Atteinte d’un cancer du sein, la Trifluvienne Mélanie Joosten doit se rendre au Mexique pour subir des traitements.

Le dernier espoir de Mélanie

TROIS-RIVIÈRES — Mélanie Joosten s’accroche à l’espoir de voir grandir Élodie, sa fille de huit ans. Atteinte d’un cancer du sein, la femme de 39 ans de Trois-Rivières n’accepte pas les pronostics de son médecin qui lui propose des traitements pour «prolonger la vie». Voulant retrouver la santé, elle se rend dans le centre de médecine holistique au Mexique.

«Quand le médecin m’a dit que pour lui on poursuivait la chimiothérapie, mais ce n’était pas pour me guérir, mais plus pour prolonger ma vie, je me suis dit ‘‘non, c’est sûr qu’il y a autre chose ailleurs’’. Chaque pays a ses forces et ses faiblesses par rapport à la médecine», avoue Mélanie Joosten.

La femme de Trois-Rivières a alors cherché un centre médical qui pouvait lui proposer des traitements qui visaient la guérison. Elle a alors découvert un centre au Mexique qui répondait à ses aspirations. Mélanie Joosten a alors passé le dernier mois à l’Institut médical Sanoviv, situé en Basse-Californie. Et elle fonde de grands espoirs dans les traitements qu’elle y reçoit.

«J’ai le goût de voir ma fille grandir, c’est normal. Et je veux continuer à être en amour avec mon conjoint et continuer de côtoyer mes amis», confie-t-elle. «Je le fais pour moi, mais aussi pour ma famille. C’est une situation difficile pour elle aussi.»

Ce centre de médecine holistique aborde la santé des individus dans leur totalité. Les professionnels sur place utilisent les traitements habituels, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, ainsi que des médecines naturelles ou traditionnelles. L’objectif de cette clinique est de favoriser les patients à «retrouver une santé parfaite».

«Ce qu’on me proposait ici, c’était des traitements pour prolonger ma vie. Eux, ce qu’ils me proposent, c’est d’essayer d’avoir au contraire la santé parfaite. Ça ne m’était pas proposé ici», mentionne Mélanie Joosten.

Atteinte d’un cancer du sein, Trifluvienne Melanie Joosten doit se rendre au Mexique pour suivre des traitements.

Au cours du dernier mois, la femme de Trois-Rivières s’est rendue sur place pour suivre un traitement de trois semaines pour améliorer sa santé. Elle était notamment dans un environnement dénué d’éléments stressants et elle recevait sa dose quotidienne de suppléments et de vitamines ainsi que des injections pour favoriser son système immunitaire. Par la suite, elle a reçu son traitement de chimiothérapie.

«Tout ce qui peut être stressant est enlevé pour laisser la place à une détente beaucoup plus profonde pour permettre à tous les médicaments et traitements d’être plus efficaces», souligne-t-elle. «C’est très important aussi d’avoir une attitude positive et d’être dans la joie.»

Bien qu’il soit trop tôt pour voir les impacts des traitements qu’elle vient de recevoir au Mexique, Mélanie Joosten avoue se sentir «beaucoup mieux». «J’ai un meilleur bilan sanguin et je fonctionne mieux», précise-t-elle. «J’ai eu beaucoup d’outils aussi qui me permettent de mieux gérer le stress et les impacts psychologiques.»

Des traitements de 150 000 $

Mélanie Joosten doit retourner passer une semaine par mois à l’Institut médical Sanoviv pour reprendre ses traitements. Bien sûr, ces séjours ne sont pas couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). La Trifluvienne peut suivre quelques traitements grâce à un prêt bancaire de 45 000 $, mais ce montant n’est pas suffisant pour lui permettre de suivre tous les traitements que les médecins du centre médical lui proposent.

Pour lui venir en aide, une campagne de sociofinancement a été mise sur pied sur le site Internet gofundme.com. Déjà, plus de 22 600 $ ont été amassés sur un objectif de 150 000 $. Car c’est bien le montant que les traitements pourraient coûter.

«D’être dans une situation comme ça de demander de l’aide, ce n’est pas facile. Personne n’aimerait vivre ça. Mais en même temps, ça permet de voir à quel point les gens sont dans leur cœur et qu’ils sont gentils et généreux. Je suis tellement touchée. C’est indescriptible comme sentiment», souligne Mélanie Joosten.

Malgré la grande volonté dont elle fait preuve, la Trifluvienne est consciente que le manque d’argent peut la freiner et mettre un terme à ses traitements. «Ça peut être une possibilité, mais pour l’instant on va faire ce qu’on peut. On va être dans l’action pour me permettre d’avoir les soins nécessaires. On y va un traitement à la fois.»