Le député Louis Plamondon visé par un colis suspect

Trois-Rivières — La présence d’un colis suspect reçu au bureau du député du Bloc québécois Louis Plamondon a forcé l’évacuation d’une portion de la colline parlementaire d’Ottawa mercredi.

Il était 14 h 10 lorsque le colis en question a été livré au bureau du député de la circonscription Bécancour-Nicolet-Saurel. L’aspect anormal du colis, sur lequel on retrouvait de nombreuses écritures, a vite retenu l’attention de l’adjointe de M. Plamondon.

«Ça fait 28 ans qu’elle travaille avec moi et son instinct ne l’a pas trompée. Elle a appelé au bureau de poste, deux étages plus bas, pour signaler l’apparence du colis. Ils lui ont demandé de descendre la boîte afin qu’elle soit scannée. Sur les images, il était possible de voir une montre, des écouteurs et une boîte qui ressemblait à un détonateur. Ça avait l’allure de quelque chose qui pouvait exploser, alors ils ont paniqué», explique le député.

Les services policiers de la Gendarmerie royale du Canada ont rapidement évacué l’édifice de la Justice, où est situé le bureau, ainsi que l’édifice de la Confédération, en plus de fermer quelques rues avoisinantes.

Au bout de trois heures, les artificiers de la GRC ont été en mesure de confirmer que le colis ne contenait pas de matière explosive. Toutefois, plusieurs noms étaient inscrits à l’intérieur de la boîte, ainsi que de nombreux messages, pas nécessairement négatifs, précise le député qui siège à Ottawa depuis 1984. Les policiers tenteront de remonter la trace du paquet dans les prochains jours.

Le député Louis Plamondon

M. Plamondon avoue ne pas comprendre comment un tel colis a pu se rendre jusqu’à son bureau, alors que plusieurs mesures auraient dû empêcher la situation de se produire.

«Depuis les événements du 11 septembre, en plus des attentats sur la colline où j’avais été un témoin proche, on a mis beaucoup d’argent sur la sécurité. Qu’un colis semblable, avec son apparence, ait pu se rendre à mon bureau, je ne comprends pas. Il y a des gens qui auraient pu être blessés.»

Surpris d’être ciblé

Plus que satisfait de l’intervention rapide de la GRC, M. Plamondon avoue être surpris d’avoir été le député ciblé par un colis suspect. Il doute fortement qu’il s’agisse de l’œuvre d’une organisation terroriste, mais davantage le travail d’une personne désaxée.

«Pourquoi étais-je ciblé? C’était ma première interrogation. Je ne travaille pas sur un dossier croustillant, sauf pour le fait que je suis souverainiste à Ottawa. J’ai déjà reçu des menaces de mort pour ça dans les années 1990, mais c’était dans le temps où c’était un sujet beaucoup plus chaud», conclut-il.