Justice et faits divers

Déraillement à Saint-Polycarpe: reprise partielle du trafic ferroviaire

SAINT-POLYCARPE - La circulation ferroviaire a été partiellement rétablie en début de nuit mercredi à Saint-Polycarpe, dans l’ouest de la Montérégie, un peu plus de 24 heures après le déraillement de 25 wagons d’un convoi qui en comptait 95.

Le directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Clet, Saint-Polycarpe et Rivière-Beaudette, Michel Bélanger, a confirmé la reprise de la circulation, mais sur une seule voie ferrée de ce tronçon faisant partie de la voie principale des trains de marchandises qui relie Montréal à Vancouver.

Lire aussi: La Coalition à Lac-Mégantic constate des failles persistantes

Les opérations de dégagement des voies et la surveillance de la circulation des trains sont sous la responsabilité du Canadien Pacifique; le service de sécurité incendie est présent pour assister la compagnie ferroviaire.

Un des wagons qui a déraillé, contenant du gaz propane, est tombé dans la rivière Delisle, qui traverse cette municipalité située près de l’Ontario. Quatre autres wagons transportant aussi du propane se trouvent sur les berges et d’autres wagons contiennent du diesel et de l’huile végétale.

Aucune fuite toxique n’a été signalée. Michel Bélanger a confirmé que les risques avaient été écartés et qu’il n’y avait aucun danger, autant pour les résidents que pour les intervenants.

On ignore toujours ce qui a provoqué le déraillement, qui n’a fait aucun blessé. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) examine la scène et déjà, l’enquêteur Guy Laporte a indiqué que le convoi respectait les limites de vitesse lors de son passage à Saint-Polycarpe.

Entreprise citée dans cette dépêche: Chemin de fer Canadien Pacifique (TSX:CP)

Actualités

Le NCSM Ville de Québec part en mission en mer Méditerranée

HALIFAX - La frégate canadienne NCSM Ville de Québec quitte mercredi matin le port d’Halifax afin de prendre part à une mission outre-mer de six mois.

Le navire des Forces maritimes de l’Atlantique participera à l’Opération Reassurance qui est l’appui du Canada aux mesures d’assurance et de dissuasion en Europe centrale et en Europe de l’Est. Il s’agit d’une mission dirigée par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

La frégate transporte un hélicoptère Cyclone CH-148; ce sera la première fois qu’un tel appareil sera mis en service outre-mer.

Le NCSM Ville de Québec est commandé par le capitaine Scott Robinson, assisté de la capitaine Annick Fortin. La frégate construite au chantier de la Davie, à Lévis, est officiellement entrée en service à Québec en 1994.

NBA

Les Raptors échangeraient DeMar DeRozan aux Spurs contre Kawhi Leonard

TORONTO - Deux personnes au fait de la situation rapportent que les Raptors de Toronto et les Spurs de San Antonio auraient conclu une entente de principe afin d’échanger le joueur étoile DeMar DeRozan aux Spurs en retour du joueur étoile Kawhi Leonard.

L’une de ces personnes a précisé que les Spurs enverraient aussi Danny Green aux Raptors, dans le cadre de cette mégatransaction. Les deux personnes ont discuté avec l’Associated Press sous le couvert de l’anonymat mercredi puisque la transaction n’est toujours pas officielle.

Le réseau ESPN, qui a été le premier à rapporter la transaction, a aussi indiqué que les Torontois céderaient Jakob Poeltl et leur choix de première ronde lors du prochain repêchage de la NBA.

C’est une mégatransaction très risquée pour les deux équipes.

Leonard a mentionné clairement il y a quelques semaines qu’il voulait être échangé, et il n’a jamais caché qu’il souhaite se joindre aux Lakers de Los Angeles lorsqu’il obtiendra son autonomie complète en 2019. DeRozan a dominé la colonne des marqueurs des Raptors au cours des cinq dernières campagnes.

Le réseau ESPN a rapporté qu’aucun des joueurs impliqués n’avait exprimé d’enthousiasme envers cette transaction.

DeRozan, un choix des Raptors qui a joué toute sa carrière à Toronto, a publié une vidéo sur Instagram pendant la nuit dans laquelle il a dit: «Tu te fais dire quelque chose & la réalité est différente. Tu ne peux te fier à eux. Il n’y a aucune loyauté dans ce sport. Ils sont prompts à te vendre pour obtenir des miettes en retour... Vous comprendrez bientôt... Ne me dérangez pas...»

