Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Actualités

Dans le iPod de Louis XIV

Dimanche matin, David Jacques déposait dans le coffre de sa voiture plus de 350 ans d’Histoire avant de prendre l’autoroute 20 en direction du centre culturel St-John de Bromont. Une cinquantaine de personnes l’y attendaient pour un voyage dans l’univers de la guitare avec la présentation du spectacle Histoires de guitares.

David Jacques porte plusieurs chapeaux, lui qui est à la fois musicien, luthier, entrepreneur et professeur. Peut-être devrions-nous lui ajouter celui de voyageur dans le temps, puisqu’à travers son spectacle, il redonne vie aux œuvres du passé en interprétant des pièces dont les guitares de son impressionnante collection ont été les témoins à leur époque. Guitare-lyre, baroque, théorbée et chitarra battante n’en sont que quelques exemples.

Actualités

La Sépaq n’entend pas électrifier ses transports

L’électrification des transports promue par le gouvernement québécois frappe un mur, celui des capacités réduites des moteurs nourris par des batteries, semble-t-il. C’est du moins l’argument évoqué par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) qui vient de publier sa commande annuelle de dizaines d’autos et de camions traditionnels à essence.

Le Québec a entamé un virage pour s’éloigner des stations-services. «Afin de démontrer l’exemplarité de l’État, le gouvernement […] procède à l’électrification progressive et obligatoire du parc de véhicules des ministères et organismes publics», rappelle-t on sur la vitrine Web de notre administration nationale.

Le Centre de gestion de l’équipement roulant du Québec précise la règle : «Les ministères et organismes publics ainsi que les réseaux de la santé et de l’éducation sont obligés de remplacer leurs véhicules désuets par des véhicules électriques lorsqu’une offre existe dans la même catégorie.» On lit également : «Pour tout nouvel achat ou remplacement de véhicule léger, les ministères et organismes doivent acquérir un véhicule électrique ou hybride rechargeable.»

Des «véhicules légers», c’est justement ce que cherche la Sépaq. «La Société des établissements de plein du Québec désire obtenir des soumissions pour l’achat de véhicules légers neufs», stipule l’appel d’offres public annuel pour le remplacement des bolides vieillissants. 

Simon Boivin, responsable des relations avec les médias, ajoute : «La quantité de véhicules recherchée [73] cette année par appel d’offres est du même ordre que lors des années précédentes.»

Sur ces 73 engins, il y a beaucoup de 4x4, des camionnettes et des VUS. Il y a aussi des fourgonnettes. Et 4 berlines. Dans le lot, 2 voitures sont électriques : une pour le parc de la Chute-Montmorency et l’autre pour celui du Mont-Mégantic.

Pas soumis à l’obligation

Pourquoi si peu? D’abord parce que la Sépaq n’est pas soumise à l’obligation d’acheter électrique, nous a indiqué le Centre de gestion de l’équipement roulant du Québec. Le gouvernement a offert une dispense aux sociétés d’État. Celles-ci pourraient cependant ressentir une certaine pression morale.

Aussi parce que la Sépaq juge que les voitures et camions électriques vendus sur le marché québécois ne sont pas assez performants pour répondre à ses besoins. «Les véhicules qui offrent les fonctionnalités requises pour l’exploitation ne sont pas offerts en version électrique», fait valoir Simon Boivin. «L’autonomie actuelle des véhicules n’est pas suffisante pour couvrir les opérations compte tenu de la grandeur du territoire à parcourir et de l’absence d’électricité disponible sur le territoire, ailleurs que dans les bâtiments d’accueil.»

11 autos électriques

Voilà pourquoi la Sépaq a acquis jusqu’à maintenant 11 autos électriques, auxquelles s’ajouteront les deux commandées récemment. «[Sur] une flotte de 724 véhicules légers répartis […] à travers les 46 établissements (parcs nationaux, réserves fauniques, établissements touristiques) et le siège social», dixit M. Boivin.

Chacune de ces 11 autos électriques se trouve dans un des 11 établissements où la Sépaq offre des bornes de recharge pour ses clients arrivés justement en voiture électrique.

Mais même dans ces parcs pourvus de bornes, l’essentiel de la flotte est composé de véhicules à essence.

«Ces véhicules [à essence] sont requis pour supporter les opérations et l’exploitation des 46 établissements du réseau de la Sépaq qui se déploient sur plus de 52 000 km2», insiste M. Boivin. Il plaide, en outre, qu’une partie des camions iront à l’île d’Anticosti où il n’y aurait pas d’énergie «verte», «l’électricité étant produite à partir de combustibles fossiles. Par conséquent, une utilisation de véhicules électriques [n’y] est pas avantageuse en termes écologiques».

«La Sépaq demeure à l’affût des innovations en matière de véhicules électriques et reste ouverte à s’en procurer davantage dans la mesure où ils sauront répondre à ses besoins opérationnels.»

NBA

Kobe Bryant meurt dans un accident d'hélicoptère

LOS ANGELES — Michael Jordan sans voix, LeBron James en larmes, les condoléances de Donald Trump et Barack Obama : la mort du basketteur Kobe Bryant dans un écrasement d’hélicoptère a soulevé une vague d’émotion à la hauteur du talent de cette légende de la NBA.

Bryant, quintuple champion NBA avec les Lakers, son club de toujours, est décédé dimanche dans l’écrasement de son hélicoptère à Calabasas, dans le sud de la Californie, selon la maire de la ville et le gouverneur de la province, qui ont confirmé le décès quelques heures après son annonce par le site américain d’actualités sur les célébrités TMZ.

Âgée de 13 ans, Gianna Bryant, une des quatre filles du basketteur, a également perdu la vie dans l’accident, qui a fait neuf victimes au total, a indiqué le maire de Los Angeles, Eric Garcetti.

«Il n’y a pas eu de survivant... Il y avait neuf personnes à bord de l’appareil», a déclaré Alex Villanueva, le shérif du comté de Los Angeles, lors d’un point presse.

L’hélicoptère s’est écrasé par temps brumeux au nord-ouest de Los Angeles. Selon les autorités locales, les pompiers ont reçu un appel peu avant 9h37 au sujet de l’accident, qui a provoqué un feu de broussailles sur une colline.

Selon le Los Angeles Times, citant une source policière, le manque de visibilité était tel que la police de Los Angeles avait laissé au sol ses propres hélicoptères jusque dans l’après-midi, quand le ciel s’est dégagé. «La situation météorologique ne répondait pas à nos normes minimales de vol», a déclaré au quotidien le porte-parole de la police, Josh Rubenstein.

L’Orange Coast College, établissement universitaire situé dans le comté d’Orange, a indiqué que son entraîneur de baseball, John Altobelli, 56 ans, se trouvait à bord de l’hélicoptère. Selon CNN, sa femme, Keri, et l’une de leurs deux filles, Alyssa, étaient également à bord de l’appareil.

Selon les médias locaux, parmi les autres victimes figurent une autre adolescente et un parent de celle-ci.

Les noms des victimes ne seront dévoilés par les autorités qu’une fois les corps formellement identifiés et les familles prévenues, a déclaré M. Villanueva.

Le NTSB, l’agence américaine chargée de la sécurité dans les transports, a annoncé avoir dépêché une équipe de 18 personnes en Californie pour participer à l’enquête.

«C’est une terrible nouvelle!» a d’abord tweeté le président américain, Donald Trump, avant d’en écrire un autre : «Kobe Bryant, bien qu’il soit l’un des meilleurs joueurs de basketball de tous les temps, ne faisait que commencer dans la vie. Il aimait tellement sa famille et avait une telle passion pour l’avenir. La perte de sa fille, Gianna, rend ce moment encore plus dévastateur.»

Justice et faits divers

Un quinquagénaire meurt après un face-à-face avec une déneigeuse

Un homme âgé de 50 ans est mort après avoir été impliqué dans un accident de voiture avec une déneigeuse à Senneterre, en Abitibi-Témiscamingue.

L’accident s’est produit vers 0 h 30 dimanche sur la route 113, à proximité du kilomètre 84.

Le conducteur, qui circulait en direction sud, aurait perdu la maîtrise de son véhicule avant de se trouver dans la voie inverse, ne pouvant ainsi éviter un face-à-face avec la déneigeuse.

Le conducteur de la voiture a été grièvement blessé. Il a été transporté à l’hôpital où son décès a été constaté.

Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours. Selon le porte-parole Louis-Philippe Bibeau, la chaussée était enneigée au moment de la collision.

Le conducteur de la déneigeuse n’a pas été blessé.

Actualités

À 76 ans, il retrouve sa famille biologique

«Suite à votre démarche pour retracer votre mère naturelle, nous avons communiqué avec elle à plusieurs reprises, sans succès. Elle ne répond ni au téléphone ni aux lettres. Nous devons considérer son attitude comme un refus et nous fermons le dossier en espérant qu’un jour elle se manifeste.»

La mère biologique de Jean St-Jacques ne s’est jamais manifestée. Qu’à cela ne tienne, après des années de recherche, l’homme de 76 ans a retrouvé sa fratrie, dont un demi-frère avec qui il vient de passer son premier Noël. «On était comme deux gamins à la messe de minuit!»

Avant les années 90, Jean St-Jacques n’avait jamais eu envie de retrouver sa famille biologique, même si, enfant, il lui arrivait d’écrire des lettres en secret à sa mère naturelle, missives qu’il conserve encore aujourd’hui dans une petite boîte fleurie. 

«Un moment donné, en vieillissant, les petits bobos sortent. Tu veux savoir si c’est de famille. Je ne cherchais pas une famille, j’en ai une, mais je voulais avoir les morceaux de casse-tête qu’il me manquait. Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient», nous explique en entrevue le septuagénaire, attablé dans sa cuisine du quartier Limoilou, où il s’est établi à sa retraite, en 2003, bien décidé à finir ses jours dans la ville qui l’a vu naître.

C’est donc au milieu des années 90 que M. St-Jacques, qui a grandi à Magog avec sa famille adoptive, a entamé des démarches auprès du Centre jeunesse de l’Estrie. 

D’abord baptisé sous le nom de Sylvio Vincent, Jean St-Jacques a vu le jour le 4 mai 1943 au deuxième étage du 750, rue Saint-Vallier Ouest. L’immeuble, toujours debout, abritait à l’époque la clinique et l’hôpital Saint-Joseph, dirigés par le Dr Raymond Laberge. 

«J’ai retrouvé et rencontré le Dr Laberge en 2003. Il m’a parlé de la vie des femmes qu’il accueillait, généralement dès qu’elles avaient trois mois de grossesse. Il me disait que je ne devais pas chercher...» raconte M. St-Jacques, dont la mère avait 25 ans lorsqu’elle l’a mis au monde, à une époque où il était mal vu d’enfanter hors mariage. 

Immédiatement après sa naissance, Jean-St-Jacques a été admis à la Crèche Saint-Vincent-de- Paul, sur le chemin Sainte-Foy. Il a été transféré un peu plus d’un mois plus tard à la Société de réhabilitation de Sherbrooke, puis placé pour adoption le 31 juillet 1944 dans une famille de Magog. 

