Trois des quatre Trifluviens qui se rendront au camp de base de l'Everest: Josée Vigneault cet automne ainsi que Yanick Nolet et Audrey Marineau en 2015.

Le défi de l'Everest défi pour quatre Trifluviens

Depuis quelques années, la Société canadienne de la sclérose en plaques (SCSP) met sur pied des activités de financement par lesquelles elle invite les gens à tester leurs capacités tout en récoltant des fonds. En 2014 et 2015, on mettra le cap sur le camp de base de l'Everest, qui se trouve à 5380 mètres d'altitude et auquel s'attaqueront quatre personnes de Trois-Rivières. Cet automne, Josée Vigneault relèvera le défi, et l'an prochain elle sera imitée par le couple formé d'Audrey Martineau et de Yanick Nolet et par Martin Lampron du Carlito.
Mme Vigneault est une fidèle participante aux défis au profit de la SCSP. Infirmière à la clinique de la SP (sclérose en plaques) au Centre hospitalier affilié universitaire régional (le CHAUR anciennement le CHRTR), elle est très impliquée dans cette cause. Toujours pour la SP, elle compte à son actif le Kilimandjaro et l'Acotango (en Bolivie), en plus de la traversée des Alpes en vélo l'an dernier.
Chaque participant à l'expédition au camp de base de l'Everest doit recueillir 11 000 $ pour la SCSP en plus d'assumer tous les coûts se rattachant à un tel voyage (de 23 jours).
«Ça coûte à peu près 3600 $», note Mme Vigneault, qui précise que le trajet en avion absorbe à lui seul 2100 $. Il faut préciser qu'il est question ici de marche en montagne (et coucher sous la tente), et non d'escalade. Donc, pas de harnais ni de piolet. Si on dépassera les 5000 mètres en hauteur, au terme de l'exercice on aura totalisé quelque 20 000 mètres à la marche.
Il faut aussi dire que le défi d'atteindre le camp de base de l'Everest est plus sécuritaire que gravir le toit du monde. «On ne montera pas à 8000 mètres. On n'a pas à traîner de bouteilles d'oxygène pour les 2000 derniers mètres. Et c'est dans cette partie-là que surviennent les décès. Mais pas au camp de base», tient à souligner Mme Vigneault. Toutefois, le froid qu'affronteront les participants représentera un défi de taille.
«Il risque de faire très froid: -20, -30 degrés Celsius. Il faudra s'habiller plus chaudement que pour le Kilimandjaro et l'Acotango», ajoute l'infirmière clinicienne. «Aussi, quand on arrivera au Népal, il faudra être reposé et bien hydraté. Un mois avant le départ, il faudra boire quatre litres d'eau par jour. Et ça va se poursuivre pendant l'expédition: question d'habituer le corps à boire énormément, à cause du mal des montagnes», renchérit-elle.
La mère d'Audrey Marineau est atteinte de la sclérose en plaques depuis une quinzaine d'années. Mme Marineau et son conjoint vont relever le défi pour elle. Pour la SCSP aussi.
«Ça va contribuer à recueillir des fonds pour la recherche. Par le fait même, je vais montrer mon soutien à cette cause. Je connais beaucoup de gens qui sont atteints de la sclérose en plaques, et je voudrais que dans l'avenir ça contribue à améliorer leur qualité de vie», témoigne la jeune femme de 34 ans, dont le travail consiste à faire de la recherche dans le secteur de la santé. «C'est un peu ma passion», mentionne-t-elle.
Outre la mère de sa conjointe, Yanick Nolet a vu une amie de sa propre mère vivre les étapes de la détérioration qu'entraîne la sclérose en plaques. «Je l'ai vue marcher, puis avec une marchette, en fauteuil roulant, et sur son lit de mort», se rappelle-t-il. J'ai été sensibilisé à cette maladie, et je n'ai pas hésité quand Audrey m'a dit qu'elle allait faire cette expédition-là», ajoute-t-il.
«Je fais ce défi-là pour la mère d'Audrey. Ça lui a d'ailleurs donné un boost quand on lui a annoncé qu'on relevait ce défi. Mais je fais ça aussi pour soutenir ma blonde. Elle va en avoir besoin et c'est toujours plus plaisant à deux. D'ailleurs, on voyage souvent ensemble», note-t-il.
Évidemment, on ne s'embarque pas dans une telle aventure sans préparation physique. «Yanick et moi, on n'a jamais fait un voyage de plein air d'une si longue durée (trois semaines), mais on partage tous les deux la même passion pour le sport en général et on se tient en forme. On s'entraîne trois ou quatre fois par semaine. On fait de la course, de la nage, du vélo. Au printemps, on va débuter la marche en montagne. On se propose d'ailleurs de monter le mont Washington. On est aussi inscrit à des courses à pied qui se dérouleront cet été, et au Triathlon de Montréal en septembre», fait savoir Mme Marineau.
Quant à Mme Vigneault, l'entraînement fait partie de sa vie depuis un certain temps déjà. Et pour 2015 elle a dans sa mire la traversée des Pyrénées en vélo, qu'elle veut elle-même mettre sur pied. Toujours pour la SP.