Justice et faits divers

Un joueur de soccer poursuivi pour 195 000 $ après avoir agressé un arbitre

EXCLUSIF: Un ballon de soccer lancé volontairement en touche derrière la tête d’un arbitre prive ce dernier de son gagne-pain principal depuis maintenant plus d’une année sans compter toutes les séquelles qu’il conserve de cet événement.

Tel qu’il l’avait annoncé au procès de son agresseur à Sherbrooke, l’arbitre de soccer victime du joueur senior Ruben Dario Meza Lazaro poursuit non seulement ce dernier, mais aussi la Fédération de soccer du Québec, l’Association régionale Soccer Estrie et le club de soccer le Mistral de Sherbrooke.


Lire aussi: Coupable d’avoir blessé un arbitre avec un ballon

Un procès pour agression armée au soccer

L’arbitre Gustavo Arango a déposé une requête introductive d’instance en dommage et intérêt au palais de justice de Sherbrooke où il réclame 195 578 $.

La Tribune a obtenu copie de la poursuite civile intentée par Gustavo Arango relativement aux dommages subis lors d’un match de soccer senior amateur houleux qui s’est déroulé le 26 juin 2017 au parc Bureau de Sherbrooke.

Deux joueurs avaient été expulsés en première demie et les joueurs avaient résisté à quitter le terrain. Il y a eu une escalade au cours du match au point où l’arbitre Arango avait arrêté le match avec 38 minutes à jouer.

De 10 à 15 joueurs des deux équipes ont entouré l’arbitre avant qu’il quitte le terrain. C’est à ce moment qu’il a reçu le ballon derrière la tête lancé par Meza Lazaro.

Dans sa poursuite, l’arbitre note que malgré la gravité du geste, aucune sanction n’a été donnée au joueur tant par le Mistral de Sherbrooke, Soccer Estrie ou la Fédération de soccer du Québec.

Concernant Ruben Dario Meza Lazaro, le poursuivant lui reproche d’avoir «lancé tout à fait gratuitement, volontairement et avec force le ballon» en sa direction l’atteignant la tête.

À Soccer Estrie, il reproche à l’un des permanents, responsable de la sécurité des arbitres, sa non-intervention malgré sa présence à une partie du match.

«Malgré son constat du danger pour le demandeur et l’arbitre de touche, il n’est d’aucune façon intervenu pendant le cours de la partie, ni après [...] Il aurait dû profiter de la mi-temps pour discuter avec le demandeur de l’état de la situation, calmer la tension auprès des joueurs, des entraîneurs et des spectateurs ainsi que s’assurer de la sécurité des arbitres, ce qu’il a négligé de faire», stipule la requête.
Il reproche au Mistral de Sherbrooke de ne pas avoir assuré sa sécurité pendant et après le match.

À la Fédération de soccer du Québec, la faute alléguée consiste à ne pas avoir encadré l’Association afin d’assurer la sécurité de l’arbitre.

«La Fédération savait ou aurait dû savoir que les règlements de sécurité protégeant les arbitres n’étaient pas appliqués par l’Association et le Club», souligne la poursuite.

Conséquences

Le geste de Meza-Lazaro a causé une commotion cérébrale à l’arbitre Arango.

«Lorsqu’il a reçu le ballon derrière la tête, le demandeur a perdu la vue et fut étourdi pendant un instant, et ce, en raison de la force du lancer», explique la requête déposée en Cour supérieure.

En raison des blessures subies, l’arbitre, qui a touché 51 $ pour le match en cause, se trouve en arrêt de son travail de directeur de compte en gestion de patrimoine. Père de trois enfants, il allègue être privé de revenus depuis ces événements.

Il a perdu l’appétit, perdu plus de 18 kilos, il doit prendre une médication pour stabiliser sa concentration et a subi beaucoup de stress depuis les événements. Gustavo Arango présente aussi des maux de tête réguliers, a dû se priver d’activités et de voyages en raison des conséquences de ces gestes.

Gustavo Arango réclame 125 000 $ en dommages et intérêt, dont 20 000 $ en dommages punitifs et exemplaires. À cela s’ajoutent des pertes pécuniaires pour son travail principal, les bonus anticipés, l’arbitrage qu’il ne peut plus accomplir, ainsi que les soins pour atteindre la réclamation totale de 195 578 $.