Jusqu’à tout récemment, M. St-Jacques ne savait de son père biologique que ce qui se trouvait dans la lettre que lui avait envoyée le Centre jeunesse de l’Estrie en novembre 1996. «Votre père naturel était canadien-français, catholique et âgé de 28 ans. Il mesurait 5 pieds et 10 pouces. Aviateur, il était outremer au moment de votre naissance», peut-on lire dans le document, qui tait l’identité des parents biologiques de M. St-Jacques.

Ancestry et correspondances ADN 

Celui-ci retrouvera plus tard les traces de son géniteur grâce à AncestryDNA. C’est une de ses demi-sœurs qui a pris contact avec lui, alors qu’elle faisait elle aussi des recherches de correspondance d’ADN. Il apprendra que son père, mort en 1986, s’est établi dans le nord de l’Ontario avec sa femme et ses six enfants, dont l’une a… six mois de différence d’âge avec lui. 

«Je pense qu’il n’était pas au courant de mon existence», glisse M. St-Jacques. Avant de mourir, le 7 décembre dernier, sa demi-sœur, qu’il a rencontrée en mai dernier, aura eu le temps de tout lui livrer sur leur père, né à Montréal, mais ayant grandi en Abitibi, marié à une fille de Jonquière, journalier de métier et décrit comme un alcoolique. «Elle m’a envoyé des photos de la famille, de mon père, de mon grand-père, de ma grand-mère...» dit celui qui a été frappé par la grande ressemblance physique qu’il a avec son géniteur et l’un de ses demi-frères.

Sur sa mère biologique, le document du centre jeunesse lui apprenait seulement qu’elle était originaire de la région de Québec, qu’elle était célibataire, canadienne-française et catholique, qu’elle était la deuxième d’une famille de 10 enfants, qu’elle mesurait 5 pieds deux pouces, qu’elle était en bonne santé, qu’elle avait étudié jusqu’à la sixième année et qu’elle travaillait comme cuisinière. 

Le secteur des retrouvailles du Centre jeunesse de l’Estrie n’est pas parvenu à établir un contact avec la mère naturelle de M. St-Jacques. Avec le recul, celui qui a travaillé toute sa vie comme psychoéducateur en réadaptation scolaire se demande s’il n’aurait pas fallu s’y prendre avec plus de délicatesse, autrement que par des lettres et des téléphones. 

«Ma mère était âgée, elle avait enfoui son secret… Ce n’était probablement pas facile pour elle de voir son passé déterré», avance M. St-Jacques, qui pense que sa mère a souffert de ce secret toute sa vie, elle qui a séjourné à quelques reprises en psychiatrie, se fera-t-il raconter plus tard. «Elle faisait de l’anxiété et des psychoses, souvent au printemps. Je suis né en mai...»

Bien décidé à la retrouver, Jean-St-Jacques participera à la populaire émission de Claire Lamarche à la fin des années 90, sans plus de succès. En 2009, le Centre jeunesse de l’Estrie lui apprendra le décès de sa mère, le 10 octobre 2006, à l’âge de 89 ans. 

Recherches intensives

Au cours des deux ou trois dernières années, Jean St-Jacques a intensifié ses recherches. À partir d’AncestryDNA, il retrouvera un petit-cousin maternel, puis apprendra que son grand-père maternel était originaire de Saint-Joachim, sur la Côte-de-Beaupré. 

«AncestryDNA m’a juste confirmé ce que je savais déjà au fond de moi. Il y a plusieurs années, alors que je demeurais dans la région de Montréal, j’étais venu visiter la Côte-de-Beaupré, et j’avais ressenti quelque chose de très fort», comme une espèce de certitude que ses origines se trouvaient dans cette région, raconte en souriant le septuagénaire, conscient de l’aspect un peu ésotérique de ses propos. 

Puis est arrivée en juin 2018 la loi 113 modifiant le Code civil et d’autres dispositions législatives en matière d’adoption et de communication de renseignements. L’équipe centralisée Info-adoption, créée au CISSS de la Montérégie-Est dans la foulée de cette loi, a confirmé à M. St-Jacques l’identité de sa mère. 

«Comme j’avais plus de 70 ans, mon dossier a été traité en priorité. Avec le papier confirmant l’identité de ma mère, j’ai pu aller à l’état civil pour obtenir le certificat de décès, puis retrouver la nécrologie et le nom de mes frères», explique celui qui aura l’aide du Mouvement Retrouvailles pour entrer en contact sa famille maternelle. «Il faut avoir de l’aide pour faire ces approches-là. On est trop émotif pour les faire nous-mêmes», estime M. St-Jacques.

Les liens du sang

Cette fois, ça y était. Jean St-Jacques a rencontré pour la première fois l’été dernier ses deux demi-frères, Michel et Claude, qui sont tous deux dans la région de Québec et qui ignoraient jusque-là l’existence de cet enfant «illégitime». M. St-Jacques apprendra qu’une de ses voisines, avec qui il échangeait parfois, est aussi… sa nièce. 

«Le lien avec mes demi-frères est très fort. On n’a pas besoin de se parler pour se comprendre. On est très différents, mais il y a quelque chose de très fort qui nous lie», confie M. St-Jacques, qui porte aujourd’hui le même bracelet que ses demi-frères pour symboliser ces liens du sang. 

«On se fait des accolades, ce que je n’ai jamais fait avec mes frères adoptifs», illustre celui qui craignait au départ d’être jugé, voire rejeté, par ses demi-frères en raison de son homosexualité et de sa relation avec son conjoint, longue d’un quart de siècle. 

Les 24, 25 et 26 décembre derniers, Jean St-Jacques les a passés avec Claude, de qui il se sent particulièrement proche. «À la messe de minuit, on n’arrêtait pas de parler. On était comme deux gamins», rigole le vieil homme, les yeux brillants. 

Jean St-Jacques a pu en apprendre plus sur sa mère, «une femme très douce», lui a-t-on dit. Il a su qu’elle avait séjourné dans les années 2000 dans une aile de l’ancien hôpital Robert-Giffard destinée aux personnes âgées en attente d’une place en CHSLD. «J’y faisais du bénévolat trois jours par semaine dans ces années-là. On était là en même temps. Je l’ai peut-être vue, j’ai peut-être poussé son fauteuil sans le savoir», imagine le septuagénaire. 

Sans bouder son plaisir, Jean St-Jacques s’efforce de se protéger et de garder la tête froide, conscient que ses retrouvailles pourraient ne pas durer dans le temps, n’être qu’un «feu de paille». 

Aux personnes adoptées à la recherche de leur famille d’origine, il tient à passer ce message : «Il ne faut jamais perdre espoir. Il faut être persévérant, être prêt à travailler fort, mais aussi à essuyer des refus. Il faut être bien entouré et ne surtout pas hésiter à demander de l’aide», résume celui qui juge aussi essentiel de rassurer sa famille adoptive avant d’amorcer ce genre de démarches. 

La suite? Entre ses rendez-vous du lundi avec Claude et les cours de philosophie des religions qu’il suit à l’Université Laval, Jean St-Jacques compte bien «coucher sur papier» son arbre généalogique, fier d’en avoir enfin retracé toutes les branches. «J’ai trouvé une deuxième grande famille. Mon objectif, c’est de rencontrer tous les membres de cette famille-là qui vivent dans la région de Québec», confie-t-il. 

Justice et faits divers

Motoneigistes disparus: deux corps repêchés et une motoneige localisée

Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont repêché les corps de deux motoneigistes français, dimanche en fin d’avant-midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge, peu de temps après avoir localisé la septième et dernière motoneige.

Deux motoneigistes manquent toujours à l’appel après que le groupe composé de huit Français et d’un guide québécois ait quitté les sentiers balisés à Saint-Henri-de-Taillon pour se retrouver sur le lac Saint-Jean. Les recherches aériennes, terrestres et nautiques reprendront lundi matin, plus de cinq jours après le drame.

Les corps des deux motoneigistes français flottaient à proximité l’un de l’autre lorsqu’ils ont été découverts, dimanche. Ils ont été retrouvés à environ trois kilomètres du point de recherche initial, où se trouvaient les motoneiges. 

« Cela nous indique que nos recherches sont effectives. On s’enligne, bien évidemment, vers d’autres recherches. Pour le moment, l’abandon n’est pas une option. On va mettre tout en œuvre, tout en place. On continue à travailler très très fort pour trouver les deux autres personnes », a mentionné Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec.

L’identité des motoneigistes retrouvés n’a pas été dévoilée. Le porte-parole de la SQ rappelle qu’il revient à la coroner de confirmer l’identité des victimes. « Avant tout, elle doit recueillir certaines informations et faire des analyses non seulement pour valider l’identité, mais aussi pour confirmer les causes et les circonstances du décès. L’avis de décès doit également être fait à la famille de cette victime, avant que la coroner ne le dévoile publiquement. C’est un processus qui prend du temps et que nous respectons », a-t-il expliqué. 

Justice et faits divers

Arrêté pour menaces avec une barre de fer au Folichon

Deux individus ont été arrêtés dans la nuit de samedi en raison d’une altercation survenue au cabaret Le Folichon, où un homme dans la trentaine a proféré des menaces avec une barre de fer.

Vers 3h30 du matin, les policiers ont été appelés pour intervenir auprès d’un homme agressif qui aurait bousculé quelques clients lors de la fermeture de l’établissement, situé sur le boulevard Wilfrid-Hamel à L'Ancienne-Lorette.

Selon les informations du lieutenant Vincent Bois du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), l’individu serait retourné dans le cabaret érotique muni d’une barre de fer.

Les policiers sont intervenus rapidement pour neutraliser l’individu. Aucune personne n’a été blessée au cours de cet incident.

Une femme dans la vingtaine a également été arrêtée pour entrave alors qu’elle s’est interposée  entre les policiers et le suspect lors de l’arrestation.

Les deux individus étaient visiblement «intoxiqués» et ils sont toujours détenus.

L’homme devrait comparaitre lundi au palais de justice de Québec, il devra répondre à des accusations d’agression armée, de menaces et de bris d’engagement.

Pour ce qui est de la femme, Vincent Bois a affirmé au Soleil que son cas pourrait être réévalué, et qu’elle pourrait être libérée sous promesse de comparaitre.

Justice et faits divers

Alexandre Bissonnette conteste sa peine lundi en Cour d’appel

Près de trois ans après la tuerie de la mosquée de Québec, la durée de la peine de prison imposée à son auteur, Alexandre Bissonnette, sera débattue lundi en Cour d’appel.

Muni de deux armes à feu, il a abattu 6 hommes le 29 janvier 2017, et fait plusieurs blessés sous ses balles.

Le jeune homme, qui avait 27 ans lors de la fusillade mortelle, a plaidé coupable en mars 2018 à tous les chefs d’accusation portés contre lui. Il n’a donc pas eu de procès.

Vu la nature de ses crimes, il était automatiquement condamné à la prison à vie et il ne restait qu’à déterminer la période de temps qu’il allait passer dans un pénitencier avant d’être admissible à une libération conditionnelle.

Le juge François Huot de la Cour supérieure a tranché en février dernier: il l’a condamné à passer 40 ans ferme derrière les barreaux. Il s’agit de la plus longue peine de l’histoire récente du Québec.

