Alain Gélinas, président de la CAVP.

Le dossier de la pyrrhotite avance

TROIS-RIVIÈRES — Même s’il avance beaucoup moins vite que le souhaiterait Alain Gélinas, le dossier de l’aide financière aux victimes de la pyrrhotite fait, semble-t-il, quelques pas en avant malgré la crise de la COVID-19 qui sévit en ce moment.

Lundi, la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite avait une nouvelle rencontre de prévue avec le député Simon Allaire, représentant du gouvernement du Québec et la directrice de circonscription du ministre François-Philippe Champagne, Catherine Deschênes qui n’a toutefois pas pu être présente à la rencontre mensuelle, cette fois.

Malgré tout, le président de la CAVP s’est dit «agréablement surpris» de voir, lors des discussions qu’il a pu avoir avec M. Allaire, que le dossier de la demande d’aide financière a quand même fait quelques pas en avant.

«J’avoue que je m’en allais à cette réunion très pessimiste. Je m’attendais à ce que le coronavirus soit la défaite parfaite et qu’ils disent: ‘C’est pas de notre faute’, mais ce n’est pas ce qui est arrivé», se réjouit M. Gélinas.

Du côté de Québec «ils avaient juste besoin de quelques précisions et j’ai confiance qu’à très court terme, on va avoir des développements», dit-il.

Bien que la représentante du gouvernement fédéral n’était pas du groupe, lundi, la CAVP a été reçue, la semaine dernière par un haut fonctionnaire à Ottawa et de l’avis du vice-président de la CAVP, Michel Lemay, l’écoute a été très bonne et la CAVP a pu expliquer son dossier en long et en large.

Malgré tout, Alain Gélinas veut toujours parler face à face avec le ministre Champagne, car il craint que ce dernier ne maîtrise pas vraiment ce dossier à la lumière des déclarations qu’il a faites au Nouvelliste, il y a quelques jours. «Il dit des choses et son équipe dit autre chose», s’inquiète le président de la CAVP. «S’en occupe-t-il vraiment? On pense que non et que ça a été laissé à son équipe», dit-il tout en lui laissant le bénéfice du doute.

Le ministre Champagne a souvent mentionné qu’il avait discuté avec diverses victimes de la pyrrhotite, mais comme le fait valoir Alain Gélinas, les victimes elles-mêmes s’en réfèrent à la CAVP pour avoir des informations justes. Il souhaiterait donc que M. Champagne fasse la même chose.

Même si la crise de la COVID-19 risque de coûter très cher au pays, M. Gélinas ne voit pas pourquoi Ottawa n’aiderait pas les victimes de la pyrrhotite qui vivent, rappelle-t-il «la plus grosse crise de la construction au Canada».

Alain Gélinas rappelle que si Ottawa versait une aide de 305 M$, telle que demandée depuis plusieurs moi par la CAVP, «la crise de la pyrrhotite (qui dure depuis 10 ans) serait réglée» assure-t-il.

«Je ne lâcherai pas l’os», martèle le président de la CAVP tout en saluant, d’autre part, les démarches entreprises par le député provincial Simon Allaire. «On en a un bon. Je lui fais confiance», souligne-t-il.

Alain Gélinas ne cache pas qu’il a vraiment hâte que le jugement sur la pyrrhotite finisse par sortir. Rappelons que le tribunal d’appel avait parlé, l’an dernier, de sortir l’information dans les premiers mois de 2020.

Même si ce jugement ne s’adresse qu’à une partie des victimes, celles de la première vague, il permettra de faire enfin progresser les choses. «Les victimes ont hâte de passer à autre chose», plaide le président.