Me Marc Vaillancourt pilote la poursuite civile intentée par Gustavo Arango.

Au criminel

Ruben Dario Meza Lazaro a été condamné au criminel dans cette affaire.

En juin dernier, la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec l’a trouvé coupable de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions pour avoir blessé l’arbitre en lui lançant un ballon derrière la tête.

Les observations sur la peine se dérouleront en septembre au palais de justice de Sherbrooke.

Affaires

L’UE inflige à Google une amende record de 4,34 milliards d’euros

BRUXELLES - L’Union européenne a infligé mercredi à Google une amende record de 4,34 milliards d’euros (5 milliards $US), cette fois dans le dossier antitrust Android, une décision qui risque de détériorer encore ses relations avec les États-Unis et contre laquelle la firme va faire appel.

Cette sanction financière, destinée à punir l’entreprise américaine pour avoir abusé de la position dominante de son système d’exploitation pour smartphone, Android, afin d’asseoir la suprématie de son service de recherche en ligne, pulvérise le précédent record, déjà détenu par Google.

«Google a utilisé des pratiques illégales pour cimenter sa position dominante dans la recherche sur internet», a accusé la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

«Le moteur de recherche de Google est son produit phare. Chaque année, Google génère plus de 95 milliards $ de revenus grâce aux publicités montrées et cliquées par les utilisateurs de Google Search et une grande partie de ses revenus sont dus à la montée en puissance des appareils mobiles comme les smartphones et les tablettes», a ajouté la commissaire danoise.

L’entreprise avait été déjà condamnée par la Commission européenne, le 27 juin 2017, à payer une amende record de 2,42 milliards d’euros pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne en favorisant son comparateur de prix «Google Shopping», au détriment de services concurrents.

Le montant de l’amende est décidé au dernier moment et peut atteindre théoriquement, selon les règles de la concurrence européenne, jusqu’à 10% du chiffre d’affaires global de l’entreprise qui s’élevait pour Alphabet, maison mère de Google, à 110,9 milliards de dollars en 2017 (94,7 milliards d’euros).

La Commission européenne a également sommé l’entreprise américaine «de mettre fin à ses pratiques illégales dans les 90 jours, sous peine de se voir infliger des astreintes allant jusqu’à 5% du chiffre d’affaires journalier moyen mondial d’Alphabet».

«Google va faire appel de la décision de l’exécutif européen», a aussitôt annoncé un porte-parole de Google, Al Verney, dans un communiqué.

Cette nouvelle sanction contre le géant américain arrive dans un contexte particulièrement tendu entre l’UE et les États-Unis, avec lesquels les sujets de friction ne manquent pas comme sur l’OTAN ou le commerce.

Mercredi prochain, dans une semaine jour pour jour, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit d’ailleurs se rendre à Washington pour tenter de désamorcer le conflit commercial qui oppose l’UE au président américain Donald Trump, prêt à taxer les importations de voitures européennes dans son pays.

Remèdes

Le dossier antitrust Android - système d’exploitation utilisé pour 80% des appareils en Europe et dans le monde, qui est l’équivalent de l’iOS pour l’iPhone d’Apple - est dans le collimateur de la Commission européenne depuis plusieurs années.

Dans son communiqué, la Commission européenne a détaillé ses griefs contre Google. Premièrement le groupe californien a exigé des fabricants qu’ils préinstallent l’application Google Search et son navigateur (Chrome) comme condition à l’octroi de la licence pour sa boutique d’applications en ligne (Play Store).

Deuxièmement, il a payé certains grands fabricants et certains grands opérateurs de réseaux mobiles pour qu’ils préinstallent en exclusivité l’application Google Search sur leurs appareils.

Et troisièmement, il a empêché les fabricants souhaitant préinstaller les applications Google de vendre ne serait-ce qu’un seul appareil mobile intelligent fonctionnant sur d’autres versions d’Android non approuvées par Google.

Dans le cas antitrust Shopping, Google avait proposé des remèdes en septembre, toujours en cours d’examen par la Commission européenne.

Le groupe californien avait également déposé en septembre 2017 un recours contre l’amende de Bruxelles, devant la Cour de justice de l’UE (CJUE), ce qu’il ne devrait pas manquer de faire non plus dans le dossier Android.