Mais elle est loin d’avoir fait l’unanimité.

Non seulement Bissonnette va en appel de sa peine - qu’il juge «déraisonnable» -, mais le ministère public et la procureure générale du Québec veulent aussi qu’elle soit modifiée. Ces deux derniers demandent une peine de prison ferme de 50 ans. Le ministère public estime que la peine infligée ne reflète pas la gravité de l’infraction et le degré de responsabilité de l’intimé, «exceptionnellement élevés», dit-il.

Bissonnette veut évidemment qu’elle soit réduite, afin qu’il puisse demander une libération conditionnelle après avoir purgé 25 ans.

S’il a reconnu avoir commis ces meurtres, il est d’avis que la période de temps qu’il devra passer en prison n’est pas conforme aux principes du droit canadien.

Un débat constitutionnel

Au coeur de cet appel se trouve aussi un article du Code criminel qui s’applique dans le cas de meurtres multiples.

Ce débat juridique va être suivi de près par les avocats criminels et les juges du pays.

L’article 745.51 du Code criminel prévoit la possibilité pour un juge d’additionner des périodes de 25 ans de prison ferme lorsque plus d’une personne a été tuée.

La Couronne a décidé de s’en prévaloir et avait à l’origine demandé une peine de 150 ans de prison - soit une période de 25 ans pour chacune des six personnes abattues par le tireur de la mosquée.

Bissonnette allègue que cet article du Code criminel est inconstitutionnel et qu’il doit être déclaré invalide et inopérant.

Tennis

Un 10e duel Raonic-Djokovic

MELBOURNE — Milos Raonic semble en pleine possession de ses moyens depuis le début des Internationaux de tennis d’Australie. Reste à voir si les bonnes dispositions dans lesquelles se trouve le Canadien lui permettront finalement de venir à bout d’un adversaire qui n’a fait que le dominer depuis 2013.

Pour la dixième fois de sa carrière, Raonic aura rendez-vous avec le Serbe Novak Djokovic, cette fois en quarts de finale à Melbourne Park mardi. Et pour la première fois de sa carrière, il tentera de gagner au moins deux sets lors d’un même match contre Djokovic et, mieux encore, gagner le match tout court.

De nouveau dominant au service, Raonic, 32e tête de série, a eu raison de Marin Cilic 6-4, 6-3 et 7-5 dimanche après-midi. Le Canadien a battu le Croate en deux heures et 19 minutes, concrétisant la victoire avec son 35e as du match.

L’Ontarien se trouve en quarts de finale en Australie pour la cinquième fois en six ans.

De son côté, Djokovic s’est défait de l’Argentin Diego Schwartzman en trois manches de 6-3, 6-4, 6-4.

Depuis le début de la quinzaine à Melbourne Park, Raonic n’a encore concédé aucun set en quatre matches, au fil desquels il a récolté 82 as. Il a disputé un seul bris d’égalité.

«J’ai fait beaucoup de choses très bien, a analysé le Canadien après sa victoire contre Cilic. J’avais une idée de la façon dont je voulais jouer et je suis content d’avoir réussi et d’avoir répondu à ces attentes.»

«J’ai eu beaucoup de difficultés avec mon service pendant la semaine d’entraînement. Lors du premier match, je ne me sentais pas nécessairement bien parce que c’était un peu venteux sur ce court», a raconté Raonic, en faisant allusion au court 19.

«J’ai fini par retrouver mon rythme. Lorsque je retrouve mon rythme, et à partir du moment où je joue de façon continue, ça revient. Le service est la chose la plus naturelle pour moi.»

Cilic a bénéficié de deux balles de set lors de la troisième manche. Raonic a effacé la première grâce à un as d’une vitesse de 225 km/h. Face à la seconde balle de bris, il a réussi un autre as, celui-là à 210 km/h.

L’histoire des duels entre Raonic et Djokovic se résume très simplement. Djokovic a gagné ses neuf matchs face au Canadien, et 21 sets sur 23.

«C’est évident que je vais devoir servir avec efficacité. Et ensuite, je vais devoir enregistrer un pourcentage élevé au retour de service, le forcer à jouer beaucoup de points», a fait remarquer Raonic.

Lors de son entrevue sur le court après sa victoire contre Schwartzman, Djokovic a émis des propos semblables. Surtout, il s’est dit heureux des succès de Raonic à Melbourne.

«Excellente personne»

«Je suis vraiment content que Milos soit en santé et qu’il joue de nouveau à un haut niveau. Il est une excellente personne, nous parlons la même langue, et je suis heureux de le voir en quarts de finale.»

Il y a un an, à ce tournoi, Raonic a réintégré le top 15 en se rendant en quarts de finale. Il avait été absent de ce groupe depuis 18 mois.

Mais plus tard en 2019, il a dû se ranger à l’écart à cause de blessures, un thème récurrent pour lui. Raonic a dû se décommander de Roland-Garros, de New York et des finales de la Coupe Davis.

«Ce fut difficile pour moi de faire impasse sur la Coupe Davis, mais j’avais besoin de temps parce que j’avais ressenti des douleurs au dos pendant presque toute l’année», a-t-il expliqué.

«J’ai été contraint de passer environ un mois sans pouvoir faire de services. Toutefois, ça m’a permis de me concentrer sur autre chose, de devenir plus fort et en meilleure condition physique.»

Raonic, dont l’entraîneur est Mario Tudor depuis l’Omnium de Washington de 2019, s’est présenté en 2020 avec un optimisme prudent.

«J’ai été capable de m’entraîner pendant six, sept semaines consécutives sans ressentir de gêne et sans répercussion négative. J’en suis reconnaissant.»

Par ailleurs, en double, la Canadienne Gabriela Dabrowski et la Lettone Jelena Ostapenko ont gagné 6-2 et 6-4 devant Asia Muhammad et Sabrina Santamaria, des États-Unis.

Santé

Coronavirus: Ottawa veut rassurer la population

OTTAWA — Les autorités fédérales ont cherché à rassurer les Canadiens à la suite de la découverte d’un premier cas du nouveau coronavirus chinois au Canada en affirmant que les risques de le contracter demeurent faibles.

L’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam, et son adjoint le DHoward Njoo, ont louangé les autorités ontariennes pour la rapidité de leur réaction à contenir le premier cas présumé connu qui a été rapporté samedi à Toronto.

Selon eux, cela prouve que les protocoles mis en place par les autorités sanitaires fonctionnent bien.

«La prise en charge du patient est conforme à toutes les procédures de contrôle et de prévention de l’infection, de sorte que le risque de propagation au Canada est faible», a déclaré le DNjoo.

Le Laboratoire national de microbiologie a mis au point un test diagnostique pour le nouveau coronavirus et collabore avec les laboratoires provinciaux pour étendre les capacités d’analyse à tout le pays, a-t-il rappelé. «Santé publique Ontario est en mesure d’effectuer des tests de dépistage, mais un échantillon doit être envoyé au laboratoire national à des fins de confirmation additionnelle.»

La Dre Tam a mentionné que le patient n’avait pas rapporté ses symptômes à son arrivée à Toronto. Toutefois, après avoir réclamé le lendemain une aide médicale, il a révélé aux premiers intervenants qu’il avait séjourné à Wuhan. L’homme demeure hospitalisé et a été placé dans une chambre à pression négative.

Le patient ontarien s’était rendu à Wuhan, en Chine, épicentre du coronavirus. Il a présenté des premiers symptômes lors du vol le ramenant au Canada.

L’hospitalisation de ce patient n’a pas provoqué de changements à la routine de l’hôpital Sunnybrook de Toronto, a indiqué le DJerome Leis.

«Nous poursuivons normalement nos activités. Cela n’affecte pas les soins que nous procurons aux autres patients.»

Suivi

Santé Canada est en train d’assister les autorités ontariennes avec le suivi des autres passagers qui étaient en contact étroit avec le cas.

«On a obtenu la liste des passagers et les autorités sont en train d’analyser la liste. On veut cibler les passagers qui étaient assis à deux mètres autour du malade. Il est possible que ceux-ci habitent une autre province ou territoire. Si c’est le cas, on va envoyer les renseignements aux autorités de cette province ou ce territoire», a dit le Dr Njoo.

Ces personnes feront l’objet d’un suivi au cours des 14 prochains jours afin de voir si elles présentent des symptômes de type grippal.

La maladie a tué 80 personnes dans ce pays. Près de 3000 cas, dont trois en France et cinq aux États-Unis, ont été recensés dans le monde. Malgré cela, L’Organisation mondiale de la santé n’a toutefois pas déclenché une alerte sanitaire à l’échelle mondiale.

Contrairement à ce qu’ont décidé de nombreux pays, le Canada n’a pas annoncé pour l’instant son intention de rapatrier ses ressortissants de Wuhan, a indiqué la ministre fédérale de la santé Patty Hadju qui participait à la conférence de presse.

En fin d’après-midi, Affaires mondiales Canada a publié un communiqué affirmant que «les agents consulaires canadiens suivent de près la situation et sont en contact avec les autorités locales et nos partenaires internationaux pour obtenir plus d’information et fournir du soutien dans la mesure du possible». Le Canada n’a pas de présence consulaire à Wuhan.

«Nous comprenons les préoccupations des Canadiens dans la région, ainsi que celles de leurs familles et de leurs proches. Nous sommes en contact avec les Canadiens qui sont sur place et leur fournissons de l’aide», écrit-on dans le communiqué.

Le Dr Njoo a dit qu’il ne serait pas surpris si d’autres cas étaient déclarés à court terme au Canada, «compte tenu des habitudes de déplacement» des Canadiens.

Il a tenu à rappeler que le nombre de cas à l’extérieur de la Chine demeurait peu élevé et que la propagation de ce virus «exige un contact étroit».

Les autorités fédérales ont aussi conseillé à l’ensemble des voyageurs canadiens de «toujours prendre des précautions contre les maladies respiratoires et les autres maladies pendant leur voyage».

«Il est très important qu’une personne tombant malade après un voyage informe à l’avance son fournisseur en soins en santé, y compris les ambulanciers, si elle a voyagé dans l’une des régions de Chine touchées et présente des symptômes de type grippal», a dit le Dr Njoo.

+

DÉSINFORMATION

Avant même l’annonce d’un premier cas présumé identifié de coronavirus au Canada, la communauté médicale canadienne était sur un pied d’alerte, mais pas seulement à cause de la maladie.

Les responsables de la santé publique disent surveiller les réseaux sociaux parce que la désinformation est devenue une menace contre la prévention des maladies. Ils sont conscients des répercussions qu’une rumeur ou une fausse nouvelle peut avoir dans la lutte contre une maladie qui a affecté au moins 2000 personnes et tué plusieurs dizaines de malades.

«Dans le domaine des soins de santé, nous devons généralement lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux et sur tous les autres fronts. Ce ne sera pas différent dans ce cas-ci», dit le DSohail Gandhi, président de l’Association médicale de l’Ontario. 

De nos jours, il existe une pléthore d’endroits où les Canadiens peuvent obtenir des informations. Tous ne sont pas crédibles, toutes les nouvelles ne sont pas vérifiées par des experts médicaux. Un message relayé sur Twitter ou Snapchat peut convaincre quelqu’un de ne pas respecter une hygiène appropriée ou susciter la peur de contracter une maladie.

