de nombreux feux de circulation inopérants et de stations d’essence sans électricité.

Le secteur de Dunrobin, au nord-ouest de Kanata, a été sévèrement touché par la tornade. Les dommages y sont considérables, des maisons s’étant effondrées alors que d’autres ont vu leur toit être arraché par les vents.

Quelque 25 citoyens ont été blessés à Ottawa, dont au moins six ont dû être transportés à l’hôpital pour des blessures graves.

Actualités

B.A.C.A.: Les «gentils motards»

Sur leurs vestes de cuir, ils portent des patchs de poings fermés et de têtes de mort. Entre eux, ils s’appellent par leurs surnoms : «Iron», «Ghostrider», «Shadow» ou «Whalter».

Ce sont des motards. Mais rien à voir les gangs criminalisées. «On est là pour protéger les enfants», assure Whalter, le président du chapitre de Québec des Bikers against child abuse (B.A.C.A). «On est des gentils motards.»

B.A.C.A. se donne la mission de protéger les enfants victimes d’abus en les protégeant de leurs agresseurs. Concrètement, les motards «parrainent» les enfants si une plainte a été déposée à la police. Ils leur donnent un toutou et une veste à leur nom sur laquelle il est écrit : «Je ne vivrai pas dans la peur». 

Ensuite, ils se rendent disponibles en tout temps, notamment pour faire de la surveillance autour du domicile de l’enfant lorsque celui-ci craint la venue de son agresseur. «On s’assure que l’enfant va pouvoir dormir en sachant qu’il y a trois membres B.A.C.A. en avant de chez eux», dit Walther. 

Parfois, les motards accompagnent aussi les enfants en cour. Lundi, par exemple, une vingtaine de motards de B.A.C.A. ont stationné leur bécane au palais de justice de Québec. À l’intérieur, ils ont dressé un mur entre une victime et André Tremblay, un homme qui avait reconnu avoir attouché l’adolescente et qui devait connaître sa sentence ce jour-là. 

«Intimidation»

L’avocat de l’accusé, Fabien Jean, n’a pas apprécié la présence de B.A.C.A. «C’est des bikers qui utilisent l’intimidation sous un prétexte noble», dit-il. 

Les constables spéciaux assurent déjà très bien la sécurité au palais de justice, fait valoir Me Jean. «Il n’y a pas personne qui va me faire accroire que 20 motards full patch ont un rôle à jouer dans notre système judiciaire». 

Walther n’est pas d’accord. «On n’est pas là pour intimider l’agresseur», dit-il. «On est là pour faire une barrière visuelle entre l’enfant et son agresseur. Juste avec un regard, l’agresseur peut faire changer d’idée l’enfant, l’effrayer de témoigner». 

Sports

Jeux équestres: Judy-Fée, la détermination à tout crin

«On jurerait que Judy-Fée est née au monde sur une selle !» La jeune trifluvienne de sept ans ne finit pas d’impressionner son entraîneuse, qui la qualifie d’« indestructible », faisant écho à sa ténacité à cheval. Pas étonnant alors que son surnom soit «le tank» ! Sur sa jument Heaven, la jeune fille participe pour la première fois aux Jeux équestres du Québec, qui se tiennent à Bromont, cette fin de semaine, dans la catégorie d’âge... des 13-18 ans.

Les rubans, Judy-Fée les collectionne. En effet, ses excellentes performances obtenues lors de sa première saison de concours au niveau régional — elle a terminé 3e dans sa catégorie aux cumuls des résultats obtenus — lui ont permis de se qualifier pour cette compétition prestigieuse, mettant en lice 350 cavaliers venant de partout au Québec.

Affaires

Privatisation de la SAQ: des résultats au mieux mitigés, conclut une étude

MONTRÉAL — La privatisation de la Société des alcools du Québec aurait des résultats au mieux mitigés, conclut une étude commandée par le gouvernement au printemps dernier.

La libéralisation du modèle d'affaires de la SAQ est revendiquée depuis plusieurs années par la Coalition avenir Québec, qui veut carrément mettre fin à son monopole, tandis que le chef libéral Philippe Couillard s'est récemment montré favorable à une «certaine concurrence».

Le rapport rendu public vendredi par le ministère des Finances analyse trois degrés de privatisation.

Le premier verrait la SAQ se retirer complètement de la distribution et de la vente au détail. La société d'État vendrait donc toutes ses succursales, mais continuerait d'assurer l'approvisionnement, l'importation, l'assurance qualité et la gestion des produits.

Cette privatisation partielle générerait des résultats «très mitigés et incertains», peut-on lire dans le rapport de la firme PricewaterhouseCoopers.