Étant donné la complexité des affaires, il faudrait compter environ deux ans avant une décision de la justice.

Outre Shopping et Android, la Commission européenne a un troisième fer au feu contre Google: ses pratiques publicitaires.

Elle lui reproche depuis le 14 juillet 2016 d’avoir abusé de sa position dominante avec sa régie publicitaire AdSense (80% du marché en Europe) en limitant artificiellement la possibilité pour les sites web tiers d’afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents. Là aussi, une amende pourrait se profiler.

La première entreprise de la Sillicon Valley à avoir écopé d’une amende gigantesque dans un cas antitrust de la part de la Commission européenne est Microsoft.

En 2004, le groupe informatique américain avait fait l’objet d’une sanction financière de 497 millions d’euros pour avoir refusé de fournir une documentation technique complète à ses concurrents afin qu’ils puissent concevoir des logiciels pleinement compatibles avec le système d’exploitation Windows.

Justice et faits divers

Le journaliste David Vachon n'est plus

Le journaliste David Vachon, de Radio-Canada Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Sherbrooke, des suites d’une longue maladie. Il était âgé de 51 ans.

Il avait passé la plus grande partie de sa carrière en Gaspésie, travaillant à CHAU-TVA de 1989 à 2000, puis à Radio-Canada Gaspésie-les-Îles depuis 2007. Il avait travaillé pour LCN et RDI à Montréal de 2000 à 2007. 

Originaire de Lac-Mégantic, David Vachon était un amateur de chasse en forêt et d’observation des baleines. Il s’était souvent servi de ces champs d’intérêt pour réaliser quelques-uns de ses meilleurs reportages. 

Il aura également été un excellent animateur, lorsqu’appelé à prendre la relève de collègues en vacances. Il laisse dans le deuil plusieurs parents et amis.

Affaires

Salon de Farnborough: l’industrie aéronautique québécoise plus active

MONTRÉAL — Au deuxième jour du Salon international de l’aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni, mardi, l’industrie québécoise a été plus active, notamment grâce à Héroux-Devtek, qui a décroché un contrat militaire auprès de Boeing.

Présente au plus important rendez-vous du secteur cette année, l’entreprise de Longueuil a indiqué mardi avoir été retenue par le géant américain pour la fabrication du train d’atterrissage principal des avions de chasse Super Hornet F18 et du EA-18G Growler.

La valeur de l’entente n’a pas été précisée, mais Héroux-Devtek sera également responsable de la fabrication de pièces de rechange destinées aux nouveaux appareils ainsi qu’aux quelque 700 avions F18 de la flotte de l’armée américaine.

«Nous sommes ravis d’avoir été choisis, a indiqué le président et chef de la direction de la société québécoise, Gilles Labbé. Ceci confirme nos liens de plus en plus étroits avec Boeing et représente une avancée importante pour nos activités du secteur de la défense.»

Les premières livraisons doivent débuter à compter du troisième trimestre de 2020.

Héroux-Devtek fait déjà affaire avec Boeing dans le cadre d’un important contrat pour la fabrication des trains d’atterrissage des avions de ligne 777 et 777X — en plus d’être responsable de la fabrication de pièces de rechange — ainsi que ceux de l’hélicoptère militaire Chinook.

L’analyste Benoît Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, a souligné que cette nouvelle entente démontrait que Héroux-Devtek était capable d’élargir ses liens d’affaires avec le géant américain.

«L’annonce confirme également, selon nous, que Boeing demeure engagée à l’égard du Canada en dépit de la récente dispute commerciale entre l’entreprise et Bombardier [à propos de la C Series]», a-t-il écrit, dans une note.

Derek Spronck, de RBC Marchés des capitaux, a pour sa part estimé que ce nouveau contrat venait paver la voie à une croissance significative des revenus de la société d’ici 2020.

À la Bourse de Toronto, le titre de Héroux-Devtek a bondi en début de séance, se rapprochant temporairement de son sommet annuel de 16,75 $. En après-midi, le titre se négociait à 15,50 $, en hausse de 20 cents par rapport à son cours de clôture de lundi.

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D’autres annonces effectuées par la délégation québécoise présente à Farnborough:

- La société française spécialisée dans les services techniques et industriels Groupe NSE et Drakkar, un fournisseur canadien de services d’impartition, vont créer plus de 100 emplois à Montréal sur trois ans dans le cadre de la mise sur pied d’une entreprise de services techniques et logistiques.