La désinformation sur les coronavirus est particulièrement importante à surveiller puisqu’on commence à peine à comprendre le problème. Les médecins et les chercheurs étudient toujours les origines du coronavirus, sa transmission et ce qui peut être fait pour l’éradiquer.

Pour lutter contre la propagation de la désinformation, le gouvernement fédéral garde le contact avec les médias ethniques et essaie d’être aussi transparent que possible avec des mises à jour sur la maladie, a mentionné la ministre fédérale de la Santé Patty Hajdu lors d’une conférence de presse à Ottawa dimanche.

Justice et faits divers

La montée de l'extrême droite inquiète les autorités canadiennes

OTTAWA — Les responsables canadiens de la sécurité se sont penchés non seulement sur la manière de faire face à la menace croissante de l'extrémisme de droite au pays, mais aussi sur le meilleur moyen de définir le phénomène et de l'expliquer au public, selon des documents récemment publiés.

Au cours d'une séance d'information pour les sous-ministres responsables de la sécurité nationale, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et la GRC ont ouvertement demandé si, compte tenu de la nature de la menace, le gouvernement du Canada était «en mesure de réagir efficacement».

La séance d'information secrète visait à fournir aux hauts fonctionnaires un aperçu sur l'extrême droite au Canada et à favoriser la discussion de «considérations plus larges» sur la façon de traiter la question, dit une version fortement censurée du document d'avril 2019, obtenu grâce à Loi d'accès sur l'information.

Ralph Goodale, alors ministre de la Sécurité publique, a également été instruit de la question, indique une note d'accompagnement.

Le SCRS, qui a passé une grande partie des deux dernières décennies à enquêter sur le terrorisme d'inspiration djihadiste, a déclaré l'année dernière qu'il était de plus en plus préoccupé par ceux qui cherchaient à soutenir ou à s'engager des actes violents à caractère raciste, ethno-nationaliste, antigouvernemental ou misogyne.

Après l'attaque contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande, en mars, le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé que le Canada avait pris des mesures importantes pour lutter contre la discrimination et la haine.

«On a intensifié les enquêtes visant les groupes de propagande haineuse, y compris les groupes de suprémacistes blancs et néonazis. On a effectué des réformes importantes à l'égard du contrôle des armes à feu. On a augmenté le financement pour assurer la protection des lieux de culte. On a également investi dans des programmes qui favorisent l'inclusion, qui créent des ponts entre les gens et qui célèbrent notre diversité, avait-il déclaré à la Chambre des communes. Malgré tout, on est conscient qu'il reste encore beaucoup de travail à faire, mais qu'on me comprenne bien: on va faire ce qui doit être fait. C'est un message qu'on va porter sur la scène internationale.»

Comme du terrorisme?

Moins d'un mois plus tard, les agences nationales de sécurité se demandaient si des termes comme «extrémisme de droite» ou «extrême droite» étaient exacts, si des discussions doivent être menées sur la façon elles comprennent et décrivent tous les types de violence à motivation idéologique?

Parmi les autres questions mentionnées dans la note. À quel moment ces activités sont-elles considérées comme du terrorisme? Comment les fonctionnaires fédéraux peuvent-ils les Canadiens à signaler les comportements extrémistes violents?

Le document d'information interne note que les enquêtes sur les crimes haineux - infractions impliquant des éléments tels que la propagande, la promotion du génocide et le vandalisme ciblé - incombent en grande partie aux forces de police locales, des services assumés par la GRC dans plusieurs endroits.

Les enquêtes criminelles de sécurité nationale peuvent être déclenchées lorsqu'il existe suffisamment de preuves pour démontrer une base idéologique claire et une motivation pour l'acte, peut-on lire dans le document. Celui-ci ajoutait une mise en garde: «L'obtention de preuves suffisantes pour justifier une accusation de terrorisme peut être difficile.»

Les autorités pourraient être préoccupées par les mêmes problèmes qui surgissent parfois dans les affaires de terrorisme autour de la possibilité d'intenter des poursuites sur la base d'une «motivation politique ou idéologique», signale Wesley Wark, un expert en matière de renseignement de l'Université d'Ottawa.

Cette inquiétude est susceptible de s'estomper si des liens commencent à de faire jour entre l'extrême droite canadienne et des mouvements d'outre-mer, ajoute-t-il.

Le document proposait aussi d'inclure pour la première fois des groupes d'extrême droite sur la liste nationale des organisations terroristes.

Blood & Honor (Sang et Honneur), un réseau néonazi international, et sa branche armée, Combat 18, ont été ajoutés à la liste en juin, ouvrant la porte à des sanctions pénales sévères pour ses membres. Un groupe figurant sur la liste des terroristes au Canada peut voir ses avoirs saisis, et il existe de graves sanctions pénales pour avoir aidé des organisations répertoriées à mener des activités extrémistes.

Lors de la séance d'information, la GRC a également souligné les efforts déployés pour sensibiliser la population à l'extrémisme de droite par le biais d'activités de sensibilisation communautaire et de développement de partenariats.

Le corps policier a fait remarquer que son programme de sensibilisation au terrorisme pour le personnel d'urgence - souvent les premiers sur une scène de crime - comprend maintenant un segment sur l'extrême droite.

Selon M. Wark, il s'agit «d'une évolution récente et un bon signe».

Justice et faits divers

La septième et dernière motoneige localisée

La dernière motoneige appartenant au groupe de huit motoneigistes français et de leur guide québécois a été localisée, dimanche matin, sous les eaux par les plongeurs de la Sûreté du Québec.

«Leur travail s’est complexifié au courant des derniers jours passant d’une plongée en eaux vives, à une plongée parfois sous glace parfois sous des capuchons de neige, avec des courants et une température également variables. Les recherches se poursuivent», explique Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Il a été impossible, pour le moment, de connaître la distance qui séparent cette motoneige des autres. Rappelons que deux motoneiges ont été repérées mercredi et quatre autres jeudi. Deux motoneiges conduites par des rescapés ne se sont jamais retrouvées à l'eau.

Les recherches avaient repris, plus tôt, pour une cinquième journée entre Saint-Henri-de-Taillon et Saint-Cœur-de-Marie au Lac-Saint-Jean afin de localiser les quatre motoneigistes français disparus depuis mardi soir. L’important déploiement de plusieurs dizaines de policiers, dont des plongeurs et des sauveteurs spécialisés sur les glaces, est maintenu. Le verglas des dernières heures pourrait toutefois compliquer le travail du service héliporté de la Sûreté du Québec.

Le corps policier a recours à plusieurs motoneiges en plus des nombreux bateaux pneumatiques. Ils bénéficient également du support d’une équipe basée au poste de commandement.

Santé

Dépression et maladie de Parkinson: le pouvoir curatif de la danse

Le corps et le mouvement ont longtemps été négligés par la psychothérapie. Mais les temps changent. Les thérapies somatiques et par la danse acquièrent de plus en plus de crédibilité scientifique.

Pourquoi arrête-t-on de danser à mesure qu’on vieillit ? Pourquoi se déconnecte-t-on et se détache-t-on du corps ? Je trouve surprenant que la thérapie par la danse et le mouvement (TDM) ne soit pas plus populaire dans le monde de la psychologie et de la psychothérapie.

En tant que chercheure en neurobiologie comportementale et en psychiatrie, je me suis concentrée pendant une vingtaine d’années presque exclusivement sur le cerveau et la santé mentale, en négligeant le reste du corps.

J’ai fait mes études à la fin des années 1990, la décennie du cerveau. Fascinée par la complexité de cet organe, j’ai complètement oublié qu’il faisait partie de l’organisme, qu’il était intimement lié et en interaction avec le corps entier.

Il est intéressant de noter que mon corps a joué un rôle central dans ma vie personnelle. J’ai eu recours à la danse, au yoga et à de longues promenades pour faire face à divers problèmes de santé mentale.

C’est en partie pour cela que, au cours des dernières années, j’ai commencé à intégrer le travail corporel dans mon enseignement et ma recherche en tant que professeur de psychologie à l’Université Bishop’s, et c’est aussi pour cela que je me suis inscrite à un programme de formation en danse-thérapie au Canada cet été.

Comprendre le corps en mouvement

La thérapie par la danse et le mouvement va au-delà du simple fait de danser. La TDM utilise la danse et le mouvement pour aider à la compréhension, à l’intégration et au bien-être, ainsi que pour atténuer des symptômes indésirables dans diverses populations cliniques.

Contrairement aux thérapies par la parole, la TDM se sert de tout le corps pour atteindre le client principalement sur un plan non verbal et créatif. Le corps en mouvement est à la fois le médium et le message. La TDM considère celui-ci comme le centre de l’expérience humaine, et tient compte du fait que le corps et l’esprit sont en interaction constante.

Tout comme dans les psychothérapies plus traditionnelles, on peut travailler de plusieurs façons avec la TDM. On peut inclure la parole, différents types de musique ou pas de musique du tout. On peut la pratiquer en groupe, avec une seule personne ou un couple. Les thérapeutes dansent parfois avec leurs clients et, à d’autres moments, ils ne font que regarder.

Une séance de thérapie de groupe peut comporter un échauffement et une observation de l’état émotif, mental et physique. On peut ensuite travailler à partir d’un thème qui est apparu spontanément ou que le thérapeute a préparé (par exemple, les émotions difficiles). La séance se termine par un ancrage (reconnexion avec le corps et le soi dans le moment présent) et une conclusion (par exemple avec un geste, un son ou une parole).

Tout cela se fait avec le corps en mouvement ou immobile, mais il peut également y avoir un partage verbal, l’écriture d’un journal, l’exécution d’un dessin et d’autres éléments.

La thérapie par la danse et le mouvement existe depuis plusieurs décennies, mais elle n’a jamais connu une grande popularité, peut-être en raison d’un manque d’études sérieuses. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et j’aimerais présenter ici quelques études récentes qui mettent en évidence les bienfaits de la danse et de la TDM sur la régulation émotionnelle, la fonction cognitive et la plasticité neuronale.

Un effet positif sur la dépression

Une des principales raisons qui incitent les gens à danser, c’est le désir de transformer leur état émotionnel. En général, ils souhaitent ressentir plus de joie et de bonheur et réduire le stress et l’anxiété. Depuis sa création, la danse-thérapie, à la façon des psychothérapies somatiques, a mis l’accent sur l’interaction entre le corps et l’esprit, et sur la capacité de réguler les émotions par des changements de postures et de mouvements.

L’exploration de nouveaux mouvements peut faire naître des perceptions et des sentiments nouveaux. Elle peut aussi donner accès à un plus large éventail de possibilités dans une situation donnée. Certains mouvements nouveaux ou anciens peuvent faire monter un contenu refoulé et permettre une meilleure compréhension de soi, de son environnement et de son histoire.

Une des études les plus intéressantes à appuyer cette idée a examiné des mouvements improvisés complexes et identifié des séries de mouvements qui peuvent provoquer des sentiments de bonheur, de tristesse, de peur ou de colère. Les associations entre des émotions et des composantes motrices précises ont déjà été utilisées pour le diagnostic ou la reconnaissance des émotions. Cette étude va plus loin en proposant des techniques qui visent à modifier les émotions.

