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L’ancien député Jean-Pierre Jolivet.
L’ancien député Jean-Pierre Jolivet.

Le dossier Antoine Hallé aboutit sur le bureau de François Legault

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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Shawinigan — La saga se poursuit dans le dossier de l’école Antoine-Hallé de Shawinigan dont le nom a été changé, l’automne dernier, pour école des Phénix.

Après n’avoir reçu que de simples accusés de réception de la part des ministres de la Culture et de l’Éducation, l’ex-député Jean-Pierre Jolivet a décidé de porter cette affaire au plus haut niveau, soit à l’attention du premier ministre François Legault lui-même.

L’ex-député, de même que deux organismes de la région, Appartenance Mauricie et la Société d’histoire et de généalogie de Shawinigan, souhaitent que le nom de la bâtisse où se situe l’école primaire et autres services, porte le nom d’Antoine-Hallé, un personnage qui a marqué l’histoire de l’ancienne Ville de Grand-Mère.

Au départ, le groupe voulait que l’école elle-même conserve le nom d’Antoine-Hallé. Devant un refus catégorique du conseil d’établissement, le groupe a suggéré ensuite de baptiser l’édifice dans lequel loge cette école primaire et autres services, du nom d’Antoine Hallé, ce qui respectait la décision de conserver le nom de l’école des Phénix tout préservant l’histoire.

Toutefois, cette nouvelle proposition a elle aussi, rappelons-le, essuyé un refus.

Jean-Pierre Jolivet s’est donc tourné, la semaine dernière, vers les ministres de l’Éducation et de la Culture, pour essayer de protéger la mémoire du personnage historique.

«Je suis déçu des deux ministres», déplore M. Jolivet. «Tout ce que j’ai reçu de ces personnes, c’est un accusé de réception anodin. Le responsable du ministre de l’Éducation n’est même pas foutu de répondre par un envoi nominatif (madame, monsieur)», fulmine le député qui s’insurge contre un «déni de l’histoire de la Ville de Grand-Mère».

Jean-Pierre Jolivet s’est donc adressé tout récemment directement au premier ministre François Legault «à titre d’ex-collègue», écrit-il dans sa lettre où il résume le dossier Antoine Hallé.

L’ex-député péquiste en profite pour déplorer la façon dont les deux ministres lui ont répondu. «Je trouve cette façon de faire tout à fait cavalière», écrit-il, «d’autant plus que c’est grâce à mon intervention auprès de notre députée, Marie-Louise Tardif, que j’ai pu savoir, hier, que Mme (Nathalie) Roy (la ministre de la Culture) disait que cette demande n’était pas de son ressort et que M. (Jean-François) Roberge, (le ministre de l’Éducation), compte tenu de la loi sur la mise en place des Centres de services scolaires, ne voulait pas s’ingérer.»

«Je viens faire appel à vous pour que notre proposition de compromis permette aux citoyens et citoyennes de Grand-Mère de préserver notre patrimoine historique», écrit Jean-Pierre Jolivet, «soit en demandant à l’un ou l’autre de vos ministres, ou aux deux, d’intervenir auprès du Conseil ou du Centre, ou les deux à la fois, pour plaider en faveur de notre compromis», ajoute-t-il.

Rappelons que les membres du conseil d’établissement ont récemment voté en faveur de l’aménagement d’une plaque commémorative qui sera placée devant l’école. Les élèves trouveront également une page, dans leur agenda, qui rappellera qui était Antoine Hallé. Le conseil refuse toutefois de redonner le nom d’Antoine-Hallé à l’école ou de l’attribuer au bâtiment.