- Le gouvernement Couillard prêtera 11,5 millions $ sans intérêt à Esterline CMC Électronique, qui modernisera son usine montréalaise au coût de 24,4 millions $, notamment afin de consolider 93 emplois.

- Safran Systèmes d’atterrissage Canada, qui fait partie du groupe industriel français Safran, reçoit une aide de 2 millions $ de Québec afin de moderniser son usine de Mirabel. Ce projet est évalué à 11,8 millions $.

- Aéro Montréal et Aerospace Wales Forum, la grappe aérospatiale du Pays de Galles, ont convenu d’un rapprochement afin de simplifier l’accès aux entreprises québécoises et galloises aux maîtres d’oeuvre et à leurs chaînes d’approvisionnement.

- Le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec, le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l’innovation au Canada le Hamburg’s Center of Applied Aeronautical Research ont signé une entente de coopération entourant la recherche collaborative.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:HRX)

Course automobile

Raphaël Lessard vainqueur en Indiana

Raphaël Lessard a remporté l’épreuve de stock-car de 400 tours de la série ARCA/CRA livrée lundi soir à Anderson, en Indiana.

Le pilote de 17 ans de Saint-Joseph-de-Beauce a pris le départ en 12e position. Se hissant parmi les trois bolides de tête dès le 53e tour, Lessard est parvenu à prendre les commandes après 283 tours. Sa Toyota Camry numéro 51 de l’écurie Kyle Busch Motorsports a détenu jusqu’à une seconde d’avance sur ses plus proches poursuivants.

Mais une dernière relance à quatre tours de la fin, après une neutralisation sur drapeau jaune, a rendu les choses excitantes.

Il s’agit d’une deuxième victoire cette saison pour le jeune Beauceron.

Tennis

Félix Auger-Aliassime part du bon pied en Croatie

Félix Auger-Aliassime a remporté son premier match à l’Omnium de tennis de Croatie, mardi, 6-4 et 6-3 aux dépens du Slovaque Andrej Martin.

Pour son entrée en scène sur la terre battue de ce tournoi des séries 250 de l’ATP, à Umag, la raquette de 17 ans de L’Ancienne-Lorette a soumis son adversaire en 1h37 en remportant 70 % (26/37) de ses premiers services réussis.

Auger-Aliassime apparaît au 144e rang mondial et Martin, 28 ans, au 157e. Le Québécois aura ensuite tout un défi en deuxième ronde contre le 35e au monde, Andrey Rublev. Le Russe de 20 ans est quatrième favori du tournoi et a profité d’un laissez-passer en ronde initiale.

Actualités

Pour le retour d’une liaison Québec-Philadelphie toute l’année

Les maires de Québec et de Philadelphie s’engagent à travailler pour qu’une liaison aérienne unisse de nouveau leurs deux villes toute l’année.

Pour son premier voyage au Canada, le maire de Philadelphie, Jim Kenney, a choisi de passer quelques jours avec le maire Régis Labeaume qui lui a fait découvrir Québec. Parce que, selon lui, les deux villes ont beaucoup en commun : elles sont ouvertes, attirent de jeunes familles et comptent plusieurs entreprises technologiques en croissance.

En rencontre de presse mardi, le maire Kenney a parlé d’un «grand partenariat, d’un grand mariage» entre les deux communautés, qui ne sont pas très loin géographiquement. La sixième ville en importance aux États-Unis avec ses 1,5 million d’habitants est située sur la côte est, entre New York et Washington.

Selon le maire Kenney, une liaison aérienne stable et quotidienne servirait les gens d’affaires, mais aussi les touristes américains, qui pourraient venir faire du ski à Québec en hiver. À l’heure actuelle, la compagnie American Airlines exploite deux liaisons quotidiennes entre Québec et Philadelphie, mais seulement depuis le 7 juin et jusqu’au 3 novembre. Depuis 2016, aucun vol entre les deux villes n’est offert en hiver. La demande des voyageurs est toutefois en croissance.

Le maire Labeaume croit que Québec a besoin d’un lien direct vers le hub de Philadelphie, soit sa grande plateforme de correspondance aéroportuaire. «Jim va m’aider à travailler là-dessus», assure-t-il.