Une revue systématique récente de la recherche sur la thérapie par la danse et le mouvement a démontré l’efficacité de celle-ci dans le traitement des adultes souffrant de dépression.

Des bienfaits pour les malades du Parkinson

La danse nécessite généralement l’apprentissage de séquences de pas et de mouvements dans l’espace, en coordination avec la musique. En d’autres termes, elle exige un engagement physique et cognitif important et, à ce titre, elle devrait améliorer non seulement le tonus musculaire, la force, l’équilibre et la coordination, mais aussi la mémoire, l’attention et le traitement visuospatial.

En comparant le travail avec la danse sur une assez longue période (six et dix-huit mois) à l’entraînement physique conventionnel, plusieurs études ont constaté des améliorations de l’attention et de la mémoire verbale et de la neuroplasticité chez les personnes âgées en santé. Les chercheurs ont également observé des améliorations de la mémoire et des fonctions cognitives chez les personnes âgées souffrant d’une légère déficience cognitive après un programme de danse de 40 semaines.

De plus, une méta-analyse récente comprenant sept essais contrôlés randomisés qui ont comparé les effets de la danse-thérapie à des interventions non liées à la danse dans la maladie de Parkinson a révélé que la danse était particulièrement bénéfique pour les fonctions exécutives, qui permettent de planifier, d’organiser et de réguler nos actions.

Modifications de la structure du cerveau

La danse met en action de vastes zones du cortex cérébral ainsi que plusieurs structures cérébrales profondes.

Une revue systématique descriptive récente comprenait huit études bien contrôlées, qui ont toutes démontré des modifications dans la structure du cerveau à la suite d’un travail avec la danse. Ces changements incluaient : une augmentation du volume de l’hippocampe et du parahippocampe (qui jouent un rôle dans la mémoire), une augmentation du volume de la matière grise dans le gyrus précentral (qui joue un rôle dans le contrôle moteur) et l’intégrité de la substance blanche dans le corps calleux (qui joue un rôle dans la communication entre les deux hémisphères).

Dans l’ensemble, ces études sont compatibles avec l’idée d’utiliser la danse et la TDM pour divers troubles neurologiques et psychiatriques, tels que la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et les troubles de l’humeur, ainsi que pour la population en général.

De nouvelles façons de sentir et de percevoir

Il est clair que la danse a un puissant effet sur le corps humain et la psyché.

La TDM, dès sa création, a mis l’accent sur le fait que le corps est inséparable de l’esprit et en constante interaction avec lui. Ainsi, les sensations, les perceptions, les émotions et la pensée influent sur notre corps et la façon dont nous bougeons. En observant le corps, nous pouvons déceler les états mentaux.

À l’inverse, notre posture et nos mouvements ont le pouvoir de transformer l’état mental, de faire monter des souvenirs refoulés, de libérer la spontanéité et la créativité, de réorganiser le cerveau. De nouvelles façons de bouger et de danser permettent de ressentir et de percevoir le monde autrement.

C’est un des aspects les plus excitants et les plus importants de la TDM, et il est choquant de voir que le corps, le mouvement et la danse ont été presque entièrement ignorés par la psychothérapie conventionnelle. Il est temps que ça change !

* * * * *

Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

Actualités

La chanson de William

William Barbe avait un rêve, celui de chanter sur une scène lors d’un spectacle professionnel.

Rêves d’enfants et Le Beatles Story Band ont exaucé son souhait. William a chanté la célèbre chanson Let it be, lors du spectacle Orchestra 2 présenté au Capitole de Québec samedi soir. Il a rencontré l’équipe du Soleil avant sa performance. 

«Mon rêve quand j’étais jeune, c’était d’être connu pour ce que je suis vraiment», a-t-il confié.

Le garçon de 17 ans est atteint de paralysie cérébrale avec épilepsie. Depuis son tout jeune âge, il «tripe» sur la musique.

«William a toujours eu une grande passion pour la musique, ça fait partie de nos vies», indique la maman, Geneviève Daoust, qui vivait elle aussi un rêve.

Elle se rappelle d’ailleurs William lorsqu’il était tout jeune, il chantait les premières chansons de Justin Bieber et il voulait qu’on l’enregistre. La musique l’a vraiment aidé à oublier certains problèmes liés à la maladie.

Un rêve pas comme les autres

William ne voulait pas chanter n’importe quelle chanson… il voulait interpréter un succès des Beatles, pour faire plaisir à sa mère.

«Ça va toucher beaucoup de monde parce que ça parle de la sagesse et d’être soi-même. Mais ça va aussi toucher ma mère parce qu’elle écoutait la chanson avec son père quand elle était plus jeune. La chanson me rappelle tout le négatif que j’ai en dedans de moi présentement, mais elle m’amène aussi vers le positif», explique-t-il.

Une petite sœur est même en train de grandir dans le ventre de sa maman. William espère qu’elle entendra la musique elle aussi. 

Seulement dix jours avant le spectacle Orchestra 2 à Québec, l’équipe de Rêves d’enfants a contacté le producteur Pierre Chainé en pensant qu’elle avait de minces chances de réussir à le convaincre de laisser une place à William sur la scène, et changer le déroulement du spectacle à la dernière minute. 

«Ils ont été extraordinaires, tout s’est fait rapidement. À la base, c’est un rêve vraiment unique. On ne se cachera pas qu’il y a 70 % des enfants qui choisissent un voyage, et 60 % veulent aller à Walt Disney. Quand on a des rêves uniques comme celui-là, ça nous emballe et notre mission c’est de les réaliser», explique Julie Maynard, représentante de Rêves d’enfants qui a accompagné la famille samedi soir. 

On a installé William dans les loges, on l'a accueilli à l'hôtel, on a réservé une place de choix dans la salle pour sa famille et un des chanteurs lui a même donné quelques conseils lors de la répétition. 

«Il faut toujours dire oui à ces demandes-là. C’est une soirée dont il va se souvenir toute sa vie, ça fait une différence», a exprimé M. Chainé. 

Avant le spectacle, William était quelque peu stressé, sa mère lui répétait que tout irait bien, il est habitué de chanter et il connaît bien les paroles. Elle avait raison, en descendant de scène vers 22h, William était fier de lui.

«C’est un moment dont on va se souvenir toute notre vie», ajoute la maman, émue.

La Capitale

Documentaire sur la tuerie de la Grande Mosquée: incursion au coeur d'une communauté

Presque trois ans jour pour jour après la tuerie à la Grande Mosquée, le réalisateur Ariel Nasr a présenté pour la première fois en salle son incursion au coeur de la communauté musulmane déchirée par cet événement tragique.
Le documentaire La Mosquée : une communauté menacée a en effet été projeté samedi à l'Université Laval en présence du cinéaste et de portes-paroles figurant dans l'oeuvre de 68 minutes.

Celle-ci dresse un portrait intimiste de la communauté musulmane de Sainte-Foy dans la foulée du triste premier anniversaire de l'attentat du 29 janvier 2017 qui a fait six morts et huit blessés.

Le documentaire témoigne de son courage, mais également de sa lutte pour changer les perspectives médiatiques et raconter la réalité des musulmans au Québec.

«Je suis revenu d’Afghanistan pour m’établir au Québec, car je souhaitais avoir une meilleure vie pour moi et ma famille. Quand j’ai entendu parler de la tuerie de la Grande Mosquée, pour moi ça m’a rappelé les attaques terroristes que j’ai vues en Afghanistan.» raconte le réalisateur, nominé aux Oscars en 2013, Ariel Nasr. «L’idée était de montrer la résilience de la communauté musulmane, mais aussi l’espoir qui les a animé au lendemain de la tragédie pour parler à la population et pour travailler à construire un meilleur avenir.»


Dans son documentaire, M. Nasr veut donner une chance à la population de voir l'impact que la tuerie de la Grande Mosquée a eu sur les membres de la communauté musulmane, et ce sans trop s'attarder «au tueur» (Alexandre Bissonnette).

«On veut juste s'en sortir»

Si les gens de la communauté musulmane de Québec ont accepté de participer au projet d'Arien Nasr, c'était en grande partie pour essayer de changer la vision «généralement négative» lorsqu'on parle des musulmans.

«Dans le documentaire, nous avons fait preuve d'une grande transparence, et nous voulions montrer notre solidarité auprès des nôtres, mais aussi à l'ensemble de la population du Québec», a indiqué M. Charaf, membre de la communauté musulmane de Québec. «On cherche juste à s'en sortir en tant que communauté et minorité», a-t-il ajouté en entrevue au Soleil.

La Mosquée : une communauté menacée sera projeté au grand public le mercredi 29 janvier, jour du troisième anniversaire de la tuerie, dans plusieurs cinémas Cineplex du Québec, dont celui de Sainte-Foy (21h30). Des représentations auront également lieu à Gatineau, Montréal, Sherbrooke et Victoriaville. Elles seront suivies de conversations avec des conférenciers invités. Avec Thomas Thivierge


Lien pour voir la bande-annonce: ici 

LNH

Match des étoiles de la LNH: une victoire de la section Pacifique

SAINT-LOUIS — Tomas Hertl a réussi le but déterminant - son cinquième filet de la soirée - et la section Pacifique a vaincu la section Atlantique 5-4 lors du match des étoiles de la LNH, samedi.

L’événement était présenté selon la formule d’un tournoi trois contre trois, et ce pour la cinquième année de suite.

David Pastrnak, des Bruins de Boston, a été nommé le joueur par excellence de la rencontre.

Meilleur buteur du circuit, il a récolté un but et une passe en finale, du côté de l’Atlantique. Il avait fourni trois buts et une mention d’aide en demi-finale.

Lors des demi-finales, l’Atlantique a battu la Métropolitaine 9-5, grâce notamment à un but de Shea Weber, le seul représentant du Canadien de Montréal. La Pacifique a ensuite défait la Centrale, 10-5.

La section Pacifique a aussi prévalu en 2016 et 2018. La Métropolitaine a régné en 2017 et 2019.

Le groupe rock Green Day a d’abord livré une prestation à l’extérieur du Enterprise Center, puis une autre dans l’aréna, cette fois avant la finale.

St. Louis a aussi accueilli le match des étoiles en 1970 et 1988.

Le commissaire Gary Bettman a confirmé la tenue de l’édition 2021 de l’événement à Sunrise, au domicile des Panthers de la Floride. Il a fait allusion à une «saveur internationale distincte» lors des festivités, sans toutefois donner de détails.

De 1998 à 2002, la formule du match des étoiles était d’opposer les joueurs nord-américains à ceux du reste de la planète.

Actualités

Lac Saint-Jean: les recherches reprendront dimanche

Les recherches visant à retrouver les quatre motoneigistes français disparus, depuis mardi soir, sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon n’ont rien donné, samedi. Les conditions météorologiques ont compliqué, samedi, le travail de la trentaine d’agents de la Sûreté du Québec. Les recherches aériennes, terrestres et nautiques reprendront dimanche matin soit plus de quatre jours après le drame.

