Le défi de la diversification de Saint-Élie-de-Caxton

SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — La mauvaise performance enregistrée jusqu’à maintenant en 2019 amène le conseil de Saint-Élie-de-Caxton à relever le défi de diversifier son offre touristique. Robert Gauthier se dit optimiste quant à la suite des choses.

«Le fait que Fred ne renouvelle pas l’entente va nous forcer à diversifier plus vite», reconnaît le maire.

«Le Parc nature et culture vise entre autres à desservir la population de Saint-Élie, mais aussi une clientèle extérieure plus familiale. On travaille sur ce dossier pour l’ouvrir à l’été 2021. Pour 2020, on travaille à développer un parcours historique. À Saint-Élie, on a des éléments de patrimoine, le calvaire. On parle aussi de tourisme culturel et religieux, de tourisme sportif avec les nombreux cyclistes qui passent chez nous. Il y a de quoi à faire. On a Fred, mais on a d’autres personnes qui sont connues dans leur domaine», déclare M. Gauthier, qui prévoit que la prochaine saison touristique devrait afficher des statiques comparables aux premières années de ce volet de la Municipalité, soit autour de 2000 visiteurs, au lieu de saisons de plus de 10 000 personnes ayant acheté un billet pour la balade en carriole ou pour l’audioguide.

Quand Robert Gauthier parle de la nécessité de diversifier l’offre touristique, il fait référence à une étude produite en 2017 par un consultant en la matière. Celui-ci parlait de cette obligation si Saint-Élie veut continuer à se développer touristiquement parlant. Le même consultant faisait remarquer que le volet touristique devait peut-être être assumé par un organisme autre que la Municipalité.

À ce sujet, Robert Gauthier affirme que le conseil démontre une belle ouverture à travailler avec un partenaire. Mais les volontaires sont peu nombreux, selon lui.

«Trouvez-moi un organisme dans un petit milieu avec les reins solides pour supporter une perte de 50 000 $ cette année, avoir un surplus de 2000 $ l’an dernier, qui est prêt à prendre le dossier. Mais personne n’est prêt à le prendre. Le même consultant en tourisme dit que le facteur de réussite est Fred et aussi l‘implication municipale de l’époque. Il y a eu une volonté politique, des fonctionnaires, des bénévoles, mais ça a ses limites. Je suis prêt à m’asseoir avec quelqu’un prêt à prendre le tourisme en charge, mais ça ne se bouscule pas.»

M. Gauthier indique que le conseil élu en 2017 a dû faire face à une diminution de 41 % du volume de touristes durant la haute saison de cette année-là. C’est ce qui a guidé le conseil à embaucher une directrice du tourisme. Martine Painchaud a fait son arrivée au printemps 2018.

«La baisse de 41 % représente une perte de 70 000 $ durant l’été 2017. Le conseil s’est demandé ce qu’on faisait devant cette baisse. Soit on se retirait ou on continuait avec les moyens de nos ambitions. On a engagé une personne à la direction du tourisme. Les données sont intéressantes: on a eu une hausse de 28 % de l’achalandage en 2018. On n’a pas fait beaucoup de profits, mais on n’a pas perdu d’argent. Les retombées ne sont pas dans les coffres de la Municipalité. Ça va dans les coffres des commerçants, des restaurateurs. Ça va aussi à la boutique du pèlerin. On chauffe l’église durant l’hiver, car on a des touristes durant l’été. C’est pour ça qu’il faut trouver d’autres avenues.»

Robert Gauthier assure que le tourisme a bien fonctionné cet été malgré l’absence de Martine Painchaud. À vrai dire, le maire de Saint-Élie refuse de confirmer si la directrice des loisirs, de la culture, du tourisme et des communications est absente malgré le fait qu’elle n’aurait pas été vue au bureau municipal depuis la fin mai.

«Dans notre code d’éthique, on ne parle pas de ce qui se passe à l’interne.»