Elle ne garantirait pas une baisse des prix et il est «quasi certain» qu'elle entraînerait des pertes d'emplois, une dégradation de conditions de travail et un impact encore plus négatif pour les régions.

Le deuxième scénario analysé, qui implique une vente partielle du réseau de succursales, aurait des impacts similaires — mais «dans une moindre mesure», indique-t-on.

Si le gouvernement autorise l'entrée d'autres joueurs dans la vente au détail, les retombées positives seraient «incertaines» et les négatives, «probables».

Finalement, le scénario présentant les «impacts les plus extrêmes» est celui où le gouvernement autoriserait des détaillants comme les épiceries et les dépanneurs à vendre des produits auparavant exclusifs à la SAQ.

L'accès pour les consommateurs s'en verrait amélioré, mais au coût d'impacts négatifs «majeurs» pour le réseau de la SAQ et ses travailleurs.

«Un changement du mode d'opération, par exemple par la spécialisation, et une optimisation seraient inévitables pour assurer la survie d'une grande partie du réseau de détail», prévient-on.

Le rapport conclut que «tous les scénarios de privatisation et d'augmentation de la concurrence présentent une proportion significative d'impacts négatifs lorsqu'ils sont comparés au statu quo» et que «la prudence est donc de mise avant de procéder avec des changements importants dans le modèle d'affaires de la SAQ».

Justice et faits divers

Une tornade frappe la région de la capitale nationale

Toits arrachés, arbres déracinés, immeubles endommagés et des blessés des deux côtés de la rivière des Outaouais. La tornade qui a balayé la région de la capitale fédérale en fin d’après-midi, vendredi, a causé la destruction sur son passage.

La tornade de catégorie F2 a poussé des rafales au-delà de 180 km/h dans l’ouest d’Ottawa et à Gatineau vers 17 h, provoquant des dommages considérables à de nombreux immeubles et infrastructures électriques.

Des toits d’immeubles à logements dans les quartiers du Mont-Bleu et de la Cité-des-Jeunes dans le secteur Hull à Gatineau ont été arrachés par les bourrasques. 

La situation a paru surréelle pour un résident du 420, boulevard de la Cité-des-Jeunes.

« Je voyais les warnings à la télé et je regardais dehors, le ciel était blanc. En l’espace de quelques secondes c’est devenu noir à la grandeur. J’ai vu la tornade arriver, disons que tu te mets à l’abri assez rapidement », a-t-il réagi.

Des véhicules ont été endommagés par des débris poussés par les rafales chez des concessionnaires automobiles sur le boulevard Saint-Joseph.

Affaires

Entente de principe à TVA, la grève évitée

MONTRÉAL — Une entente de principe est finalement intervenue, vendredi, entre le Syndicat des employés de TVA et la direction du télédiffuseur quant au renouvellement de la convention collective, écartant ainsi toute menace de grève ou de lock-out.

L'information a été confirmée à La Presse canadienne tant par la direction de TVA que par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, auquel est rattaché le syndicat des 830 employés de TVA.

Au cours d'une assemblée générale, mercredi soir, c'est par un vote de 51,4 % que les membres du Syndicat des employés de TVA avaient rejeté l'offre «finale et globale» présentée la veille par la direction. Le soir même, Réal Leboeuf, conseiller syndical du SCFP, s'était dit prêt à retourner à la table de négociation «immédiatement».

Les discussions avaient repris in extremis entre les parties, puisqu'une menace de grève ou de lock-out planait pour les prochains jours.

Une grève illimitée aurait pu compromettre la diffusion de la soirée électorale par le plus grand télédiffuseur privé au Québec — bien que la direction de TVA affirmait avoir pris les moyens pour diffuser la soirée et sa programmation régulière, quoi qu'il arrive.

Le SCFP a fait savoir qu'une assemblée générale des membres du Syndicat des employés de TVA aura lieu le 6 octobre pour se prononcer sur le contenu de l'entente de principe.

Il n'en a pas révélé le contenu, préférant en garder la primeur pour ses membres, comme c'est habituellement le cas en pareille circonstance.

Le syndicat représente 830 travailleurs, soit des journalistes, caméramans, monteurs, maquilleurs, coiffeurs, réalisateurs, employés de bureau et autres.

Le coeur du conflit ne portait pas sur les salaires, mais sur la protection des emplois à TVA. Le syndicat voulait empêcher les abolitions de postes et le transfert des emplois de TVA vers d'autres filiales de TVA ou Québecor, comme les studios Mel's.

La direction de TVA se défendait d'agir ainsi et affirmait que la convention collective encadrait déjà le recours à la sous-traitance.