La zone de recherche a été déplacée dans le secteur de Saint-Coeur-de-Marie après que le corps de Gilles Claude ait été retrouvé, vendredi midi, alors qu’il flottait sur la rivière Grande Décharge soit à deux kilomètres du site initial de recherche. La zone de recherche est qualifiée de colossale par le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu, atteignant ainsi une dizaine de kilomètres. 

L’important déploiement comprenait, pour une autre journée, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, des motoneiges ainsi que des embarcations nautiques. Le corps policier utilisait, depuis quelques jours, trois bateaux pneumatiques, un nombre qui a été augmenté samedi afin de maximiser la surveillance à la surface de l’eau.  

Santé

Chirurgies réfractives au laser: quand ça vire au cauchemar

Cela fera bientôt un an que Jessica Starr, une météorologue vedette de la télé de Détroit, s'est enlevée la vie. Selon son mari, elle aurait agi en raison des complications liées à sa récente chirurgie réfractive au laser.

De telles complications ne sont pas si rares qu'on le pense. Le New York Times en avait fait mention dès 2018, alertant des effets potentiels subis par certains patients. Plus récemment, et plus près de nous, une demande d’action collective a été déposée partout au pays contre l’entreprise québécoise Lasik MD. On lui reproche de ne pas avoir bien prévenu ses clients des risques associés à l’opération de correction de la vue.

Est-ce à dire que le rêve de se débarrasser de ses lunettes pour améliorer sa vision doit être oublié ?

Une technologie améliorée

La chirurgie réfractive au laser vise à modifier le profil de la cornée, partie avant et claire de l'oeil, pour corriger des problèmes courants de la vision: myopie, hypermétropie et astigmatisme. L'idée est de ne plus avoir besoin de lunettes. Introduite en 1983, en Allemagne, la première procédure nord-américaine a été effectuée en 1985. Depuis, des millions ont été exécutées. La chirurgie au laser remplaçait alors avantageusement une technique plus imprécise, la kératotomie radiaire (KR).

Les premières technologies laser déployées ont conduit à de meilleurs résultats, plus stables, et plus prévisibles, mais elles ont également été associées à un certain nombre de complications : douleur intense lors de l'intervention et les jours suivants, traitement décentré entraînant la perception de halos et d'éblouissement, sous ou sur-correction qui nécessitent les besoins d'une retouche ou de porter à nouveau des lunettes, brouillard permanent de la cornée ou retard de guérison de la surface cornéenne avec potentiel d'infection accru.

Afin d'améliorer ce profil, et surtout le confort du patient, une technique appelée LASIK (laser in situ keratomileusis) a été développée dans les années 90. Cette fois, le laser est appliqué une fois qu'un clapet de tissu, généré en incisant la cornée à l'aide d'un petit rabot muni d'une lame, est soulevé. Le clapet est ensuite replacé, sans nécessiter de sutures.

Des complications, malgré tout

Toute chirurgie comporte des risques. Les incidents graves après un Lasik ne surviennent que dans 0,1 pour cent des cas. Mais diverses complications affectent entre 10 et 30 pour cent des patients opérés, en comparaison avec un taux de 7,7 pour cent après une chirurgie de cataractes.

Si la majorité des complications sont mineures et n'entraînent pas de conséquences permanentes, un certain nombre de patients vivent toutefois des problèmes visuels et/ou une douleur post-opératoire intense de façon chronique, au point où un ancien expert de la FDA, Morris Waxler, en demande le rappel et une suspension de son usage avant de nouvelles enquêtes sur la sécurité.

Concernant le Lasik, Santé Canada liste de son côté plusieurs effets potentiels sérieux, dont il faut tenir compte.

Un cas cauchemardesque

La cornée opérée par laser a été traumatisée et elle doit récupérer pour rétablir sa fonction normale. Dans le cas du Lasik, on coupe la cornée au niveau des nerfs sensitifs. Ils assurent la protection de l'oeil mais également la rétroaction (biofeedback) nécessaire à la production de nouvelles larmes.

En absence de cette rétroaction, l'oeil s'assèche et sa surface peut se dégrader. Dans la majorité des cas, les nerfs coupés vont retrouver une fonction normale dans les quatre à six mois. Mais pour un nombre certain de patients, l'épisode tourne au cauchemar.

Karen (nom fictif) est une de ces patientes que j'ai rencontrée récemment. Jeune cadre dynamique, elle avait opté pour la chirurgie pour des raisons pratiques (travail, activités sportives) et esthétiques. Attirée par des promotions et un prix alléchant, elle s'est présentée au centre de laser et a été examinée rapidement par le personnel en place. Encore plus rapidement lui a-t-on donné rendez-vous pour une chirurgie … le lendemain ! Sans trop réfléchir, elle a procédé.

Dans les jours et les semaines suivantes, ses yeux font de plus en plus mal. Douleur intense (des couteaux dans les yeux), rougeur, sensibilité à la lumière (elle doit porter des lunettes solaires même à l'intérieur), difficultés à dormir, etc.

Le personnel du centre tente de la rassurer : ce sera passager, vous êtes la seule à qui cela arrive, mettez des larmes, cela va guérir tout seul. Les semaines passent, sans amélioration. Elle demande à revoir le chirurgien.

Ce dernier lui dit que son oeil est guéri et qu'on ne peut plus rien pour elle. Son ton et son attitude précipitent Karen dans un grand désespoir. Elle vit une sensation de rejet, de déni de sa réalité, d'incompréhension. La situation affecte son travail. Elle entreprend alors de consulter d'autres professionnels, se faisant toujours dire que son oeil est parfait. Personne ne semble la comprendre.

Un mal sournois

Karen souffre en fait de neuropathie. Il s'agit d'une atteinte des nerfs périphériques qui causent des symptômes, sans pour autant qu'ils soient associés à une pathologie visible. À la suite du LASIK, les nerfs de la cornée demeurent endommagés de façon permanente (comme des fils électriques dénudés), ou ils se régénèrent mais en établissant des mauvaises connexions. Dans les deux cas, les nerfs envoient au cerveau un signal constant de douleur.

Après quelques semaines/mois, la douleur devient internalisée (comme une douleur émanant d'un membre fantôme) et le cerveau participe donc à rendre les symptômes chroniques. Comme personne ne comprend vraiment cette atteinte, les patients sont rejetés et la dépression s'installe à mesure que la condition s'aggrave.

L'incompréhension de ce cas vient du fait que c'est un champ nouveau en médecine oculaire, peu documenté en littérature scientifique. Les traitements sont complexes et demandent beaucoup de temps. Il faut, en fait, créer de nouvelles connections nerveuses normales tout en brisant les mauvaises, à l'aide de médicaments (cortisone, gouttes de sérum autologue, lentille pansement faite de membrane amniotique, etc.).

On doit également casser la stimulation internalisée à l'aide de médication orale, prescrite en clinique de médecine spécialisée pour la douleur. Le recours à des anti-dépresseurs peut être utile, mais ils ont, en général, l'effet d'augmenter la sécheresse oculaire, ce qui est contre-productif. La psychothérapie est essentielle, avec un professionnel formé en traitement de la douleur chronique. L'huile de cannabis pourrait contribuer, en théorie, mais cette approche est controversée..

Karen a perdu son emploi pour cause d'absentéisme fréquent et perte de productivité. Ses traitements, dispendieux, grugent ses économies. Le stress financier s'accentue au fil des mois alors que la lumière tarde à pointer au bout du tunnel. Son conjoint n'en peut plus. Le divorce, prévisible mais souvent inévitable rendu à ce point, ne fera qu'aggraver les choses.

Quoi faire et savoir avant de décider de se faire opérer

Afin de ne pas se retrouver dans la situation de Karen, certaines précautions peuvent être prises.

Il faut tout d'abord éviter de décider sur un coup de tête. Prenez l'information d'abord auprès de votre professionnel de la vue, celui qui connaît vos yeux depuis longtemps. Ensuite, obtenez au moins deux opinions avant de procéder, dans des centres différents et évaluez l'accueil et le lien de confiance ressenti.

Certains facteurs de risque peuvent réduire l'efficacité de l'intervention. Ainsi, plusieurs patients optent pour la chirurgie car ils deviennent intolérants aux lentilles cornéennes, avec sensation d'inconfort et de sécheresse en fin de journée. Si c'est le cas, c'est que l'oeil est déjà sujet à la sécheresse : la chirurgie ne fera que l'augmenter ! Il faut donc consulter son optométriste afin de traiter cette sécheresse AVANT l'opération et attendre que la surface de l'oeil soit prête pour l'opérer.

Les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques devraient s'abstenir de procéder à une chirurgie réfractive (fibromyalgie, syndrôme du colon irritable, Chrohn, lupus, arthrite rhumatoïde, etc.) De même, les personnes souffrant de diabète ou de migraines fortes et chroniques sont considérés comme de mauvais candidats. Finalement, les personnalités de type obsessif-compulsif devraient également s'abstenir . Par exemple, ils pourraient avoir le réflexe de frotter leurs yeux de façon violente, ce qui peut déloger le clapet de tissu.

Les fortes myopies (>8D) de même que les patients qui ont de grandes pupilles (partie noire de l'oeil >5 mm) sont sujets à la perception continuelle de halos et d'éblouissement après la chirurgie, ce qui est très dérangeant.

Après l'opération

Une fois opéré, il faut s'assurer d'un suivi professionnel adéquat : exigez de voir un optométriste ou un ophtalmologiste à chaque occasion. Le personnel d'assistance, même formé adéquatement, n'est pas légalement autorisé à effectuer les diagnostics de votre condition (dire que tout va bien est un diagnostic en soi !). Ne jamais négliger des examens périodiques du reste de la santé oculaire est également important: un fort myope, même opéré, demeure toujours à risque de déchirure de la rétine !

La chirurgie au laser est effectuée avec succès dans plus de 95 pour cent des cas. Pour éviter les problèmes chroniques, il faut être bien évaluée et bien informée.

On n'a que deux yeux et ils ne sont pas remplaçables. On doit y voir !

* * * * *

Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

Santé

Un premier cas présumé de coronavirus chinois est identifié au Canada

TORONTO — Un premier cas présumé de coronavirus chinois a été identifié au Canada, ont annoncé les autorités ontariennes, samedi.

Le cas a été répertorié à Toronto.

Selon la médecin hygiéniste en chef adjointe de la province, Barbara Yaffe, il s’agirait d’un individu âgé de la cinquantaine qui aurait séjourné à Wuhan, en Chine, là où est situé l’épicentre de l’épidémie. Il serait tombé rapidement malade, montrant des symptômes liés au coronavirus. L’homme est hospitalisé à l’hôpital Sunnybrook de Toronto et placé en isolement dans une chambre de pression négative. Mme Yaffe a dit que l’état du patient était stable.

«Nous avons été avisés des résultats du laboratoire en milieu d’après-midi, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. Les services d’urgence étaient au courant de son historique de voyage et ont employé toutes les précautions nécessaires.»

La nouvelle survient au moment où, tout autour de la planète, les services de la santé publique tentent de lutter contre ce nouveau virus originaire de Chine, mais qui a aussi été détecté en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Plus de 1200 cas ont été répertoriés, dont trois en France et deux aux États-Unis.

Le médecin hygiéniste en chef de la province, David Williams, a voulu se montrer rassurant en les services de santé avaient bien réagi. «En conséquence, les risques pour les Ontariens demeurent bas. La situation a bien été gérée et maîtrisée», a-t-il souligné.

Le nombre de décès liés au coronavirus s’élève à 41, tous en Chine. Malgré cela, l’Organisation mondiale de la santé n’a toujours pas déclenché une alerte sanitaire à l’échelle mondiale.

Vendredi, le directeur national de la Santé publique du Québec, Horacio Arruda, avait déclaré qu’il n’existait aucun cas répertorié d’une personne ayant contracté le coronavirus dans la province.

Selon les données du gouvernement canadien, l’influenza cause annuellement 12 200 hospitalisations et provoque 3500 décès.

Le maire de Toronto John Tory a réitéré les déclarations des autorités sanitaires ontariennes en affirmant que les risques demeuraient bas. Il a exprimé sa confiance envers la médecin hygiéniste de la ville de Toronto, Eileen de Villa.

«Nos travailleurs de santé de première ligne sont les meilleurs au monde. Les procédures sont en place pour garder la population en toute sécurité», a-t-il dit après la conférence de presse.

Les symptômes de l’infection au coronavirus ressemblent à ceux du rhume ou de la grippe - toux, fièvre, serrement de poitrine et essoufflement. Mais l’infection peut se transformer en pneumonie, maladie plus grave.

Vendredi, les responsables de la santé publique avaient aussi tenté de rassurer les Canadiens en leur disant de ne pas avoir à s’inquiéter de voir des villes entières mises en quarantaine, même dans l’éventualité - probable - que des cas d’infection au nouveau coronavirus soient signalés au pays.

Les inquiétudes concernant la propagation du virus au pays ont ravivé - surtout en Ontario - les souvenirs de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003. L’éclosion avait fait 44 morts dans la grande région de Toronto et la ville était devenue temporairement une «pestiférée» - l’Organisation mondiale de la santé avait lancé un avis conseillant aux voyageurs d’éviter la métropole canadienne.

Le gouvernement fédéral a aussi annoncé vendredi qu’il avait renforcé les mesures de surveillance des risques liés au nouveau coronavirus de Wuhan dans les aéroports du Canada, notamment à Toronto, Vancouver et Montréal. Ainsi, les questions de dépistage obligatoires aux postes frontières comporteront désormais des questions sur les voyages effectués à Wuhan au cours des 14 derniers jours. Une réponse positive déclencherait un processus de dépistage renforcé.

Actualités

Pilotes surmenés, pilotes recherchés

FLEUVE SAINT-LAURENT — Gilles Giroux donne ses ordres d’un ton doux et égal alors que l’immense Federal Oshima s’écarte du quai de Sorel.

«Vingt degrés à tribord. Moteur en avant très lentement. » L’indication est répétée d’une voix forte par le capitaine Rajat Roychowdhury, puis répétée encore une fois par le marin qui tient la barre, pour confirmer que le message a été reçu. Direction Norvège, via Québec, avec 26 000 tonnes de métal à bord.

M. Giroux est pilote du Saint-Laurent depuis une quarantaine d’années, entre Montréal et Trois-Rivières. Depuis le XIXe siècle, on oblige les capitaines à prendre à bord de leur navire ces experts du fleuve afin d’y limiter les risques de naufrage.

La carrière de pilote de M. Giroux tire à sa fin. En préretraite, il a réduit ses heures de travail. Ce qui n’a pas empêché sa corporation d’interrompre son temps de repos pour qu’il pilote le Federal Oshima de Sorel jusqu’à Trois-Rivières, cette nuit-là.

«Ils manquaient de pilotes alors ils me l’ont demandé, a-t-il confié à La Presse. La charge de travail est trop grande en ce moment. La charge de travail devrait être à 140 bateaux par année et les gars en font 170, 180, jusqu’à 200. C’est vraiment trop.»

«Surmenés»

C’est aussi le constat d’Alain Arsenault, président de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent central, responsable de la section du fleuve entre Montréal et Québec.

«On est surmenés » a-t-il laissé tomber en entrevue téléphonique. « On a des mécanismes pour que ça n’empiète pas sur la sécurité, mais c’est sûr que ça empiète sur la qualité de vie des pilotes et je pense que ça empiète sur leur santé, aussi. Au bout de 14, 15, 16 jours de travail, à force de travailler des jours et des nuits alternés, ça a des impacts.»

Au cœur du problème, explique le capitaine Arsenault : le manque de candidats. C’est qu’il faut déjà avoir un brevet de capitaine – la qualification maritime suprême – pour tenter sa chance comme pilote du Saint-Laurent. Et le nombre d’officiers québécois formés dans les dernières années était insuffisant pour répondre à la demande de l’industrie.

Ski acrobatique

Mikaël Kingsbury défend son titre avec succès à Mont-Tremblant

MONT-TREMBLANT — Deux dixièmes de point. C'est tout ce qui a séparé Mikaël Kingsbury et son éternel rival, Ikuma Horishima, en super-finale de l'épreuve masculine des bosses à la Coupe du monde de ski acrobatique de Mont-Tremblant, samedi après-midi.

Kingsbury, de Deux-Montagnes, a ainsi défendu son titre avec succès à Mont-Tremblant et enregistré sa 59e victoire en carrière, de même que son 85e podium, en 103 départs en carrière sur le circuit. Et surtout, il a remis la monnaie de sa pièce à Horishima, qui avait devancé le Québécois par 0,4 point à Thaiwoo, en Chine, en décembre.

«Sans dire que ça fait du bien de prendre ma revanche, je suis heureux d'avoir pu garder mon calme au haut du parcours et d'avoir suivi mon plan à la lettre», a confié Kingsbury.

Cette fois-ci, le bosseur âgé de 27 ans a amassé 86,80 points pour sa descente en super-finale. Kingsbury a devancé dans l'ordre Horishima et le Français Benjamin Cavet, auteurs de pointages de 86,60 et 83,99 points, respectivement.

Kingsbury, qui s'élançait en dernier en super-finale, a été témoin de la performance de Horishima juste avant lui. Il savait donc ce qu'il devait faire pour triompher.

«J'ai coupé peut-être une demi-seconde sur Ikuma, et c'est ce qui a fait la différence selon moi. (...) Les gars, Ikuma et Ben, ont haussé leur niveau d'un cran (en super-finale) et obtenu 86 points, et je savais qu'ils avaient un temps de 23 secondes», a-t-il expliqué.

«Donc, je savais que j'avais le gros bout du bâton en passant en dernier, et qu'il me suffisait de couper une demi-seconde pour passer devant. J'ai donc redressé mes skis pendant une vingtaine de mètres après le premier saut, et ensuite je savais que j'avais juste à garder ce rythme-là jusqu'à la fin. Et c'est ce que j'ai fait», a conclu Kingsbury, auteur d'un chrono de 22,46 secondes.

Il s'agissait de sa troisième victoire cette saison, après celles acquises en individuel à Ruka, en Finlande, et en parallèle à Thaiwoo. En vertu de cette victoire, Kingbury a creusé l'écart en tête du classement mondial de la Coupe du monde à 60 points, devant Horishima.

L'autre bosseur canadien qui a accédé aux finales, Gabriel Dufresne, s'est contenté du 12e échelon.

Un résultat décevant pour Justine Dufour-Lapointe

Chez les dames, la Française Perrine Laffont a signé une troisième victoire consécutive à la Coupe du monde de Mont-Tremblant, et une quatrième en autant d'épreuves cette saison sur le circuit.

Laffont a survolé toutes ses adversaires avec un pointage de 82,14 points. Elle a devancé dans l'ordre la Kazakhe Yulia Galysheva (80,99) et la Russe Anastasia Smirnova (80,18).

À l'instar de Kingsbury, Laffont a étoffé son avance en tête du classement général de la Coupe du monde, avec un total de 400 points - soit 218 points devant sa plus proche poursuivante, Galysheva.

Politique

Peter MacKay lance sa campagne en vue de succéder à Andrew Scheer

STELLARTON, N.-É. — L'ancien ministre fédéral Peter MacKay a lancé samedi sa campagne en vue de succéder à Andrew Scheer à la tête du Parti conservateur.

M. MacKay a procédé à son lancement au Musée de l'Industrie, à Sterllarton, en Nouvelle-Écosse, devant plus de 200 partisans brandissant des affiches à son nom. Un drapeau canadien avait été installé derrière lui.

Il a dit qu'il revenait sur la scène politique fédérale de faire échec à l'actuel gouvernement libéral qui, selon lui, mène la vie trop dure aux Canadiens, ajoutant qu'il ne veut pas demeurer sur la ligne de touche en espérant la venue d'un autre sauveur.

«Je veux apporter ma contribution pour unir le pays. Je veux mettre la main à la pâte afin d'aider à bâtir une meilleure vie pour nous tous», a-t-il déclaré au cours de son discours au d'une durée de 23 minutes.

Il a aussi tendu la main aux Québécois.

«Je suis ici pour vous parler d'espoir, l'espoir d'élire un gouvernement national qui partage vos valeurs québécoises, qui respecte vos compétences et qui est fier de la place du Québec en tant que nation au sein du Canada», a-t-il dit en français.

M. MacKay a aussi mis de l'avant son expérience à titre de ministre de la Défense et souligné la nécessité de faire preuve de leadership pour définir la place du Canada dans le monde.

Le nouveau candidat n'a pu s'empêcher de s'en prendre au premier ministre libéral Justin Trudeau.

«Les Canadiens en ont assez d'une diplomatie de façade qui ne produit aucun résultat», a-t-il déclaré.

Il refuse aussi de jeter aux oubliettes du passé les scandales ayant frappé le gouvernement Trudeau. «La concentration des pouvoirs au sein du cabinet du premier ministre a dressé un obstacle à la Justice. Les Canadiens ont été trahis. Cette concentration a seulement profité à ceux qui sont proches du premier ministre et de ses acolytes. Les libéraux ont brisé la confiance des Canadiens. Permettez-moi d'être clair et net: il faudra mériter leur confiance pour gouverner tous les Canadiens.»

Peter MacKay dirigeait le Parti progressiste-conservateur lorsque cette formation s'est unie à l'Alliance canadienne en 2003 pour fonder le Parti conservateur canadien et regrouper les forces de droite au pays. Il a ensuite occupé divers ministères au sein du gouvernement Harper.

Il a rappelé la nécessité pour la droite de présenter un front uni contre ses adversaires. «Je veux jouer mon rôle pour unir la famille conservatrice autour d'une même table. Tous les conservateurs appartiennent à notre parti. Tous auront leurs mots à dire et une place autour de la table», a-t-il dit.

M. MacKay a refusé de répondre aux questions des journalistes.

Il s'était retiré de la vie politique avant les élections de 2015 qui avaient porté les libéraux de Justin Trudeau au pouvoir.

Le député fédéral de la circonscription de Durham, en Ontario, Erin O'Toole, devrait lui aussi se lancer dans la course dès lundi.

Plusieurs autres personnalités qui auraient sûrement pris leur place parmi les favoris ont renoncé à se présenter, dont le porte-parole du parti en matière de finances, Pierre Poilievre, l'ancienne chef intérimaire Rona Ambrose et l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest.

Actualités

Le corps de Gilles Claude retrouvé vendredi midi

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Justice et faits divers

Évacuation sur les glaces à La Baie

Le Service des incendies de Saguenay a dû se rendre sur les glaces de la baie des Ha ! Ha !, samedi matin, pour procéder à l’évacuation de quelques pêcheurs en zone interdite.

Le Service de police de Saguenay (SPS) a reçu un appel de la Garde côtière canadienne vers 8 h 30 indiquant que trois abris temporaires se trouvaient en bordure de l’Anse à Pierrot, un secteur navigable où l’accès est interdit. Deux navires, le brise-glace Pierre-Radisson (qui a lancé l’alerte) et le NS Energy, ont dû attendre que la voie soit dégagée avant de poursuivre leur chemin.

Le lieutenant Denis Harvey, du SPS, explique que l’affaire aurait pu mal tourner : « C’est dans le même secteur que les cabanes [parties à la dérive] il y a trois semaines. La Garde côtière a communiqué avec nous pour faire sortir les gens parce que c’est dangereux. On ne peut pas risquer qu’un bateau passe et que la glace se détache, comme ça s’est produit [au début janvier]. »

L’Anse à Pierrot se trouve à la même hauteur que le secteur des Battures, où a eu lieu l’incident des cabanes à la dérive, mais se trouve de l’autre côté de la rivière. Une employée de Contact Nature interrogée sur le secteur l’a qualifié de « périlleux ». Les pompiers de Saguenay ont dû se rendre sur les glaces à l’aide d’un véhicule Argo pour procéder à l’évacuation des pêcheurs qui, selon le lieutenant Harvey, ont quitté les lieux avec une certaine réticence.

« Il faut que les gens comprennent qu’à chaque fois que quelqu’un va aller dans une zone non autorisée, on va les sortir de là », souligne le lieutenant. Il rappelle que la Ville a une réglementation concernant les zones autorisées pour la pêche blanche, et que tous ceux qui ne la respectent pas s’exposent à des amendes.

La carte des zones de pêche autorisées est disponible sur les sites de Contact Nature et de la Ville de Saguenay.

ÉDITORIAUX

Attention aux jugements précipités

ÉDITORIAL / La nature humaine est ainsi faite : nous aimons tous faire des conclusions hâtives et exprimer les hypothèses qui nous semblent les plus plausibles lorsqu’un drame se déroule sous nos yeux. Ce phénomène est encore plus manifeste avec l’avènement des réseaux sociaux et de l’actualité en temps réel. Chaque nouvelle information devient la pièce d’un casse-tête en construction, dont l’image se révèle à la vitesse d’une tortue. Alors, au rythme des morceaux qui s’épousent, les jugements prématurés se multiplient. Et c’est là que tout éclate.

Cette fois encore, c’est arrivé : des bribes d’informations non validées, des rumeurs, la soif de tout savoir immédiatement et la course à la primeur ont détourné la population du véritable récit ; celui que nul ne connaît en ce moment. Des hypothèses ont été lancées dans l’univers, certaines résistant à la vérification des faits, d’autres étant réduites en cendres. J’entends encore ce type me dire, mercredi matin, le plus sérieusement du monde : « C’est ce qui arrive quand on donne une motoneige à des touristes qui ne connaissent pas ça. » Peut-on être plus déconnecté de la réalité ?

Justice et faits divers

Piéton happé mortellement à Desbiens: l'identité dévoilée

Réal Bolduc, un homme de 56 ans, a succombé à ses blessures après avoir été happé par un véhicule, samedi matin, à Desbiens.

L’homme a été transporté d’urgence au centre hospitalier après l’impact, mais n’a pu être sauvé. 

Le porte-parole de la Sûreté du Québec Louis-Philippe Bibeau indique qu’une enquête est en cours afin d’éclaircir les circonstances. 

Il mentionne cependant qu’à première vue, aucun acte criminel ne serait en cause. 

L’accident s’est produit sur la rue Hébert, tout près de la 12e Avenue. Le conducteur du véhicule serait sorti indemne de l’accident. Avec Stéphane Bouchard

Actualités

Motoneigistes disparus: un corps identifié, les recherches se poursuivent

La Sûreté du Québec a dévoilé l’identité du motoneigiste repêché, vendredi midi, dans les eaux de la rivière Grande Décharge près d’Alma. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, l’un des cinq touristes français disparus mardi soir après qu’une balade à motoneige ait tourné au drame sur les eaux du lac Saint-Jean dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. Quatre motoneigistes restent introuvables et une motoneige n’a pas encore été localisée.

L’homme de Basse-sur-le-Rupt était le plus âgé du groupe de huit hommes âgés de 24 à 58 ans, dont trois ont survécu.

Gilles Claude était le père des biathlètes Fabien Claude, Emilien Claude et Florent Claude. Jeudi, ce dernier a terminé en troisième place à l’Individuel de Pokljuk en Slovénie, une épreuve qui s’inscrit dans la Coupe du monde de biathlon. Aux termes de l’épreuve, l’athlète a dédié ce premier podium en carrière à son père, qui à ce moment était toujours porté disparu.

« Il y a eu un tragique accident au Canada pour mon père. Aujourd’hui ce podium, il est pour lui. Je suis sûr qu’il est fier de nous et je suis fier de ce que j’ai fait aujourd’hui. Le but n’était pas forcément le résultat, c’était de rendre un dernier hommage et faire du mieux possible », avait-il déclaré aux médias qui assistaient à la compétition.

Fabien Claude a également commenté cette performance forte en émotions contradictoires via les réseaux sociaux. « Un jour spécial et une étoile qui nous accompagnera toute notre vie, on t’aime papa », a-t-il publié sur sa page d’athlète professionnel.

Les recherches continuent

Une trentaine de ressources de la Sûreté du Québec ont, de nouveau, participé samedi aux opérations de recherche visant à retrouver les quatre motoneigistes français disparus. Les conditions météorologiques ont compliqué le travail de recherche.

La zone de recherche s’est déplacée entre Alma et Saint-Coeur-de-Marie après que le corps de Gilles Claude ait été repêché dans la rivière Grande Décharge, à deux kilomètres du site initial de recherche. La zone de recherche est qualifiée de colossale par le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugues Beaulieu, atteignant une dizaine de kilomètres.

L’important déploiement comprenait, pour une autre journée, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, des motoneiges ainsi que des embarcations nautiques. Le corps policier utilisait, depuis quelques jours, trois bateaux pneumatiques, un nombre qui a été augmenté samedi.

Les conditions météorologiques ont compliqué le travail des équipes de plongeurs et de sauveteurs. La température s’est grandement refroidie dans la nuit de vendredi à samedi alors que le brouillard était au rendez-vous samedi matin.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec explique que ces conditions ont retardé le début des certaines opérations, affecté le fonctionnement des embarcations en plus de réduire le temps de travail des plongeurs. Le temps plus froid est d’ailleurs à l’origine de la formation d’une couche de glace sur les eaux, ajoutant à la difficulté du travail de recherche.

Rappelons que Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans et Arnaud Antoine, 25 ans n’ont pas été revus depuis mardi soir. Des sacs contenant des effets personnels ont été repêchés alors que six motoneiges ont été localisées au cours des derniers jours. Une dernière motoneige n’a pas encore été repérée.

LNH

Concours d'habiletés: Shea Weber reprend sa couronne au tir le plus puissant

SAINT-LOUIS — Alors que les femmes ont été mises à l'avant-plan pour une deuxième année de suite lors du concours d'habiletés de la LNH, le défenseur du Canadien de Montréal Shea Weber a retrouvé sa couronne au tir le plus puissant.

Weber a gagné l'épreuve, vendredi au Enterprise Center de St. Louis, à la suite d'un lancer frappé de 106,5 milles à l'heure. Il a devancé le défenseur des Capitals de Washington John Carlson, qui avait réussi un tir de 104,5 milles à l'heure.

Le capitaine du Bleu-blanc-rouge avait remporté l'épreuve du tir le plus puissant trois années consécutives, de 2015 à 2017, mais il n'avait pas été sélectionné au match des étoiles de la LNH lors des deux dernières saisons.

Avant que Weber puisse en mettre plein la vue avec ses boulets de canon, l'équipe féminine du Canada a vaincu celle des États-Unis 2-1 lors d'un match de deux périodes disputé à trois contre trois.

Rebecca Johnston et Mélodie Daoust ont touché la cible pour les Canadiennes alors que Hilary Knight a répliqué pour les Américaines. Néanmoins, les deux équipes espèrent que cette démonstration de talent dans un événement de cette envergure permettra d'aider le hockey féminin dans un avenir rapproché.

La formation canadienne comprenait Daoust, Johnston, Marie-Philip Poulin, Meghan Agosta, Blayre Turnbull, Sarah Nurse, Natalie Spooner, Renata Fast, Laura Fortino et Ann-Renée Desbiens.

Knight, Kendall Coyne Schofield, Brianna Decker, Amanda Kessel, Alex Carpenter, Annie Pankowski, Jocelyne Lamoureux-Davidson, Kacey Bellamy, Lee Stecklein et Alex Rigsby portaient les couleurs des États-Unis.

En ce qui concerne les joueurs de la LNH, le joueur de centre des Islanders de New York Mathew Barzal a détrôné le triple champion en titre Connor McDavid de l'épreuve du patineur le plus rapide. Barzal a fait arrêter le chrono à 13,175 secondes, alors que McDavid, qui a subi une importante blessure au genou au terme de la dernière saison, a réussi un temps de 13,215.

En plus de l'ajout du match de hockey féminin, le concours d'habiletés a mis en vedette une nouvelle épreuve. Les joueurs, placés sur une plateforme dans les gradins, tentaient d'envoyer les rondelles sur les cibles installées sur la glace.

L'attaquant des Blackhawks de Chicago Patrick Kane a été couronné vainqueur. Knight et Poulin ont également fait partie de cette épreuve.

Le gardien des Blues de St. Louis Jordan Binnington a ravi ses partisans en remportant l'épreuve des arrêts consécutifs en échappée. Il a repoussé 10 tirs de suite, dont un de l'attaquant des Sharks de San Jose Tomas Hertl, qui arborait un masque de Justin Bieber.

Le défenseur des Hurricanes de la Caroline Jaccob Slavin a quant à lui gagné l'épreuve des tirs de précision.

Affaires

Laundromat participera à la foire de mode Magic à Las Vegas

Déjà bien présente aux États-Unis, la PME granbyenne Laundromat compte sur sa participation à la plus importante foire commerciale de mode en Amérique du Nord, qui se tiendra à Las Vegas, pour y étendre davantage ses racines.

Laundromat, spécialisée dans la commercialisation de tricots du Népal faits à la main, sera l’une des quelque 50 sociétés et marques québécoises du secteur de la mode qui prendront part à une mission, organisée par la grappe métropolitaine de la mode, mmode, dans le cadre de l’événement Magic 2020, du 5 au 7 février prochains.